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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 13:50

Tout le monde n'est pas familier avec le trading sur devises, mais il existe un moyen de tenir compte de leur évolution, dans la gestion d'un portefeuille d'actiosn européennes.

 

Alors que les publications de résultats des entreprises sont satisfaisantes mais trahissent une croissance molle, Quilvest Gestion privilégie les titres de sociétés ayant une forte exposition internationale. Moins dépendantes de la conjoncture encore atone en zone euro, elle réalisent souvent une part importante de leur chiffre d'affaires en dollars et bénéficient donc de son appréciation, surtout quand leurs coûts sont en grande partie exprimés en euros.

 

ABInBev et Zodiac Aerospace figure ainsi parmi les titres appréciés par l’équipe de Quilvest Gestion. « Premier brasseur mondial, ABInBev réalise 88% de ses ventes hors zone euro et 37% en Amérique du Nord. Zodiac Aerospace réalise une partie de sa production en Europe et la majeure partie de ses ventes en dollar américain (ou en devises corrélées au dollar). Ces deux titres devraient profiter pleinement de l’évolution de la parité Euro/dollar », explique Dylan Baron, gérant actions chez Quilvest Gestion.

 

Autre valeur privilégiée, la compagnie aérienne Easyjet, non pas pour un effet devise mais évidemment pour la baisse du prix du pétrole, qui fait plus que compenser l'impact négatif du dollar fort. Enfin, Quilvest voit un beau potentiel sur le distributeur britannique Tesco.

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 16:06

 

Cynk.png

 

C'est l'histoire d'une boîte qui ne vaut rien ! Une fois qu'on a dit cela, on n 'a pas dit grand chose. Car des sociétés qui ne valent rien, il y en a de toutes sorte en Bourse. D'abord, il y a celle dont tout le monde comprend tout de suite qu'elles ne valent rien et dont on ne parle jamais. Ensuite, il y a celles qui font illusion pendant un certain temps, qui peut se mesurer parfois en années. Prenez BCI Navigation, arrivée à la cote parisienne à la faveur de la bulle internet en 2000 et qui valut jusqu'à 350 millions d'euros de capitalisation à l'époque. Cet éditeur de logiciels de localisation n'a jamais connu un chiffre d'affaires supérieur  à la boulangerie où j'achète mon pain quotidien et elle est pourtant restée cotée plus de 12 ans avant d'être suspendue définitivement en septembre 2012 après deux exercices (2010 et 2011) où les ventes avoisinaient 150.000 euros ! Pourtant, au dernier cours coté (1,11 euro), la valorisation était encore de quelque 9 millions d'euros. L'illusion Let's Gowex a duré moins longtemps et s'est nourrie de falsifications comptables, mais d'autres histoires assez abracadabrantesques continuent, comme l'aventure boursière d'Artprice, dont les ratios de valorisation restent astronomiques malgré un cours divisé par cinq depuis début 2012.

 

Et puis il y a aussi les sociétés qui ne valent rien et auxquelles le marché accorde brutalement un crédit éminemment suspect. Le dernier cas en date est celui de la société Cynk Technologies, société immatriculée dans le Nevada éditant le site introbiz.com censé vous permettre d'entrer en contact avec des célébrités ou des chefs d'entreprise. Jusqu'ici, cette société était un obscur "penny stock" : son cours était de 0,06 cents jusqu'au 16 juin dernier et les échanges de titres étaient rachitiques, la dernière transaction remontant au 15 mai avec 1.800 actions traitées dans la journée. Et brutalement, le cours s'est réveillé : fois trois le 17 juin, avec plus de 360.000 titres négociés, puis fois 12 le lendemain. Cela a conduit Cynk jusqu'à un plus haut de 22 dollars le 10 juillet, soit une progression de quelque 36.000 % en moins de 20 séances boursières. Des fluctuations particulièrement impressionnantes qui ont conduit les autorités financières américaines à intervenir, le titre étant suspendu sur un dernier cours de 13,9 dollars, ce qui correspond à une capitalisation boursière de 4 milliards de dollars. Pas mal pour une société introduite en bourse en 2012 sur le marché de gré à gré (OTC) mais qui n'a aucun chiffre d'affaires déclaré et un seul employé, son PDG et actionnaire principal, un certain Marlon Luis Sanchez. Dans cette affaire, a-t-il gagné de l'argent sur le dos de quelques gogos, en revendant ses titres sur le marché pendant la hausse ? L'enquête le dira sans doute. Au moins aura-t-il eu son quart d'heure de gloire warholien ! Mais comment des investisseurs ont-ils pu participer à une telle folie spéculative dont on ne comprend toujours pas ce qui l'a déclenché ? Cela reste un mystère.

