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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 21:14


Louis Echelard, directeur général du groupe Sipa/Ouest-France, vient d'être nommé PDG du groupe de presse Spir Communication, en remplacement de Patrick Leleu, démissionnaire.

 

Patrick Leleu avait pris ses fonctions le 31 janvier dernier, remplaçant alors Philippe Léoni, dirigeant historique de Spir Communication. Il aura donc passé à peine plus de 7 mois à la tête du groupe, ce qui est un signe de la crise que celui-ci traverse.

Ancien du Crédit Mutuel, Louis Echelard, arrivé début 2006 dans le groupe Ouest-France (maison-mère de Spir), se retrouve en effet sur un trône quelque peu bancal.  Alors que le groupe jouissait encore en 2006 d'une marge d'exploitation supérieure à 13%, sa rentabilité n'a pas cessé de se dégrader depuis.

Au premier semestre 2009, les comptes ont même viré au rouge sombre (une perte d'exploitation de 34,9 millions d'euros), plombés par des dépréciations d'actifs de 31 millions, certes sans incidence sur la trésorerie du groupe.

Le résultat opérationnel courant, lui, reste certes positif, mais, à 4,6 millions,il enregistre une dégringolade de 87% en un an ! Les activités de presse du groupe souffrent : elles ont généré une perte d'exploitation de 10,4 millions au premier semestre.

Spir doit donc s'adapter à un monde des médias qui change à grande vitesse, ce qui passe par des décisions douloureuses, comme la fermeture du journal d'annonces automobiles La Centrale, effective depuis juillet 2009.

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 18:31


Il y a six mois, nous évoquions ici-même l'attractivité de quelques produits financiers assez discrets cotés sur la place parisienne, les CCI émis par les caisses régionales du Crédit Agricole (voir
notre article du 2 avril 2009). Des titres qui ont nettement rebondi depuis, mais restent de belles valeurs de rendement.

Les Certificats coopératifs d'investissement (CCI) des caisses du Crédit Agricole sont des titres représentatifs du capital de ces banques, mais sont dépourvus de droit de vote et, par ailleurs, souffrent d'une faible liquidité, le marché de ces titres étant essentiellement animé par des particuliers.

Le 2 avril dernier, alors que débutait la saison des dividendes, nous mettions en exergue le fort rendement offert par ces titres. Les quatre CCI que nous mettions en avant (Aquitaine, Brie-Picardie, Morbihan et Normandie-Seine) ont tous connu un parcours favorable en Bourse depuis, leur performance, dividende inclus, s'échelonnant entre 16% pour le CCI Aquitaine et 41% pour Normandie-Seine.

Côté résultats, c'est la caisse de Brie-Picardie qui a le mieux résisté au premier semestre 2009, avec un bénéfice net consolidé en recul de 13,9% seulement contre -26,9% pour Normandie-Seine, -41,2% pour Aquitaine et -53,6% pour la caisse du Morbihan.

Sur la base des dividendes versés cette année, les caisses régionales restent des valeurs à fort rendement (entre 7,6% et 8,7%), mais celles qui ont vu leur résultat reculer le plus fortement risquent évidemment d'être moins généreuses en 2010.

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 14:30

NRJ touche 80% des Français ! C'est ce qui ressort de l'étude "Cross médias 2009" de l'institut de mesure d'audience Médiamétrie.

Plus exactement, c'est NRJ Group qui revendique cette performance. La société exploite non seulement la radio éponyme, mais trois autres stations (Nostalgie, Chérie FM, Rire & Chansons), ainsi que deux chaînes de télévision diffusées à l'échelle nationale (NRJ12, NRJ Hits) et quatre sites internet (nrj.fr, nostalgie.fr, cheriefm.fr, rireetchansons.fr).

Comme son concurrent NextRadioTV, le groupe fondé par Jean-Paul Baudecroux  est engagé dans une mutation profonde visant à le transformer en véritable acteur multi-canal (radio, télévision, internet). Son métier historique, la radio, continue de représenter la plus grande partie du pôle "médias musicaux et événementiel", qui a représenté 59% de l'activité au premier semestre 2009.

Toutefois, le pôle "télévision" connaît une forte croissance (+73,7%), à 19,8 millions d'euros sur le semestre. Il est encore loin de la rentabilité (la marge d'exploitation est négative de 49% !!!), mais le groupe a les moyens de le financer, avec une trésorerie nette qui atteignait 106 milions d'euros au 30 juin. C'est ce qu'on appelle un bilan en béton !

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 11:28

Le groupe de vins et spiritueux affiche une croissance des bénéfices et du chiffre d'affaires, mais la doit surtout au rachat de la vodka Absolut.

Le chiffre d'affaires de Pernod-Ricard sur l'exercice 2008/2009 (clos fin juin) s'est établi à 7,2 milliards d'euros, soit une progression de 9,3% en un an. Cette performance est imputable au rachat du suédois Vin & Sprit, producteur de la fameuse vodka Absolut, consolidé dans les comptes depuis juillet 2008. Les modifications de périmètre ont eu un impact de +12% sur le chiffre d'affaires, partiellement compensé par des effets de change défavorables (-2%) et une décroissance de 0,4% de l'activité à périmètre constant.

