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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 11:48
En présentant son offre de rachat d'IMS, le patron de Jacquet Metals avait employé des termes assez durs à l'encontre de sa cible. Le communiqué publié en réponse par le Conseil de surveillance d'IMS laisse tout aussi peu de place à l'aménité. Un "niet" pur et simple !

IMS estime évidemment que l'offre est insuffisante financièrement, mais, surtout, soulève trois points d'interrogation concrets pour les actionnaires en cas de succès de l'offre.

Premièrement, le Conseil note que l'offre d'échange pJacquet ropose aux actionnaires d'IMS de céder leurs titres en échange d'une action (celle de Jacquet Metals) présentant une liquidité nettement plus faible : une problématique à laquelle pourraient être sensibles les actionnaires importants, intéressés par la possibilité de "sortir" facilement une position. Notons toutefois qu'un succès de l'offre augmenterait le nombre d'actions Jacquet Metals en circulation tout en réduisant notablement la part de JSA (Eric Jacquet) au capital. Celle-ci ne serait plus que de 30% environ, dans l'hypothèse de 100% de titres IMS apportés, contre plus de 60% actuellement. Voilà qui aurait indubitablement un effet mécanique positif sur la liquidité.

En revanche, l'idée émise par Eric Jacquet d'une augmentation de capital chez IMS postérieurement soulève un problème de valorisation évident : cette levée de fonds pourrait être de 20 à 40 millions d'euros. C'est assez vague, surtout que le prix est loin d'être fixé, dans un secteur très volatil en Bourse. Tant pour les actionnaires qui décideraient de garder que ceux qui décideraient d'apporter, cela introduit un flou assez important sur le deal proposé. D'autant qu'IMS rappelle que cette augmentation de capital sera insuffisante pour refinancer correctement un éventuel nouvel ensemble Jacquet Metals / IMS.

Enfin, IMS note que le changement de contrôle qu'induirait le succès de l'offre ouvrirait pour les banques créancières la possibilité de demander un remboursement anticipé de leurs prêts. On peut alors imaginer l'hypothèse que le rapprochement visant à constituer un acteur fort ne tourne au contraire au démantèlement, et que la cession de Stappert (filiale d'IMS), que Jacquet Metals entend éviter par son offre, ne soit rendue inéluctable.

A l'occasion de ce communiqué, IMS dévoile des chiffres déjà évoqués par Eric Jacquet au lancement de l'offre, à savoir que son endettement net a été réduit au quatrième trimestre 2009. Il atteint 158 millions d'euros au 31 décembre, contre 233 millions trois mois plus tôt, grâce à une forte réduction des stocks.

La guerre est déclarée... bien malin qui pourrait en connaître déjà l'issue !

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Published by Newsfinance - dans Bourse
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