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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 16:36
Victime d’une baisse de 41% des volumes vendus l’an dernier, le distributeur d’aciers spéciaux IMS a subi une lourde perte annuelle en 2009. Grâce aux mesures drastiques prises par l’entreprise, celle-ci a continué de générer de la trésorerie, mais chiffre à 60 millions d’euros ses besoins en financement cette année.

Le chiffre d’affaires d’IMS s’est établi 727 millions d’euros en 2009, soit un recul de 48,3%, conséquence d’une baisse de 41,4% des volumes d’aciers vendus, aggravée par des baisses de prix. Le recul a été particulièrement brutal en Italie (deuxième pays d’activité du groupe derrière l’Allemagne), où les volumes écoulés ont plongé de 60%. En conséquence de cette chute d’activité, le résultat opérationnel a violemment basculé dans le rouge, passant d’un gain de 60,5 millions d’euros en 2008 à une perte de 105,8 millions d’euros en 2009.

Dans ce contexte, on pouvait craindre une nette détérioration de la situation financière, sachant que le groupe était assez fortement endetté avant même la crise (à hauteur de 62% des fonds propres fin 2008). Or, si la situation d’IMS reste tendue, la société a tout de même réussi à diminuer de 48 millions d'euros son endettement net en un an, celui-ci atteignant 158 millions d’euros fin décembre.

Comment ? En premier lieu, grâce à une réduction de ses stocks à hauteur de 145 millions d’euros, la diminution des créances clients (liée à celle du chiffre d’affaires) lui permettant de grapiller 109 millions supplémentaires. Cet effet déstockage ne peut avoir qu’un temps et s’est aussi accompagné de mesures structurelles, à savoir un abaissement de la base de coûts de 28 millions d’euros en année pleine, principalement via des coupes dans les effectifs, sévèrement élagués en Italie notamment.

Sorti de l’ornière,
IMS ? Pas tout à fait ! Certes, la société a un discours rassurant sur la normalisation de la situation. Elle s’estime capable de ramener ses comptes à l’équilibre, ses marges sur l’inox ayant déjà vivement remonté en fin d’année 2009. Mais il n’en reste pas moins qu’IMS doit trouver 60 millions d’euros de financements en 2010, principalement en raison d’échéances de remboursement de 47 millions. Une des hypothèses de travail pour trouver cette somme est de céder la société allemande Stappert, une des filiales historiques d’IMS, que le groupe s’évertue pourtant aujourd’hui à qualifier de "non stratégique".

Ce « bijou de famille » est évalué à 100 millions d’euros ("au bas mot", selon Yvon Jacob, président du Conseil de surveillance d’
IMS). Et une offre de rachat de Stappert a d’ores et déjà été présentée à IMS. C’est bien cette cession que prétend empêcher Jacquet Metals, encombrant actionnaire d’IMS depuis 2008. Le groupe a lancé une OPE hostile sur IMS et vient d'assigner la société devant le Tribunal de Nanterre pour tenter de l’empêcher de vendre Stappert. Le feuilleton à suspense continue et on le suivra avec attention !

En attendant, le titre
IMS réagit plutôt bien à la publication des résultats, gagnant 2,9% à une heure de la clôture.

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Published by Newsfinance - dans Bourse
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