Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 19:19

Les marchés financiers sont-ils efficients ? En ce qui concerne les petites et moyennes valeurs, la réponse semble clairement négative, pour une bonne et simple raison : certaines valeurs sont totalement inconnues des grands investisseurs et même parfois oubliées des petits. Introduite en mars 2006 sur Alternext au prix de 17,90 euros par action, la petite SSII Prodware (25 millions d'euros de chiffre d'affaires à l'époque) a ensuite sombré dans l'oubli, son cours tombant sous les 4 euros début 2009 alors que la planète finance se débattait dans le cataclysme post-Lehman.

 

La valeur a repris un peu d'altitude depuis, sans revoir, ni de près, ni de loin, le cours d'introduction. Mais c'est surtout depuis la mi-novembre 2013 que le titre retrouve des couleurs. Mieux, il enregistre des volumes d'échanges encore jamais vus depuis l'introduction en Bourse. Le mois de janvier 2014 a marqué un nouveau record en la matière, avec 820.000 actions échangées.

 

Il faut dire que la publication des chiffres du T3 2013 est enthousiasmante pour qui s'est penché dessus, avec une progression de 22,5% du chiffre d'affaires, attribuable presqu'intégralement. Cela valide le redressement des diverses filiales acquises auprès de Qurius en 2012 et la stratégie paneuropéenne du groupe, qui réalise désormais 52% de son activité à l'étranger. Les entités allemande et britannique font preuve d'un dynamisme particulier avec une croissance respective de 50% et 142% sur le trimestre. Les résultats 2013 devraient ainsi confirmer la remontée de la rentabilité après le point bas touché au S2 2012 et la communication du chiffre d'affaires, attendue pour le 13 ou 14 février, pourraient apporter de premiers éléments à ce sujet.

 

Un nouvel élément vient par ailleurs conforter la flexibilité financière de l'entreprise, après la baisse de l'endettement déjà constatée au premier semestre 2013. La dette obligataire du groupe vient d'être soulagée de 4 millions d'euros par la conversion de deux lignes obligataires convertibles émises en 2011 au profit du fonds Entrepreneur Venture, soutien financier du groupe depuis 2005 et qui l'avait notamment poussé à acquérir Anélia, ex-filiale d'IBM, en 2007. L'une de deux convertibles arrivait à échéance le 10 février 2014 et l'autre au 1er juillet. Sans doute les 441.600 actions nouvelles émises lors de cette conversion changeront-elles de mains dans les prochains mois. Reste à savoir à quel niveau Entrepreneur Venture acceptera de les vendre. En effet, le chiffre d'affaires de Prodware pourrait approcher les 190 millions d'euros en 2013. Et malgré la remontée du cours (+45% en trois mois), la valorisation semble encore bien modeste : de 6 à 7 fois les bénéfices. Or, forte d'une nouvlle dimension internationale, la société est aujourd'hui un acteur visible de son secteur. Elle apparaît ainsi en huitième place du dernier palmarès Truffle Capital des éditeurs français de logiciels, derrière Cegid, Axway et Linedata. La revalorisation n'ets sans doute pas finie.

Partager cet article

Repost0
24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 13:36

Pour le deuxième exercice consécutif, le chiffre d'affaires du groupe internet a reculé en 2013, pour s'établir à 185,5 millions d'euros (-5%). Alors que l'activité publicitaire est en légère hausse (+1%) sur l'année, c'est le chiffre d'affaires de la division paiements de Hi-Media qui est en berne (-10%, à 96,4 millions d'euros), malgré une hausse des volumes de transaction : dans cette activité très concurrentielle, les marges sont, sans surprise, en recul.

 

Le quatrième trimestre marque certes une inflexion de tendance, mais c'est une "reprise molle" comme disent les analystes d'Invest Securities. Le chiffre d'affaires de la période, à 51,1 millions d'euros, est quasi-étale. La publicité reprend mais sa haisse se limite à 2%. Par ailleurs, la marge brute de la division paiements progresse de 14%, en ligne avec la hausse du volume de transactions, notamment grâce au développement de la monétique.

 

Ce léger mieux reste à confirmer. En attendant l'amélioration des performances financières promise par le communiqué de Hi-Media, les résultats 2013 seront médiocres, après le recul d'environ un tiers du résultat opérationnel courant au premier semestre. Bref, si Invest Securities maintient un avis "acheter " sur Hi-Media, avec un objectif de 2,50 euros, l'action manque de catalyseurs à court terme.