Sur les 14 marques stratégiques détenues par le groupe avant l'acquisition d'Absolut (Ricard, Mumm, Havana Club,...), le groupe a souffert d'un recul des volumes écoulés de 4% en moyenne, avec des baisses particulièrement marquées pour la liqueur de café Kalhua (-15%) ou le champagne Perrier Jouët (-13%).

Le résultat d'exploitation courant du groupe a progressé de 21%, grâce à l'intégration de Vin & Sprit (qui a permis un bond de 51% des bénéfices en Amérique) et au dynamisme de l'Asie (les Chinois raffolent du cognac Martell !).

Le rachat d'Absolut a considérablement alourdi l'endettement net de la société, qui représente 10,9 milliards d'euros au 30 juin 2009, contre 6,1 miliards un an auparavant. Faute d'afficher des objectifs chiffrés précis pour l'exercice qui démarre, Pernod-Ricard met l'accent sur le désendettement.

Le groupe poursuit ainsi son programme de cession d'actifs de 1 milliard d'euros, déjà réalisé à 70% à l'issue de la vente, en juillet dernier, de la liqueur Tia Maria. Et il ambitionne de dégager 3 milliards d'euros de cash flows au cours des trois prochaines années.

Ces bons résultats (attendus) et ces perspectives manquant de visibilité à court terme ne déclenchent pas l'enthousiasme du marché. Vers 11h15, le titre recule de 3%, à 51,91 euros. Et si les analystes d'Aurel ETC Pollak conseillent de conserver Pernod-Ricard, c'est avec un objectif de cours de... 46 euros seulement !

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 09:43

Jernbaneverket ! Si vous ne parvenez pas à lire correctement ce nom, sachez simplement qu'il s'agit de l'administration en charge du transport ferroviaire en Norvège... et que Steria vient de signer un contrat évalué à environ 14 millions d'euros avec elle.

Ce contrat, d'une durée de trois ans, est sucsceptible d'être reconduit pour cinq années supplémentaires à l'issue de cette période. Steria sera en charge de la mise en place, puis de la gestion, d'une plate-forme informatique centralisée, ainsi que de la gestion des applications logicielles utiisées par les collaborateurs.

Ce nouveau succès conforte la crédibilité du groupe auprès du secteur public, qui a représenté 27% de son chiffre d'affaires en 2008. Il confirme aussi la bonne santé de ses activités en Scandinavie : au deuxième trimestre 2009, cette zone a connu une croissance interne particulièrement vigoureuse (+20,6%).

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 21:41

Le chiffre d'affaires, ça ne fait pas tout ! C'est particulièrement vrai dans le secteur des services informatiques, comme le démontrent les résultats en forte baisse de Devoteam, malgré une activité stable.

La décroissance interne de l'activité (5,7%) étant exactement compensée par des effets de change favorables, le chiffre d'affaires de Devoteam a été stable au premier semestre 2009, à 228 millions d'euros. Mais le bénéfice d'exploitation est en forte baisse (-40%, à 11 milions d'euros), la marge d'exploitation tombant ainsi de 8% à 4,8% en un an. Et le résultat net plonge de 47%, à 5,9 millions d'euros.

Une SSII embauche des informaticiens dont elle loue ensuite leurs compétences à ses clients : tout personnel recruté et restant sans mission représente donc un coût sans générer de chiffre d'affaires. C'est  justement une baisse du "taux d'utilisation" qu'invoque le groupe pour justifier la baisse de ses marges. Mais l'intégration de Danet, société allemande acquise en début d'exercice, a également pesé.

L'activité a reculé de 8% en France, à 110 millions d'euros, tandis que l'international est en progression de 8% et représente désormais 52% de l'activité consolidée, à 118 millions d'euros.

Pour l'ensemble de l'exercice 2009Devoteam table sur un chiffre d'affaires de 455 à 460 millions d'euros et sur une marge d'exploitation supérieure à 6%. Nous anticipons pour notre part un résultat d'exploitation courant de l'ordre de 26 millions d'euros en 2009, contre 39,5 millions en 2008.

Compte tenu d'une trésorerie nette de dettes qui atteignait 19 millions d'euros au 30 juin 2009, la société reste très solide financièrement. Elle est valorisée environ 5,5 fois notre estimation 2009 de bénéfice d'exploitation (en valeur d'entreprise), ce qui reste très raisonnable, malgré le rebond important du titre depuis le début de l'année (+62%).

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 13:30

C'est l'une des bonnes nouvelles de la publication des résultats semestriels de Vivendi. Sa filiale SFR, devenue un acteur majeur de l'accès internet haut débit, a recruté plus d'abonnés que ses concurrents au deuxième trimestre 2009.

