Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 11:33

marche-ETP.png

cliquer pour agrandir le graphique

Après la pause enregistrée en 2011, les encours des exchange traded products (ETP) sont repartis à la hausse (+18 % en Europe depuis le début de l'année). Ces produits sont de plus en plus sophistiqués et utilisés par les institutionnels dans le cadre de leur allocation d'actifs. Pour autant, le niveau de risque réel de ces fonds passifs cotés en Bourse et leur utilité même continuent de faire débat.

Après la pause enregistrée en 2011 dans la hausse des encours, on aurait pu croire que le marché des « exchange traded products » (ETP) arrivait à maturité, l'effet marché fortement négatif masquant une collecte toujours robuste. Mais l'année 2012 confirme l'attrait de cette classe de produits auprès des investisseurs. Sur les dix premiers mois de l'année, les flux nets en direction des ETP dépassent déjà ceux enregistrés sur la totalité de l'année dernière, à 193,7 milliards de dollars au niveau mondial, selon BlackRock, le leader du marché.

En Europe, le marché des ETP affiche des encours en progression de 18 % depuis le début de l'année, à 270 milliards d'euros, contrastant singulièrement avec la décollecte qui s'est poursuivie sur le marché global des OPCVM. Les ETF (« exchange traded funds »), qui cherchent à répliquer la performance d'un indice ou d'un panier diversifié représentent encore 90 % de ce marché, mais les ETC (« exchange traded commodities »), qui permettent de cibler une matière première en particulier, connaissent un vif succès.

Un grand débat

Malgré la forte croissance du marché, les ETP ne représentent encore qu'une niche au sein de la gestion collective. « Nous pouvons envisager un potentiel de développement de l'ordre de 15 % par an dans les prochaines années », estime Alain Dubois, président du directoire de Lyxor AM.

Un grand débat a agité le petit monde des ETF depuis l'an dernier, concernant le mode de réplication. Celui-ci peut être physique (le fonds achète effectivement les titres composant l'indice qu'il cherche à répliquer) ou synthétique (le fonds détient un portefeuille dont il va échanger la performance avec celle du sous-jacent qu'il « traque », via des contrats swaps). A l'exception d'Amundi, les acteurs issus de la gestion d'actifs traditionnelle (BlackRock, State Street, Credit Suisse AM) privilégient la réplication physique. Ceux issus de la banque de financement et d'investissement (Lyxor, Source) préfèrant le synthétique. « Aux Etats-Unis, la réglementation des ETF interdit l'utilisation des dérivés », explique David Benmussa, directeur de iShares (la filiale du groupe BlackRock) en France. Quoi qu'il en soit, le goût des investisseurs semble plutôt pencher aujourd'hui pour la réplication physique, qui représente actuellement 90 % de la collecte nette sur le marché européen des ETF (dont 55 % pour iShares !), contre seulement 50 % en 2010.

Lire la suite de l'article sur lesechos.fr et le dossier complet dans le quotidien Les Echos du 4/12/2012

Partager cet article

Repost 0
Published by Newsfinance - dans SICAV - Fonds
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Newsfinance
  • Newsfinance
  • : Petites et grandes nouvelles du monde de la finance : sociétés cotées, sicav, fonds, produits financiers,...
  • Contact

Recherche