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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 17:53

Quoi de plus normal que de voir Soitec parmi les gagnants de l'année. Voilà une valeur boursière où la composante psychologique est déterminante !


(newsfinance.fr) - Tout d'abord, Soitec appartient au secteur particulièrement volatil des semi-conducteurs. Début mars 2009, lorsque que le marché tombe au plus bas, on vient d'apprendre que les ventes mondiales de semi-conducteurs ont plongé de 29% entre janvier 2008 et janvier 2009. A cette époque, rappelons-nous les médias et les économistes nous harcèlent quotidiennement de comparaisons entre la crise financière et la Grande Dépression de 1929 ! Si les semi-conducteurs ont déjà dévissé à un rythme annuel de près de 30% et que, par la suite, l'économie globale plonge de 10 ou 15%, le pire est à craindre. La seule lueur d'espoir est alors dans le niveau très bas des stocks.

Pour Soitec, la journée du 3 mars 2009 se clôture sur un cours de... 1,99 euros ! Le titre vaut alors moins que son plus bas de 2003 et sans doute certains "chartistes" auront-ils vu ce jour-là un signal négatif dans ce franchissement à la baisse des 2 euros.

Pourtant, Soitec n'ira pas plus bas et dépassera même les 12 euros en octobre, avant de revenir en arrière. On souhaite toujours du courage à ceux qui tentent de valoriser une telle entreprise sur une base fondamentale, étant donnée la très forte volatilité des résultats. Soitec a ainsi enregistré une perte de 19,4 millions d'euros au premier semestre de l'exercice 2009/2010.


Mais on peut voir des signes encourageants dans les annonces récentes de diversification, notamment dans le solaire (lire notre article). Voilà qui pourrait aider à lisser un peu l'activité.

Pour 2010, on nous prédit une croissance du marché des "semi" de plus de 20% cette année. A suivre...


En attendant, Soitec a progressé de 410,8% en un an.

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 17:52

La valorisation du groupe chimique a été multipliée par 7 en un an. On peut dire que Rhodia a surpris son monde, car les analystes suivant la valeur n'auraient pas parié sur un tel rebond.


(newsfinance.fr) - Le 27 février 2009, alors que le titre Rhodia avait clôturé la veille à 2,84 euros, Crédit Suisse maintenait son avis à "sous-performance" sur le titre, avec un objectif de 2,50 euros. L'analyste considère alors qu'il ne faut pas payer l'entreprise plus de 2,4 fois les bénéfices qui viennent d'être annoncés au titre de 2008, ce qui peut sembler particulièrement timoré ! Le marché, cependant, lui donnera brièvement raison, le titre marquant un plus bas annuel à 2,02 euros, le 9 mars. Mais, dès le 2 avril 2009, il refranchit la barre des 3 euros.


Six jours plus tard, le titre vaut 3,33 euros lorsque Natixis, qui n'avait pas autant cédé au pessimisme auparavant, indique dans une note que le premier  trimestre 2010 devrait être le point bas, le deuxième étant appelé à marquer une amélioration. Le raisonnement est correct : Rhodia subira 134 millions d'euros de perte nette au premier trimestre, 40 millions seulement au deuxième. Mais la conclusion de l'analyste est déconcertante : il abaisse son objectif de cours de 5,25 euros à 4,25 euros.

Mauvais calcul, mais l'honneur est sauf, car la recommandation reste à l'achat. Le titre touche les 4,25 euros en une semaine (le 15 avril) et fonce directement jusqu'à la barre des 7 euros, début juin, avant de corriger. Fin juillet, en amont de la publication du deuxième trimestre, l'analyste de Natixis profite de ladite correction pour relever à 7 euros son objectif. Bien vu, car le deuxième trimestre rassure le marché et déclenche une nouvelle phase de hausse.

Pendant ce temps, Crédit Suisse court après le titre ! Fin juillet 2009, il fixe un objectif à 4,50 euros quand le titre en vaut 5,76. Début septembre, il conseille une prise de profits (qu'il n'aura pas contribué à faire faire aux investisseurs) avec un nouvel objectif de 6,80 euros. Rhodia se paye alors environ 8 euros et c'est encore raté ! Le titre a encore doublé depuis.