Partager cet article

Repost0
23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 19:18

Préférez-vous investir dans les sociétés européennes à forte capacité exportatrices ou au contraire dans celles qui sont surtout focalisées sur leur marché domestique ? A priori, la réponse à une telle question semble évidente.

 

Oui, mais en 2014, contrairement à ce que la décennie écoulée pourrait suggérer, l'amélioration attendue de la croissance mondiale (3,7% en 2014 contre 3% en 2013, selon le FMI) viendra surtout des pays développés, non des pays émergents, dont certains, comme la Chine, devraient au contraire connaître un ralentissement. Le coup de pouce à la croissance mondiale sera en particulier l'effet d'une zone euro sortant de deux années de récession (-0,4% en 2013) pour retrouver une croissance, même molle (1%, selon le FMI).

Ainsi, Frédéric Meschini, gérant actions d'OFI Asset Management, indique-t-il qu'il surpondère actuellement les valeurs exposées au marché domestique européen et se montre plus sélectif sur les sociétés exportant en dehors de la zone, privilégiant celles qui ont la capacité de préserver leurs marges.

Parmi ses paris actifs du moment figurent le transporteur et logisticien Deutsche Post, le spécialiste des gaz industriels Linde, le pneumaticien Michelin et la banque BNP Paribas.

 

Partager cet article

Repost0
22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 16:53

L'annonce de la cession plus rapide que prévu du contrôle d'Eurosport international à Discovery Communications n'est pas passée inaperçue en Bourse. Ce matin, le titre ouvrait en nette hausse et gagnait jusqu'à 6,1% en séance, pour prendre finalement le chemin de la baisse en début d'après-midi. Pourquoi ?


Certes, la montée de Discovery Communications à 51% du capital d'Eurosport International, déjà attendue après l'accord stratégique signé fin 2012 entre les deux groupes de médias, se fait sur une valorisation qui semble attrayante pour le Francais : 820 millions d'euros, soit environ deux fois le chiffre d'affaires. Cela représente un tiers de la valorisation boursière de TF1, pour une entité qui a contribué à seulement 22% de son résultat opérationnel en 2012.


Mais le marché s'inquiète sans doute de la vente d'un vrai bijou de famille. Eurosport International était le seul véritable bras armé de TF1 hors de France. Retirez-le et vous vous retrouver avec un groupe purement franco-français, donc exposé à une conjoncture économique qui est loin d'être la plus enviable au monde, et même en Europe.


Certes, TF1 ne voit pas son statut de leader français de la TV gratuite remis en cause. Si l'arrivée de la TNT avait, dans un premier temps, eu un impact important sur sa part d'audience, les choses sont désormais stabilisées. En 2013, malgré une offre qui a encore augmenté, la chaîne TF1 a même légèrement augmenté sa part d'audience, à 22,8%, contre 22,7% en 2012. La part de marché très supérieure à 30% appartient au passé, mais c'était une sorte d'anomalie.


Reste que la comparaison de TF1 avec son dauphin M6 est encore et toujours défavorable au premier. Malgré un chiffre d'affaires 1,7 fois plus élevé (au premier semestre 2013), TF1 réalise un bénéfice d'exploitation inférieur de 44% à celui de M6. Surtout, la diversification du groupe en dehors de l'activité de publicité TV reste plus faible que celle de M6. On ne peut donc s'étonner de la légère hésitation du titre, qui a coté ce matin au plus haut depuis avril 2008.

Partager cet article

Repost0
22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 15:04

Hier, le marché a mal réagi aux chiffres trimestriels d'Alstom, faisant plonger le cours de près de 14% dans la séance. Avec des facturations trimestrielles de 4,8 milliards d'euros, le groupe d'énergie et de transport affiche une croissance poussive de 2%, qui est d'ailleurs plus que compensée par un impact négatif de changes.


Certes, la division transport semble se porter à merveille, avec un chiffre d'affaires stable au troisième trimestre de l'exercice 2013/2014, mais des prises de commandes record : près de 2,6 milliards d'euros, soit trois fois plus que sur la période comparable de l'année précédente. Le TGV ? Non, Sire, le métro et le tramway, pour lesquels Alstom a remporté des contrats en Arabie Saoudite, au Chili et au Brésil !

 

Mais cette division représente moins de 30% du CA total et ce qui fâche le marché, c'est la division "centrales thermiques" (44% du CA) dont le groupe indique clairement qu'elle pèsera sur les marges en 2014/2015, l'empêchant d'égaler la marge opérationnelle de 7% attendue en 2013/2014.

