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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 08:32

Alors que NextRadioTV a poursuivi en 2014 sa spectaculaire croissance, NRJ Group fait plus grise mine. Le groupe a vu son chiffre d’affaires reculer de 7,9%, avec un résultat net divisé par deux à 9,3 millions d’euros. Une des raisons de cette dichotomie vient de l’activité télévision, développée par les deux groupes avec des succès divers : NextRadioTV a franchi en 2014 le cap des 100 millions de chiffre d’affaires TV, alors que chez NRJ Group, ce segment plafonne (ou pour être plus exact recule), à 74,8 millions d’euros. Et les pertes générées par la TV s’aggravent même : 24,6 millions de perte opérationnelle courante en 2014, contre 21,9 millions en 2013.

A cela s’ajoute une diminution de près de 20% des bénéfices réalisés dans la division radio (médias musicaux et événementiel), ceux de l’activité spectacles étant divisés par deux. La progression des activités internationales et de la diffusion, qui se porte comme un charme (bénéfice opérationnel en hausse de 38,8%) ne suffisent pas à compenser ces contre-performances. Mais c’est surtout une dépréciation une 35,8 M€ sur la valeur du stock de programmes TV qui explique le violent recul du bénéfice net.

NRJ Group reste un groupe solide financièrement, avec un excédent net de trésorerie qui a progressé de 16% en 2014, à 119 M€. Mais la comparaison avec la vélocité du développement de NextRadioTV, groupe fondé par un ancien de NRJ, doit être un aiguillon douloureux pour les dirigeants.

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 07:34

Comme attendu après le bon chiffre d’affaires publié en janvier, le groupe de services à l’industrie a poursuivi son spectaculaire redressement en 2014 et atteint avec un an d’avance ses objectifs en matière de rentabilité. Côté résultat opérationnel courant, l’objectif initial de 19 millions d’euros a été largement dépassé, avec un chiffre publié de 22,9 millions, soit 4,8% de marge, contre 3,1% en 2013. Le résultat net a, lui, plus que triplé, à 10,8 millions d’euros. Des résultats qui confortent la solidité financière retrouvée de Chargeurs : une trésorerie nette de dettes de 9,3 millions d’euros à fin 2014.

C’est principalement à l’activité « films de protection » qu’on doit ces beaux résultats. Recentrée sur des produits à valeur ajoutée, elle a vu son bénéfice opérationnel courant bondir de 57% en 2014, à 16,8 millions d’euros, à comparer à une hausse de 8% « seulement » pour le chiffre d’affaires (206,6 millions en 2014). Les deux autres activités du groupe, moins rentable, sont aussi sur la bonne pente : Interlining voit ses bénéfices quasiment doubler malgré une légère baisse de l’activité et une concurrence vive, et ceux de l’activité laine progressent de 54% en dépit de baisses de prix dans ce segment.

La bonne santé de Chargeurs lui a permis de rembourser sa dette bancaire protocolée par anticipation. Et le groupe a décidé de reprendre le versement d’un dividende qui , sous réserve de validation par l’assemblée générale de mai prochain, sera de 0,20 euro par action. Cela correspond à une distribution d’environ 30% des bénéfices annuels et démontre la confiance retrouvée dans l’avenir, tout en laissant au groupe une marge de manœuvre pour d'éventuelles acquisitions. Il est vrai que la performance 2014 a été obtenue dans un environnement encore difficile alors que certains facteurs favorables intervenus dans le courant de l’année se confirment début 2015. A commencer par la baisse du pétrole qui vient soulager les coûts, tandis que la baisse de l’euro a un impact non négligeable sur l’activité « films de protection » qui a une base de coûts très majoritairement européenne (80% des effectifs) tandis que plus de 40% des ventes sont réalisées en Asie et Amérique.

La poussée de fièvre du titre constatée hier en anticipation de ses résultats devrait se confirmer, le titre pouvant encore être considéré comme un « value stock ».

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 18:47

Les débuts boursiers d’une société sont toujours un moment délicat. Par définition, une entreprise qui vient d’être introduite en Bourse n’a pas l’expérience de la relation avec des investisseurs avides de nouveautés ou celle de la publication régulière de ses chiffres financiers. Le cours peut se montrer erratique dans les premiers mois, le manque d'historique boursier ne permettant pas encore au marché de savoir quel degré de confiance il peut avoir dans la communication de la société.