Durant la crise, la valorisation de Rhodia  a sans douté été victime de son passé sulfureux et de son image de société éternellement en restructuration. Pourtant, l'année 2009 se solde par une perte nette de 132 millions d'euros. Rien à voir avec les déficits abyssaux de 2004 et 2005 (plus de 600 millions d'euros pour chacun de ses exercices). Et le dernier trimestre a même vu un retour aux bénéfices. Bravo à ceux qui ont cru à un tel retournement il y a un an... ils ont multiplié par 7 leur investissement.... +598,6% pour être plus précis !

Ceux qui ont préféré la valeur suivante n'ont fait, eux, que "fois cinq".

Accéder à la valeur suivante.

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 17:48

Retour sur une année folle ! Il y a exactement un an, le CAC40 touchait son plus bas niveau depuis mars 2003 ! Le 9 mars, l'indice clôturait ainsi à 2519,29 points. Un an après, le traumatisme profond de la crise financière semble bien loin.


Depuis un an, le CAC40 a en effet rebondi de 55,2%, aucune des valeurs qui le composent n'ayant enregistré une baisse sur la période. Du côté de l'indice SBF250, qui regroupe les 250 valeurs les plus liquides de la cote parisienne, le rebond est même un peu supérieur : +57% en un an.  Au sein de cet indice, 76 valeurs ont au moins doublé en un an et elles sont même 15 à avoir vu leur valorisation au moins tripler.

Qui sont les meilleurs performers du marché depuis un an ? Voici cinq valeurs gagnantes du rebond : elles appartiennent à des secteurs divers mais ont en commun de montrer une forte sensibilité au cycle économique ou apaprtiennent au secteur "coeur de réacteur" de la crise... la finance.

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 12:16
La société de gestion d'actifs de Groupama prédit une croissance "molle, mais franchement positive" pour 2010, ce qui lui permet d'espérer une hausse - modeste - du CAC40 d'ici la fin 2010.

Après une année 2009 où la résistance des résultats des entreprises a très agréablement surpris, notamment en Europe, du fait de la grande réactivité des plans de réduction de coûts, l'année 2010 devrait montrer une progression assez impressionnante des bénéfices.

Groupama AM rappelle ainsi que les bénéfices sont attendus en progression de 27% pour les sociétés européennes et même de 30% aux Etats-Unis. Cette dynamique s'explique par une croissance qui reste forte dans les pays émergents (+9,5% estimés en Chine, par exemple), ce qui profite aux grandes entreprises européennes, largement mondialisées. Un autre effet de la mondialisation est de mutualiser les capacités de production à l'échelle de la planète, ce qui peut se traduire par des surcapacités durables dans certains domaines. De cela, il devrait résulter une croissance sans inflation notable.

Cette absence de tensions inflationnistes continuera à favoriser le marché obligataire, également soutenu par une demande forte de la part des investisseurs, qui le préfèrent aux produits monétaires offrant une rémunération proche de zéro.

Cette "concurrence" limite sans doute par ailleurs le potentiel de hausse des actions. Groupama AM anticipe ainsi un CAC40 à 4.100 points en fin d'année, ce qui ne représente guère que 5,7% de hausse sur le niveau actuel de l'indice.

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 07:43
Le spécialiste de la gestion d'événements publiera ce soir ses résultats 2009. Ils porteront la trace des réductions de budgets qu'ont engagés les clients de secteurs industriels comme l'automobile. Mais la rentabilité devrait rester satisfaisante.

Rappelons que GL Events a vu son chiffre d'affaires reculer de 4%, à 581,4 millions d'euros. Il a souffert particulièrement au deuxième semestre, avec un recul de l'activité de 9,9%, à 281 millions d'euros.