 

Dans la foulée de cette publication, les analystes de Crédit Suisse ont abaissé de 24 euros à 21 euros leur objectif de cours, sur la base d'une prévision de marge opérationnelle de 6,8% en 2014/2015 (contre une estimation de 7,1% précédemment). D'après eux, le groupe ne parviendra pas non plus en 2015/2016 à son objectif de marge de 8%.

 

Avec un carnet de commandes représentant 30 mois de chiffre d'affaires et une montée en puissance des activités dans les énergies renouvelables, Alstom conserve des atouts, mais Crédit Suisse ne voit pas de catalystes pouvant soutenir l'action à court terme.

 

Partager cet article

Repost0
21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 18:07

Le groupe de médias féminins vient d'annoncer un chiffre d'affaires de 60 millions d'euros pour l'année 2013, soit une croissance annuelle de 9%. Oui, mais sur les neuf premiers mois de 2013, la croissance était de... 14%.

 

Au quatrième trimestre, Aufeminin a connu un recul de 1% de son activité, et ce malgré un quasi-triplement des opérations d'échanges qui vient améliorer un peu la performance. Aucun souci du côté de l'activité logicielle : SmartAdserver continue de progresser à un rythme assez élevé (+8% à 3,5 millions d'euros au T4). C'est bien l'activité d'édition, autrement dit la pub, qui a failli, avec un repli de 4% au T4. Une contre-performance que le communiqué du groupe s'applique à ne pas expliquer !

 

Il est vrai que l'audience du groupe plafonne. Si elle semble plutôt bien se comporter en France, avec 14,5 millions de visiteurs uniques en novembre 2013, contre 13,3 millions un an plus tôt (selon Médiamétrie/Netratings), l'audience mondiale, mesurée par Comscore, affiche un repli asset net en un an : 46,6 millions de visiteurs en novembre 2013 contre 48 millions un an plus tôt. Or, c'est bien ce chiffre qu'il faut regarder, le chiffre d'affaires d'Aufeminin provenant désormais à 56% de l'international.

 

Certes Aufeminin table sur le maintien d'une rentabilité élevée et compte poursuivre sa croissance en 2014, sans préciser toutefois si elle mise plus sur la croissance interne ou externe. Reste à savoir ce qu'en dira la bourse, après une hausse de quelque 120% en un an, qui a ramené le titre Aufeminin au-dessus du prix de l'OPA de Springer en 2007, avec même un nouveau record historique en séance le 6 janvier, à 38 euros tout rond. L'action est assez chère et après les chiffres en demi-teinte de ce soir, une consolidation serait tout sauf surprenante.


Partager cet article

Repost0
17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 00:08

Avec un chiffre d'affaires de 81,3 millions d'euros en 2013, Netgem réalise une performance tout juste supérieure aux 81,2 millions d'euros de 2012. Et il faut noter que ce chiffre intègre sur trois trimestres VideoFutur, à nouveau consolidé par Netgem. Hors cet effet, le recul serait de 5%.

Le quatrième trimestre, en croissance de 2%, à 23,5 millions d'euros de chiffre d'affaires, peut sembler un peu décevant par rapport à la croissance de 20% enregistrée au trimestre précédent. On note toutefois que la partie internationale reste dynamique, à 19,4 millions d'euros (+11%). Après la zone Asie-Pacifique, le groupe compte se développer sur d'autres pays et indique qu'il s'apprête à lancer sa filiale au Mexique, un pays de plus de 120 millions d'habitants à la démographie dynamique.

Netgem réaffirme ainsi son objectif de doublement du chiffre d'affaires à l'international entre 2011 et 2014, ce qui suggère que l'international représentera cette année à lui seul plus que le chiffre d'affaires total de 2013 (au moins 90 millions d'euros !).

Reste à savoir si l'érosion sera enrayée du côté de la France, où l'activité chute encire de 25% au TA 2013. Netgem indique que l'offre LaBox de VideoFutur compte déjà 15.000 abonnés quelques mois après son lancement : une base installée qui pourrait croître en 2014 et permettre une inversion de tendance en France.

En résumé, la publication est un peu décevante, mais l'ère post-SFR de Netgem se dessine. Avec l'international qui continue à croître, l'éligibilité qux FCPI grâce à la qualification d'entreprise innovante et une trésorerie solide, Netgem semble avoir le temps d'achever sa mue.