Introduit en juillet dernier sur l’Eurolist C, l’éditeur de logiciels de codage vidéo Ateme a connu ces doutes. Au cours de clôture de ce soir, il affiche ainsi un retrait de plus de 30% sur sa valorisation initiale. Il est vrai qu’après avoir publié une croissance de 22% au premier semestre 2014, Ateme avait révélé des chiffres moins enviables au troisième trimestre, avec seulement 9% de croissance. Dans le communiqué du 12 novembre, le groupe assurait s’attendre « à délivrer au 4ème trimestre une croissance significativement supérieure à celle du 3ème trimestre ». Mais allait-il tenir cette promesse et, au demeurant, qu’entendre exactement par « significativement » ?


La publication ce lundi après clôture du chiffre d’affaires annuel 2014 bouscule les doutes d’une manière franche et massive. Au quatrième trimestre, Ateme affiche ainsi des ventes de 8,1 millions d’euros, en croissance de... 39%. Tout le monde sera d’accord pour considérer un tel rebond comme significatif ! Sur la zone Europe-Moyen-Orient-Afrique (plus de la moitié de des ventes du trimestre), la croissance est très nette (+28,8%). Mais surtout, l’Amérique du Nord progresse de 41,7%, tandis que sur les zones plus émergentes (Amérique latine et Asie-Pacifique), les facturations bondissent respectivement de 96,2% et 49,2%.


Au total, l’année 2014 se solde par un chiffre d’affaires de 25,4 millions d’euros, en croissance de 23,5%, une progression en ligne avec une croissance moyenne de plus de 27% par an ces quatre dernières années. Ateme profite de l’essor de la consommation de vidéo (VOD, TV numérique, diffusion en ligne d’événements) et affiche sa stature mondiale. Le potentiel de croissance reste important, Ateme restant par exemple de taille très modeste par rapport à un de ces principaux concurrents, Harmonic Inc. (433,6 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2014 et 674 millions de dollars de capitalisation boursière), plutôt en panne de croissance quant à lui. Si Ateme table sur une poursuite de la croissance en 2015, la société n’apporte pas de précisions chiffrées à ce stade.


Pas de précision non plus sur le niveau de rentabilité en 2014, même si l'accélération de la croissance au second semestre est de bon augure, après un premier semestre où la perte opérationnelle avait légèrement décru. Il faudra attendre le 26 mars après bourse pour en savoir plus, mais peut-être pas pour voir le titre reprendre des couleurs, après la forte croissance de la fin d'année 2014.

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 16:36

Dans la famille boursière Guillemot, on connaît bien Ubisoft, éditeur de jeux vidéo de rang mondial dirigé par Yves et, moins bien peut-être, Gameloft, spécialiste des jeux sur mobiles conduit par son frère Michel. Mais cette famille bretonne a aussi un troisième véhicule coté, Guillemot Corporation, dirigé par Claude, l'aîné de la fratrie, et spécialisé dans les accessoires de jeux.


La société a publié hier soir son chiffre d'affaires annuel, un peu décevant. Certes, même si la société avait expliquer lors de la publication des chiffres du T3 qu'elle tablait sur une légère baisse de son activité annuelle, d'aucuns y voyaient sans doute un excès de prudence après justement un T3 explosif (+15%), grâce à une spectaculaire croissance de la gamme Thrustmaster, qui comprend notamment des volants pour jeux. Mais le quatrième trimestre de Guillemot se solde par une baisse d'activité assez nette (-14,1%) et impacte le chiffre d'affaires annuel, en recul de 7,8%.


Les facturations annuelles masquent cependant des évolutions entre les différentes lignes produits : la gamme Thrustmaster, incluant des produits développés spécialement pour la nouvelle génération de consoles et générant a priori de meilleures marges, affiche une progression de 25,6% sur l'année. A l'inverse, la marque Hercules (accessoires pour DJ) est en baisse de 42,5%. L'autre évolution est géographique, avec des ventes en Amérique du nord qui ont augmenté de 47,5% en un an, passant de 15% à 24% du chiffre d'affaires. Vendre plus en dollars quand celui-ci s'apprécie face à l'euro, voilà une bonne idée quand on a ses coûts majoritairements libellés dans la devise européenne. Tout cela plaide pour un résultat d'exploitation plus résistant que le chiffre d'affaires sur 2014.


