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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 16:26

La micro-économie va-t-elle reprendre ses droits en 2012 ? C'est ce que prédisent les analystes de Morgan Stanley, qui tablent sur une certaine normalisation cette année.

Entre la crise des subprimes, le rebond violent qui a suivi et les craintes concernant les dettes souveraines qui ont resurgi en 2011, il faut bien l'avouer : ces dernières années, c'est bien l'évolution du contexte macroéconomique qui a été le principal driver de celle  des marchés boursiers. Et plus souvent pour le pire que pour le meilleur.

D'après Morgan Stanley, les choses pourraient changer cette année. Tout d'abord, le bureau d'analyse se félicite d'un flot de nouvelles plutôt positives ces deux derniers mois : amélioration des principaux indicateurs globaux, projet de nouveau traité fiscal en Europe, injection de liquidités de la BCE, baisses de taxes aux Etats-Unis. Sans être encore le signe d'une embellie durable (les analystes de Morgan Stanley estiment ainsi que la croissance américaine va marquer le pas au premier semestre après son accélération de la fin 2011), ces nouvelles contribuent à faire reculer la probabilité d'un scénario noir : 44% des investisseurs interrogés par Morgan Stanley la semaine dernière estiment ainsi à moins de 20% le risque de récession aux Etats-Unis en 2012 ou 2013. D'autre part, si les révisions en baisse des prévisions des analystes financiers se poursuivent, c'est aujourd'hui à un rythme inférieur au cours des derniers mois, ce qui laisse entrevoir une stabilisation de ce côté.

Dans les phases où les événements macroéconomiques négatifs dominent le marché, le cours des actions baisse généralement de manière indiscriminée. Dans un contexte qui se fait moins risqué, les analystes de Morgan Stanley parient a contrario sur le retour des stock pickers, ces investisseurs qui savent construire des portefeuilles de valeurs très différenciés des indices boursiers. Eux-mêmes conservent une préférence pour les valeurs défensives par rapport aux cycliques et aux financières, mais une préférence moins marquée qu'auparavant. Notamment, ils ont réduit leur exposition au secteur pharmaceutique et aux télécoms, en sortant de leur portefeuille européen Astra Zeneca et France Télécom. A l'inverse, ils renforcent les banques, notamment UBS et BNP Paribas.

Parmi les autres valeurs privilégiées, citons Sanofi, Valeo et Renault.

 

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Published by Newsfinance - dans Bourse
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