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 18:28

Il n'y a pas de fumée sans feu. Finalement, le dicton aura bien fonctionné dans le cas de Let's Gowex. A l'origine, une étude assez nourrie d'un mystérieux cabinet de recherche financière dénommé Gotham City Research, publiée le 1er juillet, avait plombé le titre de l'opérateur espagnol de réseaux wifi Let's Gowex en fixant un objectif de cours à zéro euro et en accusant la société de publier des revenus en grande partie fictifs.

 

La dégringolade boursière n'avait finalement été interrompue que par une suspension du titre, coté notamment sur Alternext et le marché alternatif espagnol, après 60% de baisse du titre. Il est vrai que les dénégations initiales de la société semblaient bien timides tandis que certains arguments avancés par l'étude, fût-elle entachée d'erreurs, étaient assez troublants, à commencer par le fait qu'au moment de l'introduction en Bourse de Let's Gowex, le premier client du groupe était aussi son premier fournisseur.

 

Depuis la publication de ce document, les forums boursiers s'enflammaient sur le thème de la sincérité ou pas des comptes de Gowex, à grand renfort d' "infos" tirées de sites espagnols, traduites automatiquement avec l'aide de Google au point de devenir parfaitement incompréhensibles et interprétées par les auteurs des posts dans le sens qui les arrangeait : à charge contre la société pour ceux qui avaient déjà vendu ou à décharge pour ceux qui restaient actionnaires. Parmi ces chefs d'oeuvre de mauvaise foi, on a pu ainsi lire que le  fait que EY refuse de participer à l'audit des comptes de la société signifiait que le cabinet "assumait" lesdits comptes, alors qu'il s'affirmait tout simplement en conflit d'intérêt.

 

Un véritable festival d'intox que les déclarations du PDG de Gowex, ce dimanche, devrait interrompre. Jenaro Garcia Martin a en effet avoué que les comptes étaient falsifiés et a démissionné de son poste. La question demeure de savoir comment une telle fraude a pu durer pendant des années. Elle n'est pas sans rappeler la faillite du spécialiste belge de la synthèse vocale Lernout & Hauspie en 2001 après qu'un analyste de Goldman Sachs ait mis en doute la sincérité des revenus. Plus récemment, en France, c'est LoyalTouch (ex-Initiatives & Développement) qui a défrayé la chronique en faisant faillite fin 2010 après avoir levé plus de 80 millions d'euros en Bourse. Comme Let's Gowex, la société avait "démontré" une croissance quasi-miraculeuse, avec un chiffre d'affaires passant de 4,3 millions à plus de 300 millions d'euros en l'espace de deux exercices. Autre point commun : la société était cotée sur Alternext, un marché peu réglementé.

 

Reste maintenant à connaître la situation financière exacte de Gowex, mais il est fort probable que le titre suspendu la semaine dernière ne recotera jamais, la société étant sur le point de déposer son bilan. La pépite technologique espagnole n'était qu'une coquille vide.

 

 

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 23:36

Ca y est ! Le réseau social professionnel "made in France" va faire son entrée demain sur le marché Euronext Paris. Le succès de l'opération est toutefois mitigé : le prix de l'offre a été finalement fixé à 17,10 euros par action, soit le bas de la fourchette initialement prévue.

 

Il faut dire que la demande de titres s'est révélée inférieure à l'offre. Ce sont ainsi un peu moins de 1,3 million d'actions nouvelles qui ont été émises, au lieu des 1,7 millions prévues, et les investisseurs tant particuliers qu'institutionnels ayant souscrit seront intégralement servis.

 

Au total, la société ne va ainsi lever que 22 millions d'euros alors qu'elle en visait 10 de plus. Cela augure de débuts boursiers qui pourraient être hésitants pour cette première IPO du secteur internet à Paris depuis la crise financière de 2008.

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 19:21

Hier : 9.491 titres échangés. Aujourd'hui : 1.349.606 ! Hier : une hausse de 0,76%. Aujourd'hui : une baisse de 46,21%. Oui, les actionnaires de la société espagnole Let's Gowex se souviendront sans doute longtemps de ce 1er juillet. Que s'est-il passé pour expliquer un tel gadin ? Un mystérieux justicier de la finance, agissant sous le nom de Gotham City Research LLC (Gotham étant un des surnoms de New-York), a publié une étude de 93 pages pour expliquer pourquoi il pense que cette valeur, qui capitalisait encore environ 1,5 milliard d'euros hier, vaut... zéro !