Pour 2015, l'optimisme semble de mise chez Guillemot Corp. Alors que la société tablait timidement début 2014 sur un "exercice 2014 en croissance"avant de réviser ses ambitions, elle s'enhardit pour 2015, prévoyant une "croissance à deux chiffres". Parmi les sujets de réjouissance, le parc installé de nouvelles consoles qui atteint 30 millions d'unités et devrait permettre une nouvelle croissance pour Thrustmaster. D'autre part, la société a été récompensée de deux "innovation awards" au CES 2015, la grand-messe de l'électronique grand public à Las Vegas. Ces deux prix récompensent deux nouveautés de la gamme Hercules, dont la nouvelle console connectée pour Hercules Universal DJ, qui permet au maître de cérémonie de communiquer avec les participants.


Enfin, chez Guillemot Corp, on peut se réjouir du parcours boursier d'Ubisoft, qui a touché aujourd'hui son plus haut depuis décembre 2008. Et pas seulement parce que c'est une société soeur ! Guillemot Corp détient en effet une participation minoritaire dans Ubisoft. Cette participation vaut à elle seule plus de 7,8 millions d'euros au cours actuel, soit plus d'un million de plus-value depuis début 2015. En y ajoutant la participation dans Gameloft, le portefeuille boursier de Guillemot dépasse les 8 millions d'euros.

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 19:07

Lors du premier conseil des ministres du nouveau gouvernement à Athènes, le premier ministre a eu le verbe haut et grave, parlant de « gouvernement de salut national » ou se disant prêt à « verser son sang » pour le pays. Côté marchés financiers, ce mercredi restera sous le signe de la tragédie grecque !

 

L’indice FTSE Athex 20 a ainsi fait le grand plongeon, avec un recul de 12,1% aujourd’hui et 9 valeurs enregistrant des pertes supérieures à 10%. Ce sont les banques qui enregistrent les revers les plus importants après que le nouveau ministre des finances, Yanis Varoufakis, bien que manifestant des signes de conciliation avec l’Europe, a confirmé les promesses de Siriza : un arrêt du processus de privatisation de la compagnie nationale d’électricité et du port du Pirée. Piraeus Bank abandonne ainsi 29,3% (portant à près de 49% sa baisse de valeur sur un mois), tandis que Alpha Bank se replie de 26,8% et National Bank de 25,5%. L’électricien PPC (-13,9%) ou le groupe pétrolier Motor Oil Hellas (-11,6%) souffrent aussi.

 

Seules sortent du lot des valeurs à dimension réellement internationale, comme le fournisseur de services de jeux d’argent en ligne Intralot, présent dans 57 pays ou le groupe de bijouterie Folli Follie qui réalise moins de 30% de son activité en Grèce et est la seule valeur de l’indice à afficher une (modeste) hausse aujourd’hui : +1,5%.

 

A part cela, il n’était pas foli-folichon d’être investisseur et grec ce mercredi.

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 18:18

Le titre Chargeurs était plus entouré qu’à l’accoutumée ce lundi. Ce matin, la valeur gagnait jusqu’à 4,8% avant de clôturer bien plus modestement sur un gain de 0,38%, mais dans un volume journalier de plus de 157.000 titres, le plus élevé depuis le 16 octobre dernier. Il est vrai qu’on attendait la publication ce soir du chiffre d’affaires 2014 et qu’avec une progression d’activité de 4,1% sur les neuf premiers mois de l’année, le holding industriel semblait bien parti pour battre ses objectifs annuels, à savoir un chiffre d’affaires de 470 millions d’euros et un résultat opérationnel courant de 19 millions.

 

Ceux qui avait extrapolé sur la quatrième trimestre la très belle croissance du troisième en ont été pour leurs frais, car le T4 affiche en réalité une stagnation de l’activité (-1,6%, à 113,5 millions d’euros). L’activité « films de protection », qui représente l’essentiel des résultats grâce à une marge d’exploitation solide (8,6% au  S1 2014), continue sa progression sur les trois derniers mois de l’exercice (+5,5%) grâce à la hausse des volumes. L’activité « textiles techniques » est quant à elle stable en fin d’exercice, le léger recul sur l’année étant attribué par Chargeurs à des effets de change. Mais c’est la plus petite des trois divisions, Chargeurs Wool (laine peignée), qui connaît un net recul au T4 (-15,6%), même si elle reste en croissance de 2,3% sur l’année, les hausses de volumes compensant les baisses de prix.

