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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 10:26

hi-media-logo.jpgFortement haussier à l'ouverture, dans la foulée de la publication de son chiffre d'affaires annuel, le titre Hi-Media grimpe plus raisonnablement de 2% environ en fin de matinée.

 

Certes, à 221,6 millions d'euros, le chiffre d'affaires 2010 affiche une hausse de 29%, marquant un nouveau record pour le groupe, mais cette forte croissance doit beaucoup à l'acquisition d'AdLink Media, intégrée depuis le 1er septembre 2009 aux comptes du groupe, et qui pèse donc pour la première fois en année pleine.

 

Il est donc intéressant de comparer les quatrièmes trimestres des exercices 2009 et 2010 pour avoir une vue à périmètre comparable des tendances de l'activité. Entre le T4 2009 et le T4 2010, le chiffre d'affaires a cru de 9%, à 64,1 millions d'euros. Si  Hi-Media note une belle reprise de la publicité en fin d'année en France et en Italie, le pôle "pub" affiche encore une très faible croissance (+1%, à 32,8 millions d'euros au T4 2010 vs T4 2009), même si le groupe indique une croissance plus nette (4,3%) en excluant l'activité de liens sponsorisés. Le pôle "paiements" se montre, lui, nettement plus dynamique (+19%).

 

C'est donc bien dans cette deuxième activité, moins rentable que la publicité, que la croissance est la plus forte. Ce constat permet de croire que le projet de cession ou de partenariat annoncé par Hi-Media fin 2010 pourrait susciter des intérêts, notamment grâce aux nouvelles signatures de contrats annoncées.

 

Un point régulièrement décevant dans les publications de Hi-Media demeure : la performance de son pôle publishing (qui englobe le chiffre d'affaires réalisés sur les sites édités en propre par le groupe). reste médiocre Celui-ci est en recul de 8% en 2010, à 14,1 millions d'euros.

 

Hi-Media perçoit des tendances favorables pour 2011 dans la publicité, grâce à l'émergence de nouvelles offres (publicité en format vidéo et marketing à la performance). Sur ces deux plans, le groupe s'attaque à un marché où des acteurs forts sont déjà présents, mais le marché de la communication en ligne, freiné par la récente crise, conserve un potentiel de développement important.

 

Reste à préciser la stratégie de développement. Si le groupe se sépare en effet de son activité de paiements, il aura des moyens pour développer plus significativement le publishing, via la croissance externe. Mais il devra faire preuve de discernement, après l'échec de l'acquisition de Fotolog.

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Published by Newsfinance - dans Bourse
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