En conséquence, le bénéfice d'exploitation devrait marquer un net recul, alors qu'il avait progressé au premier semestre. Le consensus des analystes attend ainsi un résultat opérationnel de 45 millions d'euros au titre de 2009, en recul de 15,3% par rapport à 2008. Et le bénéfice net est estimé par la communauté financière à 21 millions d'euros, soit une marge de 3,7%, contre 4,7% en 2008.

L'année 2010 s'annonce comme celle du retour à la croissance pour GL Events : la société a ainsi signé un contrat de 40 millions d'euros dans le cadre de l'organisation de la Coupe du Monde de Football. Par ailleurs, événement fort symbolique pour la communauté boursière, GL Events reprendra courant 2010 la gestion du fameux Palais Brongniart, siège historique de la bourse de Paris (lire notre article précédent).

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 22:43
Le bénéfice net du site féminin a reculé de 12% en 2009, à 5,6 millions d'euros, malgré un chiffre d'affaires en hausse de 17%, à 28,8 millions d'euros. Aufeminin reste cependant très rentable.

Le développement international d'Aufeminin.com pèse sur les marges. En 2009, le groupe a en effet lancé deux nouveaux sites en Allemagne, ainsi que son activité de logiciel d'affichage de publicité en ligne, et ouvert une version polonaise de son site amiral.

Cette poursuite de l'internationalisation se lit clairement dans le chiffre d'affaires, puisque l'activité hors de France a cru de 74% en 2009 et représente désormais 39% du total. Et si la rentabilité est en baisse d'une année sur l'autre, elle reste très forte et à même progressé entre le premier semestre 2009 (29,6% de marge d'exploitation) et le second (31,1%).

Le bénéfice net 2009 révèle ainsi une marge de 19,6% et conforte la solidité financière d'Aufeminin.com. Le groupe disposait ainsi à fin décembre 2009 d'une abondante trésorerie nette de 21 millions d'euros. Il se fixe pour objectif d'améliorer sa rentabilité en 2010, grâce notamment au développement de SmartAdserver (logiciel d'affichage de publicités en ligne) et au développement des campagnes publicitaires à l'international.

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 18:38
Exactement en ligne avec le chiffre d'affaires, le bénéfice d'exploitation de la société internet a progressé de 28% en 2009, à 7,1 millions d'euros.

Le guide d'achat en ligne maintient ainsi à 31% sa marge d'exploitation. Grâce à l'acquisition de dooyoo, il réalise désormais 27% de son activité en dehors de France, soit 6,1 millions d'euros. Le résultat net, lui, affiche un léger recul (-6%, à 3,3 millions d'euros), ce que le groupe explique par l'amortissement des écarts d'acquisition et des frais exceptionnels engagés lors de la tentative de prise de contrôle de la société par GoAdv.

La stratégie de LeGuide.com reste de devenir le numpéro 2 européen de son marché, ce que la société entend réaliser à la fois par le développement de ses actifs actuels et une croissance externe ciblée. Elle en a les moyens, car sa santé financière est toujours aussi éclatante, avec une trésorerie nette de 15,9 millions d'euros au 31 décembre 2009, ce qui représente un quart de la capitalisation boursière actuelle.

Pour 2010, LeGuide s'attend à une nouvelle croissance de son audience et de son activité, sans toutefois la chiffrer. Elle entend aussi maintenir un hait niveau de rentabilité. Le marché devrait réagir positivement à ces chiffres demain.

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 12:09

La fusion entre Ciments Français et son actionnaire de contrôle Italcementi avait été bloquée en 2009 par les porteurs d' "US notes" américains. Le succès de l'offre lancée par l'Italien sur ces titres pourrait relancer le processus.

Les résultats 2009 de Ciments Français sont globalement en ligne avec les attentes. L'excédent brut d'exploitation a ainsi reculé de 11%, à 909 millions d'euros, en ligne avec la baisse de 11,7% enregistrée au niveau du chiffre d'affaires. La très légère hausse du taux de marge provient des réductions de coûts un peu supérieures aux prévisions (170 millions d'euros, contre 150 millions d'euros anticipés).