 

Au total, à 478,3 millions d’euros, le CA 2014 dépasse nettement l’objectif et est même meilleur que la prévision du cabinet d’analyse AlphaValue (475 millions d’euros), ce qui n’est donc pas une grande surprise. Et Chargeurs s’empresse d’ajouter que l’objectif de résultat opérationnel de 19 millions d’euros sera lui aussi dépassé, sans plus de précisions toutefois. Après la crise qui l’a touché, le groupe Chargeurs est en passe de réussir sa « recovery ». Signe de sa meilleure forme, il a récemment communiqué sur la création un club des actionnaires, même si celui-ci reste, semble-t-il, au stade de l’effet d’annonce. Avant tout, Chargeurs gagnerait certainement à muscler un peu sa communication financière, particulièrement laconique cette fois encore. C’est dommage, pour une société de cette taille, et cela peut expliquer en partie la valorisation modeste. Avant l’annonce du chiffre d’affaires annuel, AlphaValue tablait sur un objectif de cours de 11 euros, soit plus de 110% de potentiel d’appréciation.

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 13:19

On pourrait être surpris par la tenue du titre Netgem aujourd'hui. A 2,02 euros, il est stable, malgré une publication très mauvaise pour le quatrième trimestre. Sur la période, le chiffre d'affaires du spécialiste de la TV connectée a chuté de 39%, à 14,3 millions d'euros, le recul touchant tant les activités de fourniture de matériel que les logiciels et services.

 

Evidemment, la tendance globale de l'exercice passé est moins négative (-11%, à 72,5 millions d'euros de chiffre d'affaires), le premier semestre étant encore en croissance. Mais ce qui explique surtout l'absence de réaction du marché, c'est que cette mauvaise fin d'année était anticipée. Le titre avait abandonné 25% lors de la séance du 31 juillet dernier, après l'annonce par le groupe de l'abandon de son objectif de doublement du chiffre d'affaires à l'international, régulièrement martelé jusque là.

 

Netgem se retrouve dans une situation que l'entreprise a déjà connu plusieurs fois : une dépendance importante vis-à-vis d'un client important et un désengagement assez brutal de celui-ci. Après l'italien Freedomland emporté dans une tourmente judiciaire en 2000 (et qui représentait 83% du CA 1999), Netgem a pâti de la concentration du marché de l'accès internet en France et s'est retrouvé fort attaché à SFR et c'est maintenant son client australien Telstra qui met le hola sur ses commandes et ne permettra au français que de facturer un peu de maintenance en 2015.

 

Boursièrement, le titre a peut-être atteint un plancher du fait de la solidité financière de Netgem. Avec 42,3 millions d'eurosde trésorerie nette, l'entreprise n'est pas en danger immédiat. Mais si elle a pu gérer l'après-SFR avec des marges restant confortables, ce n'est plus le cas aujourd'hui, une des mauvaises surprises de l'année étant l'absence de rentabilité opérationnelle dès le premier semestre, malgré une activité en croissance. Même si Netgem dit ajuster sa base de coûts, ce sont donc bien des pertes qui sont attendues en 2014. Qui plus est, il sera plus délicat de reconstruire une croissance rentable avec une base de plus petits clients disséminés à travers le monde, ce qui nécessite des ressources commerciales importantes. Netgem annonce s'attaquer au marché britannique, ce qui générera des coûts supplémentaires. Bref, l'horizon se bouche une nouvelle fois.

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 09:42

Il y a trois ans presque jour pour jour, l'agence de notation Standard & Poors (S&P) retirait à la France sa note financière AAA, que notre pays avait obtenu en 1975. La fin d'une époque ! Les Etats étant considérés comme des emprunteurs particulièrement fiables, du fait de leur capacité à lever des impôts, autrement dit à se constituer des revenus de manière autoritaire, il est assez logique que les émetteurs privés ne soient pas mieux notés que l'Etat qui les héberge.

 

Standard and Poors fait parfois exception à ce principe, par exemple aux Etats-Unis. Une poignée de sociétés américaines, dont Microsoft, Exxon ou Johnson & Johnson, bénéficient encore de la note d'excellence, ce fameux AAA dont les Etats-Unis sont privés depuis l'été 2011, ce qui a d'ailleurs laissé des traces dans la mémoire des investisseurs.

