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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 14:27

La commedia dell'arte italienne avait Pantalon et ses pantalonnades, la politique française, elle, a Jean-Luc Mélenchon. Et sa dernière mélenchonnade vaut son pesant de CAC40, avouons-le. Semblant déjà las de dénoncer "l'assassinat" de Clément Méric (ou jaloux de cette gueule d'angelot à la Rimbaud érigée au rang de symbole de pureté et qui lui échappe donc), le voilà déjà passé à un autre combat épique... la défense de Jérôme Kerviel, petit poucet trader "victime" du grand méchant loup financier, rien de moins.


Mélenchon ressemble de plus en plus, dans sa manière d'appréhender les médias, à un petit Sarkozy (pléonasme ?) de gauche. Les deux semblent partager au moins un credo : pour exister en politique, mieux vaut dire une énormité par jour que de fermer sa gueule un jour sur deux. Si l'espace médiatique existe, n'est-ce pas pour être rempli ? Que ce soit d'intelligence ou de conneries, après tout, qu'importe.

 

Dans le genre "vessie qu'on veut nous faire passer pour une lanterne", celle-ci est jolie. Camarades traders de tous pays, unissez-vous... tout est de la faute de la toute-puissance de la finance, ce système qui vous spolie en vous servant des émoluments se chiffrant en centaines de milliers d'euros, voir en millions d'euros par an. Ben voyons ! C'est plus de la grosse ficelle, c'est du câble de remorqueur breton ! Le propre des escrocs est de pousser jusqu'aux extrémités l'invraisemblance : plus c'est gros, plus ça passe. Et Jean-Luc y va fort : Kerviel, c'est tout simplement Dreyfus, ce natif de Pont-l'Abbé étant sans aucun doute la victime d'un anti-bretonnisme primaire. Notre bon Jean-Luc, bien sûr, explique sa posture : "j'ai dit que ma prise de position [aux] côtés [de Jérôme Kerviel] était aussi incongrue que celle du socialiste Jaurès aux côtés du capitaine monarchiste qu'était Dreyfus", explique-t-il au Parisien Magazine. Une dernière mélenchonnade qui nous donne le fin mot de l'histoire. Ce n'est pas tant que Mélenchon voie véritablement en Kerviel un nouveau Dreyfus, c'est qu'il s'imagine, qu'il se rêve, qu'il se projette comme un nouveau Jaurès. Et demain, qui sait, empereur des Gaules, César, Napoléon.

 

 

A force d'enfler, les chevilles de Jean-Luc doivent être aussi rouge que sa cravate, qu'il nous laissera peut-être en héritage, comme Pantalon nous a laissé ces culottes longues que le préfet de police Dubois eut le bon goût d'interdire aux femmes un certain jour de brumaire 9. Mélenchon nous laisse aussi cette désagréable impression que la politique, c'est rien que de la com' !

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Published by Newsfinance - dans Humeurs
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