Ces réductions de coûts se poursuivront à un rythme moins élevé en 2010, exercice que le management présente de manière plutôt pessimiste : baisse des prix, baisse des volumes et possible hausse des prix de l'énergie !

Malgré cela, le titre grimpe ce midi de près de 4%, à 72 euros. Le marché spécule sur un possible retrait de la cote de Ciments Français par son actionnaire à 81%, l'italien Italcementi. Le processus était sur les rails en 2009 mais avait avorté suite à un désaccord des porteurs américains d' "US Notes".

Justement, Italcementi a lancé une émission obligataire de 2 miliards d'euros afin, notamment, de racheter ces titres (leur montant total atteint 500 millions de dollars). Si l'opération réussit, l'actionnaire de contrôle pourrait lancer une OPR sur Ciments Français, les 19% du capital qui lui manquent étant actuellement valorisés un peu moins de 500 millions d'euros.

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 16:00

ACCORLes choix de valeurs de Philippe Brugère-Trélat, gérant des fonds Mutual Series chez Franklin Templeton (lire l'article), nous ont emmené hier et ce matin de la Grande-Bretagne (Vodafone) au Danemark (Moeller-Maersk), en passant par l'Allemagne (Daimler). Serait-il allergique à l'hexagone ? Que nenni !

La dernière des quatre valeurs que nous avons passées en revue avec lui est bel et bien française. Il s'agit du groupe hôtelier Accor. Philippe Brugère-Trélat estime le potentiel lié à la nouvelle stratégie du groupe. Accor a décidé de séparer en deux sociétés distinctes : l'hôtellerie d'un  côté et les activités de services (tickets-restaurants) de l'autre (lire notre article à ce sujet).

"Tout le monde se focalise sur ce spin-off, mais de n'est pas le plus important", corrige Philippe Brugère-Trélat. il entend par là que c'est surtout la stratégie du groupe au sein de sa branche d'hôtellerie qui est surtout porteuse de potentiel. En effet, Accor a démarré un programme de cession de certains de ses hôtels à des sociétés foncières dont elle va rester le locataire sur de longues durées, le loyer étant indexé sur le chiffre d'affaires. Un moyen de diminuer et de variabiliser ses coûts, en se concentrant sur son métier de base, la gestion hôtelière (lire notre article).

Là encore, le catalyseur est déjà à l'oeuvre et le gérant en attend les effets assez rapidement.

Les autres choix de Philippe Brugère-Trélat : 1 - 2 - 3

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 11:00

Nous avons fait connaissance vendredi avec Philippe Brugère-Trélat, gérant des fonds Mutual Series chez Franklin Templeton (lire l'article). Voici la troisième valeur d'une série de 4 titres qu'il affectionne particulièrement en ce moment.

Pour jouer le thème des restructurations, notre gérant affectionne la société Daimler, propriétaire de la marque de prestige Mercedes. Mais, à vrai dire, ce ne sont pas les berlines allemandes de luxe qui lui font jeter son dévolu sur le conglomérat, mais plutôt... les camions !

Mine de rien, Daimler est le plus gros constructeur mondial de poids-lourds, avec 300.000 unités par an. Il est présent en Europe au travers de la marque Mercedes, bien sûr, mais aussi aux Etats-Unis, avec Freightliner, et en Asie, avec Mitsubishi Fuso.

Malgré cette force de frappe, le groupe ne gagne pas d'argent dans les poids lourds : une véritable anomalie ! Mais la récente nomination de Wolfgang Bernhard au comité exécutif du groupe pourrait être un déclencheur important. Passé auparavant chez Chrysler et VW, l'homme a une solide réputation de cost killer !

Une restructuration efficace de la branche poids lourds et des modèles automobiles (classe C et classe E) qui ont trouvé un accueil plutôt bon... voilà de bonnes raisons pour Philippe Brugère-Trélat de s'intéresser au titre Daimler.

Les autres choix de Philippe Brugère-Trélat : 1 - 2 - 4

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