 

En France, la logique est respectée. Du côté sociétés financières (banques, assurances), les acteurs les mieux notés par S&P France sont d'ailleurs des filiales de groupes étranger : l'assureur Allianz France bénéficie d'un AA (la même note que l'Etat français), tandis qu'Allianz Bank et HSBC France sont notées AA-. Du côté du "corporate" (les entreprises privées non financières), les acteurs les mieux notés ne sont pas réellement des surprises. Parmi les quatre notes A+, on trouve ainsi trois grandes sociétés au business très récurrent (Aéroports de Paris, EDF et l'incontournable Air Liquide) à côté d'une société qui incarne particulièrement la réussite à la française : LVMH. Ce groupe devance la foncière Unibail Rodamco, notée A, mais doit cependant céder le pas à deux autres entités.

 

Total est ainsi noté AA- et Sanofi AA. Le groupe pharmaceutique bénéficie ainsi d'une note équivalente à celle de l'Etat français. Non, en vérité, c'est une meilleure note, puisque assortie d'une perspective stable quand la France a une perspective négative. Autrement dit, Sanofi a de bonnes chances de conserver son rating dans les 12 à 18 mois, alors qu'une révision en baisse de la note française est possible.


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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 11:46

Comme c'est toujours le cas en pareille période, la dernière séance de l'année calendaire a été très calme boursièrement. Les quelques valeurs en hausse sensible étaient surtout des titres à la liquidité quasi-inexistante, ou des penny stocks, tel Soitec essayant de s'extirper de ce statut retrouvé quelques jours auparavant.


Un rebond a cependant attiré l'attention : celui d'Avenir Finance. Ce 31 décembre, l'action a gagné jusqu'à 9,4% en séance, pour clôturer sur un gain de 4,56%, à 8,25 euros, dans des volumes significativement plus élevés qu'à l'ordinaire. Le titre semble enfin se sortir d'un tunnel baissier qui dure depuis mai ! Il faut dire que des indices récents suggèrent que la valorisation est exagérément basse.  On a ainsi appris début décembre que Grégory Blain, un membre de la famille fondatrice, avait vendu hors marché 60.000 titres début août, cette opération se faisant à un cours de 12 euros par action, alors que le cours était alors de 9 environ. Autre annonce parvenue à la connaissance de l'AMF en décembre, l'achat de 350.000 titres Avenir Finance (soit 4,5% du capital) par Hoche Partners, toujours hors marché et courant novembre, avec cette fois-ci un prix de 10 euros par action.

 

Le rapprochement d'Avenir Finance avec plusieurs filiales d'Inovalis, devenu son actionnaire de référence en 2014, fait véritablement changer le groupe de dimension et le marché semble encore mal mesurer la rentabilité normative du nouveau périmètre, qui devrait représenter environ 100 millions d'euros de chiffre d'affaires sur 2014. Cela s'explique notamment par le fait que plusieurs opérations structurantes se sont succédé à rythme rapide (cession de Sicavonline, intégration du réseau de distribution d'Ageas).

 

Quoi qu'il en soit, le "newsflow" récent semble positif. Au troisième trimestre, la croissance d'activité (hors intégration des filiales d'Inovalis) était ainsi de 38%. De plus, la filiale de services immobiliers d'entreprise Adyal vient de remporter un marché public assez emblématique, proposé par la Société du Grand Paris. Adyal apppuiera cette entité dans la relocalisation d'acteurs économiques franciliens touchés par la création de nouvelles infrastructures de transport en Île-de-France.


Ce vendredi matin, le titre grimpe encore de 3% à 8,50 euros. Pour les actionnaires d'Avenir Finance, 2015 commence bien. Bonne année à eux comme aux autres lecteurs de ce blog.

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 19:37

Comment l'or s'est-il comporté en 2014 ? Pas si mal, compt tenu d'un contexte relativement défavorable, notamment avec le retour de la croissance aux Etats-Unis !

 

Après le creux de début novembre, il est en train de rebondir vers les 1.200 dollars l'once, c'est-à-dire à peu près son niveau de début d'année, et un cours qui a servi de support plusieurs fois. Certains analystes, comme ceux de Capital Economics, voient un certain potentiel de rebond pour le métal jaune, même s'il restent boudé des investisseurs occidentaux.

 

Pas de quoi s'emballer outre-mesure, toutefois : Capital Economics prévoit un or à 1.400 dollars l'once à horizon fin 2016, soit un potentiel d'environ 17%. Assez loin de la fièvre qui vait poussé l'or au-delà des 1.900 dollars l'once en septembre 2011.

 

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