Partager cet article

Repost0
14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 09:59

A l'occasion de la publication de son chiffre d'affaires trimestriel, la SSII a révisé en hausse ses ambitions. Le titre est au plus haut.

Comme cela avait été le cas en 2010, Neurones a profité des chiffres du troisième trimestre pour affiner, dans un sens favorable, ses estimations annuelles. Au troisième trimestre, donc, la SSII a maintenu une croissance robuste, à 8,1%, contre respectivement 6,9 et 10% au premier et au deuxième trimestre 2013. Le chiffre d'affaires cumulé à fin septembre atteint ainsi 250 millions d'euros.

Comme à l'habitude, la publication de la société est assez spartiate, mais Neurones en profite tout de même pour réviser légèrement en hausse ses objectifs 2013. C'est désormais un chiffre d'affaires supérieur à 340 millions d'euros qui est visé pour 2013 (soit 5 millions de plus que précédemment), ce qui implique une croissance de 6,4% au quatrième trimestre : un niveau qui semble bien à la portée de la société. Assez logiquement, Neurones table désormais sur une marge opérationnelle de 9% en 2013, soit le haut de la fourchette d'estimations précédemment communiquée.

 

Grâce à ces bonnes nouvelles, qui démontrent une nouvelle fois la résilience du modèle Neurones, notamment fondé sur l'infogérance, le titre marque aujourd'hui un nouveau plus haut historique (vers 11h45, il grimpe de 3,8% à 11,40 euros). Neurones conserve un potentiel d'appréciation. En effet, si on déduit de la capitalisation boursière la pléthorique trésorerie de 89,7 millions d'euros, on se rend compte que la valorisation actuelle représente moins de 6 fois le bénéfice opérationnel, ce qui reste raisonnable.

Partager cet article

Repost0
30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 18:43

Twitter va faire son entrée en Bourse le 7 novembre ! Une comparaison s'impose évidemment avec l'introduction mouvementée, mais finalement réussie, d'un autre réseau social il y a un peu plus d'un an... Facebook. Le drôle d'oiseau va s'introduire sur le New York Stock Exchange, un fait tout sauf anodin, car les soucis techniques qui ont affecté la bonne marche du Nasdaq au moment de l'IPO de Facebook ont laissé des traces.

Pour mieux visualiser ce que représente Twitter en quelques chiffres, voici un extrait de l'infographie que j'ai eu le plaisir de réaliser avec le graphiste Laurent Collier (Collorant Studio) pour Saxo Banque France.

Twitter infog

 

Retrouvez l'intégralité de cette infographie sur le site de Saxo Banque.

 

Partager cet article

Repost0
18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 10:24

Avec un chiffre d'affaires en hausse de 1,1%, à 25,5 milliards de dollars australiens (environ 18 milliards d'euros) et un résultat d'exploitation en progression de 9,8% à 6,4 milliards de dollars australiens, l'opérateur télécom Telstra affiche une bonne forme sur l'exercice 2012/2013 clos fin juin.

 

"La baisse des services premium a été compensée par notre croissance dans la télévision sur IP, c'est-à-dire les ventes de T-Box et les offres Foxtel sur T-Box", explique le rapport annuel. Les services premium, ce sont les offres de télévision payante de Foxtel, équivalent de Canal+ au pays des kangourous. Autrement dit, l'opérateur voit dans la télévision via internet haut débit l'avenir du petit écran et le nombre de ses clients ayant souscrit une offre "bundle" (disons triple play pour simplifier) a d'ailleurs augmenté de 200.000 en un an, à 1,6 million.

Cette orientation stratégique est une bonne nouvelle pour le français Netgem, fournisseur des fameuses T-Box. Jadis très dépendant de l'opérateur SFR, qui représentait l'essentiel de son chiffre d'affaires, Netgem, qui a enregistré un retour de la croissance au troisième trimestre 2013 (+20%, à 24,1 millions d'euros de chiffre d'affaires), sert aujourd'hui essentiellement une clientèle étrangère (84% du CA hors de France).

 

Netgem vient d'annoncer le lancement par l'opérateur irlandais Eircom d'une offre de TV sur fibre optique utilisant sa technologie, offre qui a des vertus low cost par rapport à l'existant. Le fait pour un opérateur de se baser sur une technologie tierce peut être vécu comme une dépendance mais permet une agilité dans un monde où tout bouge vite. Son gros client australien Telstra affiche aujourd'hui des ambitions de développement en Inde. Pour l'instant, il ne s'agit que du marché des entreprises, mais demain ?

Partager cet article

Repost0