Let's Gowex, jusqu'ici, ressemblait à une des plus belles success stories européennes dans les nouvelles technologies, avec un chiffre d'affaires passé de 35 millions d'euros en 2009 à 183 millions l'an dernier, le tout avec une magnifique rentabilité après impôts de 15,8% !

 

90% du chiffre d'affaires serait faux

Sauf que, s'il on en croit Gotham City Research, tout cela est... faux ! L'étude estime ainsi qu'environ 90% du chiffre d'affaires annoncé serait factice ou, au moins, "suspect". L'analyste apporte quelques éléments concrets à cette assertion. Tout d'abord, il observe que les sociétés qui exercent le même métier que Let's Gowex, à savoir le déploiement de réseaux wifi gratuits, afffichent généralement une rentabilité négative, loin des belles marges publiées par Let's Gowex. Autre facteur surprenant, la société affichait en 2012 un revenu par employé supérieur à celui rencontré ches les plus grandes stars du web (Facebook ou Google), et donc encore plus éloigné de celui de ses concurrents Boingo ou iPass. L'analyste masqué accuse aussi la compagnie de nombreux mensonges : elle aurait ainsi affirmé auprès d'investisseurs qu'elle percevait 7,5 millions de dollars de revenus de la part de la ville de New-York, alors que la municipalité américaine avance le chiffre de 200.000 dollars.


Quand les clients sont aussi les fournisseurs

Autre accusation avancée : le directeur général de la société, Jenaro Garcia, aurait été mêlé à une fraude ayant conduit au retrait de la cote de la société Advanced Refractive Technologies. Gotham City Research relève d'autres curiosités, comme des communiqués en anglais et en français mentionnant des affirmations soigneusement évitées, ou le fait que le principal client de Let's Gowex en 2007 et 2008 (environ la moitié du chiffre d'affaires) mentionné par le prospectus d'introduction en Bourse, Seasuntel, semble aujourd'hui une société fantôme, dont le site internet ne fonctionne plus. Or cette société figure aussi parmi les fournisseurs mentionnés. On voit bien où l'analyste veut en venir : une partie du chiffre d'affaires serait issue de facturations croisées. Voilà qui nous rappelle une certaine époque, celle de la bulle internet, et quelques scandales comme celui d'Altran et de son chiffre d'affaires artificiellement dopé par un ensemble d'astuces qu'on appelait alors la "comptabilité créative". D'autant que d'autres clients importants, Panel Consulting et Line Informatice, seraient liés de près au directeur financier de Let's Gowex. La société a certes publié un communiqué en réponse à cette analyse assassine, mais il semble peu étayé au vu de la situation. Il se contente d'affirmer que le management n'a jamais rencontré Gotham City Research, contrairement à ce que l'analyste dit (mais si Gotham est un nom d'emprunt, peut-être l'auteur a-t-il rencontré la direction sous son vrai nom !) ou encore que l'étude contient des inexactitudes majeures et fausses affirmations. On aurait préféré un démenti plus factuel sur les points qui fâchent.

 

 

Let's go down !

Le plongeon boursier a, quoi qu'il en soit, été saignant aujourd'hui, avec un cours qui a baissé jusqu'à 57,8% au-dessous de la clôture d'hier avant de finir la séance à 10,70 euros (-46,2%). Et ce n'est sans doute pas fini. A vrai dire, à 774 millions d'euros de capitalisation boursière ce soir, le titre vaut encore près de 27 fois les bénéfices 2013, ce qui est assez élevé, en dehors de toute considération sur la véracité des comptes. Qu'oi qu'il en soit, les afficionados de la valeur peuvent d'autant plus se mordre les doigts qu'ils ont été récemment prévenus de la manière la plus impérieuse de rester à l'écart du titre. Le 16 mai dernier, Sébastien Faijean, directeur associé de la société d'analyse financière ID Midcaps, avait ainsi sérieusement mis en garde le marché contre Let's Gowex lors d'une intervention sur BFM (cliquer ici pour écouter). Non seulement il remarquait que le titre était très cher et que la société continuait à consommer du cash. Mais surtout, Sébastien Faijean se disait gêné qu'à un tel niveau de valorisation (environ 1,5 milliard d'euros à l'époque), le titre reste coté sur plusieurs marchés tous non réglementés comme Alternext : un moyen d'échapper à des contraintes réglementaires trop importantes, comme par exemple la nécessité de publier ses comptes aux normes IFRS. Son intervention avait déclenché l'ire des "fans" sur les forums, mais il avait bien senti une odeur de fumée. Et aujourd'hui, le titre est en feu. Le pompier AMF est attendu d'urgence !


