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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 11:00

Lorsqu'un membre du conseil d'administration d'une entreprise démissionne après moins d'un an de présence, cela peut être source d'inquiétude pour le marché, dans la mesure où cela donne parfois l'indice d'une divergence au sein des instances de direction, donc d'un possible flottement stratégique. Mais cela ne semble pas être le cas chez Sopra !

 

Vendredi soir, un communiqué de la SSII indiquait que le conseil d'administration avait pris acte de la démission d'Hélène Martel-Massignac de son poste d'administratrice, poste qu'elle occupait depuis sa nomination par l'assemblée générale de juin 2012, pour une durée de six ans. Or, ce lundi matin, le titre Sopra salue la nouvelle par une hausse de 2%, quand le CAC40 est plutôt mal orienté (-1% environ).

 

Pourquoi le marché semble-t-il se réjouir de ce départ anticipé ? Revenons tout d'abord sur ce qui avait amené Madame Martel-Massignac au conseil d'administration de Sopra... sa qualité de directeur général de la société holding Caravelle. Ladite société est depuis 2004 un actionnaire important de Sopra (17,3% du capital) et a aussi des participations dans d'autres sociétés (Naturex et Axway, notamment).

 

Hélène Martel-Massignac est arrivée à la tête de Caravelle suite au décès, en 2011, du fondateur, qui était aussi son mari, dans le crash de son avion biplace. Aujourd'hui, l'objectif de son départ prématuré du conseil d'administration de Sopra est clairement affiché : "pouvoir librement étudier les options relatives à l'évolution de la participation [de Caravelle dans Sopra]". En langage moins politiquement correct, c'est un panneau "à vendre" qui vient d'être posé sur la participation de Caravelle. De quoi sans doute réveiller l'intérêt d'un prédateur éventuel pour Sopra, société de services informatiques de taille conséquente (1,2 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2012) et à la rentabilité plutôt attrayante (7,5% de marge d'exploitation). Mais pour prendre le contrôle de Sopra, un acquéreur devra aussi convaincre les managers et fondateurs de la société, au premier rang desquels Pierre Pasquier. C'est lui qui, en tant que PDG de Sopra GMT, le holding de contrôle (28% du capital), a les clés du groupe. Est-il prêt à vendre ? Telle est la question !


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Published by Newsfinance - dans Bourse
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