SFR a ainsi augmenté sa base de clients internet de 112.000 au deuxième trimestre, pour atteindre 4,15 millions de clients. SFR est toujours devancé par Iliad et ses 4,4 millions de clients mais effectue un rattrapage assez important. En effet, perturbé par l'intégration d'Alice, Iliad (Free) n'a convaincu que 34.000 nouveaux clients (en données nettes) au deuxième trimestre. Un net décrochage par rapport aux performances historiques du groupe.

Enfin, Orange a vu son nombre de clients haut débit augmenter de 99.000 sur la période : des performances en ralentissement sensible, là aussi.

SFR bénéficie de l'intégration de Neuf Cegetel, qui lui permet de proposer une offre internet à son portefeuille de clients en téléphonie mobile. Un atout, au moment où la croissance du marché de l'accès internet commence à faiblir.

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 12:35

Voici un intermédiaire financier qui ne souffre pas trop de la crise ! Au premier semestre 2009, le bénéfice net dépasse déjà celui engrangé sur la totalité de l'exercice 2008.

 

Viel & Cie a enregistré au premier semestre un bénéfice d'exploitation en progression de 19%, à 76,1 millions d'euros, et le résultat net part du groupe s'établit à 32,7 millions d'euros, contre 17,3 millions au premier semestre 2008 et 31,7 millions sur la totalité de l'année 2008.

Cette belle performance est cependant à relativiser, car elle est imputable à des éléments non récurrents. Au cours du semestre, Compagnie Financière Tradition, la principale filiale opérationnelle de Viel & Cie, a en effet exercé son option de vente sur 15% du capital de la société singapourienne Reset Holding (Pte) Ltd, ce qui se traduit dans les comptes de Viel par une plus-value de 14,6 millions d'euros.

Par ailleurs, le groupe a enregistré un produit net de 19,2 millions d'euros dans le cadre de ses activités de gestion de participations.

Grâce notamment à ses opérations, la trésorerie du groupe grimpe de près de 40% en un an, pour atteindre 419 millions d'euros au 30 juin 2009. Les dettes financières inscrites au passif du bilan représentant 269 millions d'euros seulement, le groupe jouit donc d'une belle solidité financière.

Sauf accident au deuxième semestre, Viel & Cie devrait largement être en mesure de maintenir, voir d'augmenter, son dividende. Celui versé le 22 juin dernier s'élevait à 0,15 euro par titre, soit un rendement de 4,6% au cours actuel.

Vers 12h30, l'action est en hausse de 3,5%, à 3,26 euros, dans un volume d'échanges de 14.766 titres.

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 11:20

Après avoir publié hier soir des résultats semestriels supérieurs aux attentes, Groupe Steria grimpe de 2,8%, à 19,67 euros, ce matin (11h17). Le titre est soutenu par des notes favorables d'analystes.

Ce matin, Gilbert Dupont relève ainsi sa recommandation d' "accumuler" à "acheter", avec un nouvel objectif de cours de 22,7 euros, contre 19,5 euros précédemment. Le courtier estime "satisfaisants" les résultats publiés hier et note que, tout en conservant un discours prudent, Steria laisse entendre que sa marge opérationnelle sur l'année 2009 pourrait s'établir à 6,9% / 7% contre 6,6% précédemment anticipés par le management.

Aurel ETC Pollak est plus enthousiaste à propos de la publication d'hier, jugeant les semestriels "excellents". Il maintient cependant son conseil à "conserver" mais relève ses estimations de chiffre d'affaires 2009/2010 de 3% et, surtout, son objectif de cours de 16 à 21 euros.

Plus circonspects, les analystes de Natixis Securities maintiennent leur opinion sur le titre à "renforcer" et leur objectif de cours à 20,60 euros, bien que le résultat d'exploitation semestriel de Steria, à 55,8 millions d'euros, soit nettement supérieur à leur prévision (52,5 millions), qui figurait pourtant parmi les plus optimistes de la communauté des analystes.

Tous les professionnels semblent cependant s'accorder sur un point : après le rebond de 147% enregistré depuis janvier, le potentiel du titre s'amenuise (15% selon Gilbert Dupont, le plus optimiste).









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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 21:19

On savait le closing de l'opération imminent (voir notre article de ce matin)... c'est fait ! Avec le rachat de la filiale de régie publicitaire du groupe AdLINK, Hi-Media touche désormais une audience de 127 millions de visiteurs en Europe, ce qui en fait un acteur internet de premier plan à l'échelle du continent.

Le groupe présidé par Cyril Zimmermann (en photo) va ainsi pouvoir accélérer sa stratégie de croissance, notamment en ce qui concerne le développement à l'international de sa plate forme de micro-paiement Allopass.

On notera que l'opération se fait sans décaissement immédiat pour Hi-Media ! L'acquisition est payée pour partie en actions (3,94 millions d'actions nouvelles et 795.000 existantes), ce qui fera du groupe AdLINK un actionnaire de référence de Hi-Media (10,7% du capital). Quant à la partie "cash" de 12,2 millions, elle sera réglée en 2011 seulement, car elle fait l'objet d'un crédit-vendeur.

Pour Hi-Media, il reste à prouver que cette acquisition sera créatrice de valeur mais, au moins, elle s'effectue dans des conditions excellentes.

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