 

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 10:01

Comment émerger dans le monde des réseaux sociaux après le colossal succès de Facebook. Réponse : en misant sur des facteurs de différenciation forts. Chacun à sa manière, Twitter, avec ses messages de 140 signes au maximum, Tumblr, en misant sur le format soigné de ses blogs ou Pinterest, qui permet d’épingler ses images préférées sur un mur virtuel, ont apporté leur réponse à cette problématique. C’est peu ou prou la situation dans laquelle se trouve Viadeo sur le marché des réseaux sociaux professionnels.

Fondée en 2004 sous le nom de Viaduc, la société revendique aujourd’hui 60 millions de membres dans le monde et a réalisé un chiffre d’affaires de 30,9 millions d’euros en 2013. Autant dire qu’elle est très nettement distancée par LinkedIn, lancé un an auparavant, qui rassemble aujourd’hui 300 millions de membres et a enregistré l’an dernier plus de 1,5 milliard de dollars de chiffre d’affaires.

 

Sélectivité géographique...

En apparence, les différences entre les deux réseaux sont légères, mais Dan Serfaty, fondateur et PDG de Viadeo, revendique sa différence face au géant américain. Pas vraiment sur le modèle économique, puisque les trois sources de revenus sont les mêmes pour les deux concurrents : abonnements premium payés par les membres eux-mêmes (ils restent prépondérants chez Viadeo alors qu’ils ne pèsent que pour 20% du chiffre d’affaires chez LinkedIn), solutions pour les recruteurs et, enfin, publicité. C’est plutôt sur la stratégie en matière de géographie que Viadeo marque sa différence. Là où l’américain déploie de manière uniforme son modèle « rouleau compresseur », son adversaire français cultive une approche locale et sélective, arguant que les relations professionnelles sont culturellement différentes d’un pays à l’autre. Et le management de rappeler en forme de boutade les usages en matière de carte de visite : en Chine, on la tend à deux mains, aux Etats-Unis, on la jette sur la table et en France... on l’oublie  généralement !

 

Lire la suite de mon article sur esteval.fr

 

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 16:26

Les actionnaires individuels sont de moins en moins nombreux... sauf dans les entreprises cotées elle-mêmes !


Mais où sont passés les actionnaires individuels ? Dans un récent article, nous rappelions ici-même que leur poids dans le capital des sociétés françaises ne cessait de diminuer depuis les années 1980. En revanche, il est un type d’actionnariat individuel pour lequel la France est le pays le plus avancé en Europe... l’actionnariat salarié.

La France écrase la concurrence

Selon la dernière mouture de l’étude consacrée annuellement au sujet par le spécialiste de l’épargne salariale Debory ERES, 82% des entreprises cotées françaises de l’indice SBF120 proposent ainsi à leurs salariés des plans d’actionnariat « démocratiques », c’est-à-dire accessibles à tous. Il ne s’agit donc pas de quelques stock options distribués à une infime minorité de dirigeants de l’entreprise. Bien au contraire, Debory ERES a calculé, toujours sur le périmètre des sociétés du SBF120, ce sont 47,2% des salariés français qui se retrouvent ainsi actionnaires de l’entreprise où ils travaillent, contre une moyenne européenne de 28% ! Un chiffre qui classe la France au rang de championne d’Europe (et même du monde !), devant la Suède et l’Autriche. Voilà au moins un point sur lequel nous atomisons nos amis allemands, qui sont nettement au-dessous de la moyenne, avec moins de 20% des salariés ayant accès au capital de leur entreprise. Lire la suite sur Yahoo Finance

 


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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 18:55

Malgré une situation difficile en France sur son exercice achevé fin mars 2014 (un recul d’activité de 3,8%), la société de services informatiques SII a réussi à fortement augmenter ses bénéfices. Le résultat opérationnel d’activité grimpe de 26,3%, à 23,7 millions d’euros et représente désormais 8,1% du chiffre d’affaires. Quant au bénéfice net, il atteint 13,1 millions d’euros (+25,1%).

 

L’explication de ces beaux résultats réside notamment dans le succès obtenus à l’international, où les marges sont plus élevées (70,8% de marge opérationnelle contre 6,8% en France) : l’activité hors de l’hexagone a augmenté de 21,8% en un an et représente désormais près de 32% du chiffre d’affaires total.

 

Le groupe bénéficie toujours d’une situation financière confortable. Si la trésorerie nette a baissé de 16,7 millions d’euros à 8 millions seulement entre la fin du premier semestre et la fin de l’exercice, c’est en raison du décaissement lié à la dernière acquisition, annoncée début avril. Grrâce à l’intégration de l’allemand Rücker Aerospace et de ses 17 millions d’euros de chiffre d’affaires, SII devrait dépasser dès l’exercice en cours les 35% de chiffre d’affaires à l’international, ce qui devrait à nouveau avoir un effet positif sur les marges. En témoignage de cette confiance dans l’avenir, le groupe a relevé de 0,07 à 0,08 euros son dividende par action, ce qui représente un peu plus de 1% de rendement. En valeur d’entreprise, l’action se paye 7 fois le bénéfice opérationnel annoncé et devrait saluer demain ces beaux résultats.

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 12:19

En recul de 16,9% au premier trimestre 2014, le chiffre d’affaires de la société de services informatiques Devoteam est en apparence très décevant. En réalité, il porte la trace d’un recentrage de l’activité qui a amené le groupe a céder plusieurs filiales, dont le pôle T&M (environ 40 millions d’euros de chiffre d’affaires) qui apparaissait encore dans les comptes du T1 2013 et a été vendu à Ericsson depuis. Autre facteur impactant le chiffre d’affaires, la filiale hollandaise Between, moteur de recherche de compétences informatiques, a récemment changé de mode de reconnaissance des revenus. Au final, en excluant ces facteurs, Devoteam indique que ses revenus sont en fait en légère hausse de 1,5% au premier trimestre 2014.

 

Si le groupe souffre en Europe du Nord (-3% à données comparables), il enregistre une hausse d’activité de 1,1% en Europe centrale et de 18,3% sur la petite activité en Turquie et au Moyen-Orient. En phase de restructuration, Devoteam n’affiche pas en ce début d’année un net regain de croissance, à la différence de Steria ou Sopra. Mais son taux d’utilisation des ressources interne, en très nette hausse par rapport au T1 2013, à 82,7%, laisse espérer une augmentation de la rentabilité opérationnelle, voisine de 4,5% selon la société. Par ailleurs, Devoteam annonce de premiers contrats en Allemagne et en Norvège dans le cas de son partenariat avec l’américain ServiceNow.

 

Symboliquement, Devoteam annonce la forte hausse du dividende proposé (25 cents par action au titre de 2013, contre 10 cents un an avant). Il faut dire que le programme de cession d’actifs lui a permis de retrouver une santé financière très bonne, avec une trésorerie nette de 36,4 millions d’euros fin 2013.

 

Après une ouverture en nette baisse ce matin, mais dans un volume infinitésimal, le titre ne recule plus que de 0,27% vers midi, à 18,60 euros. Il faut dire que, s’il a progressé de 41% depuis janvier, le cours ne valorise Devoteam qu’à 152 millions d’euros, soit un tiers environ du chiffre d’affaires. C’est peu dans un contexte de reprise de l’économie et surtout du cycle de fusions-acquisitions. Le rapprochement en cours entre Steria et Sopra a montré que d’autres acteurs, comme Atos, sont aussi à l’affût de croissance externe. Or, en France, Devoteam fait indéniablement partie des sociétés informatiques visibles, ce qui contribue à soutenir le cours. Reste que dans le secteur, une OPA ne se conçoit que si elle est amicale. A suivre.

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 13:51

sopra.pngAprès l'annonce du projet d'offre publique de Sopra sur Steria, le 7 avril dernier, le marché a encaissé le coup. le 9 avril, à la reprise des cotations des deux titres, Sopra avait ainsi lâché 11,3% dans la séance, pour clôturer à 76,40 euros. Lors deux jours de bourse suivants, l'action abandonnait encore quelque 3%.

 

Mais depuis le 16 avril, Sopra a repris une trajectoire haussière, comme le montre le graphique ci-dessus. En vérité, le gap baissier de l'annonce est presque refermé. A 84,42 euros, le titre cote seulement 2% au-dessous du cours d'avant l'annonce. Le marché semble digérer l'opération annoncée, qui devrait se clore en juillet. Son issue ne fait guère de doute, l'opération étant amicale et la probabilité d'une surenchère quasi-nulle : les offres hostiles sont en effet extrêmement rares dans le secteur des services informatiques.


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