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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 16:40

France-qui-exporte.pngA part quelques grandes multinationales, les entreprises françaises ne savent pas exporter. Ah bon ? Certaines démontrent pourtant le contraire de manière éclatante. La preuve en chiffres.

Avec une performance positive de 265% en dix ans, le fonds d'investissement CPR Middle Cap France à de quoi rendre jaloux bien des boursicoteurs, échaudés par les crises financières à répétitions. Eric Labbé, gérant de portefeuilles chez CPR AM, le décrit avec humour comme "un fonds anti-déclinologue, qui devrait être en vente dans toutes les bonnes pharmacies." Pour générer du rendement, le fonds ne va pas chercher des produits financiers très complexes, mais investit principalement dans des entreprises françaises de taille moyenne. Celles-ci ont plutôt mauvaise presse en France, à cause de leur incapacité supposée à exporter, par contraste, bien évidemment, avec leurs homologues allemandes.

 

Des acteurs de niche qui savent même vendre aux Chinois

Mais les chiffres démentent parfois les préjugés. Certes, la France est moins bien pourvue que l'Allemagne en entreprises moyennes (on utilise souvent le terme d'entreprises de taille intermédiaire ou ETI), alors que le nombre de grandes entreprises est similaire dans les deux pays. Mais des entreprises moyennes françaises qui savent vendre à l'étranger, à condition d'en chercher, on en trouve ! "Et pas seulement, contrairement aux idées reçues, dans le luxe ou l'agro-alimentaire, précise Eric Labbé. On trouve dans de nombreux secteurs des sociétés hexagonales réalisant 85% de leur chiffre d'affaires hors de France et ayant des rangs de leaders mondiaux. Elles sont souvent positionnées sur des niches de marché, comme Groupe Gorgé."

La société est spécialisée dans les équipements de sécurité. Elle fabrique notamment des robots destinés au déminage de zones de guerre, des simulateurs de combat et des portes un peu spéciales, qui sont à la fois coupe-feu, anti-explosions et pare-balles tout en stoppant les rayons gamma. Et pour cause... elles sont destinées à protéger les centrales nucléaires, notamment les réacteurs de type EPR où Groupe Gorgé revendique un monopole de fait. Sur ce marché, la société vient d'ailleurs de conclure un premier contrat avec la Chine, pour un million d'euros. Etonnant, non ? 

Lire la suite sur Yahoo Finance

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 10:49

La reprise d'activité évoquée pour le second semestre reste très hypothétique. Un retour du titre de la société d'électronique grand public vers les plus bas de 2012 n'aurait rien d'étonnant.

Bon an, mal an, on était habitué à voir HF Company produire un résultat net de 5 millions d'euros par an. En 2012, la chute a été rude, avec une perte de 11 millions d'euros. Certes, cette-contreperformance doit en grande partie à une dépréciation d'actifs liée à l'acquisition de LEA. Autrement dit, cette perte n'a pas eu d'impact sur la génération de cash de l'année 2012 mais dit simplement : HF Company a payé trop cher LEA !

 

Mais le problème est bien là. Cette acquisition d'une société spécialisée dans les courants porteurs en ligne (CPL), qui permettent de transférer le signal internet dans toutes les pièces de la maison via les fils électriques, devait permettre à HF Company de trouver un relais de croissance à l'heure où son activité de décodeurs TNT est promise à une décroissance inexorable, ce que viennent confirmer les chiffres du premier trimestre 2013. Le pôle digital domestique (incluant la TNT) a enregistré des facturations en recul de 38,3% sur la période, à 7,1 millions d'euros. Mais surtout, loin d'offrir le relais de croissance attendu, l'activité CPL plonge de 79,6% pour ne plus produire que 1,1 million d'euros sur le trimestre. La raison en est connue : la perte d'un contrat avec SFR. Quant à l'activité confortique (alarmes, automatismes de portes), elle est devenue la première du groupe mais subit aussi une décroissance de 8,2%.

 

Au total, le chiffre d'affaires de HF Company continue de se réduire comme peau de chagrin, avec une baisse de 29,8% au premier trimestre, à 22,1 millions d'euros. Et le groupe confirme que la tendance baissière se poursuivra au deuxième trimestre.

 

Si HF Company est parvenu à maintenir une rentabilité d'exploitation positive, mais très modeste, en 2012 (2 millions d'euros, soit 1,8% du chiffre d'affaires), l'équation s'annonce difficile pour le premier semestre 2013. Ce matin, l'action abandonne 2,6%, à 5,65 euros. Sur ses plus bas de 2012, l'action valait 4,60 euros. Un retour sur ses niveaux n'est pas à exclure, étant donné le manque de visibilité actuel. Seule consolation, l'entreprise n'est pas endettée et affichait même une légère trésorerie nette fin 2012.

 

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 17:54

Le portail féminin vient d'annoncer un chiffre d'affaires de 13,2 millions d'euros au premier trimestre 2013, soit une croissance de 21% en un an. C'est un excellent chiffre compte tenu de la saisonnalité de l'activité publicitaire, principale source de revenus d'Aufeminin, le début d'année étant traditionnellement une période de vaches maigres pour le secteur.

C'est d'ailleurs bien l'activité publicitaire qui a dopé la croissance, avec une progression de 24% et 10 millions d'euros de facturations sur le premier trimestre. Moins dynamique, l'activité de vente de logiciels Smart Adserver progresse tout de même de 12%. Surtout, le chiffre d'affaires international confirme sa prédominance dans l'activité d'Aufeminin. Il s'est envolé de 38% en un an et représente désormais 57% du total. Le relais de croissance est bien là alors que la progression d'activité en France est bien plus modeste (+4% environ).

Le doublement du résultat opérationnel est plus difficile à interpréter même si on croit comprendre que les investissements ont été temporairement modéré, avant un accroissement annoncé à partir du deuxième trimestre. Aufeminin laisse clairement entendre que la rentabilité opérationnelle de 30% constatéé sur le trimestre ne doit pas servir de benchmark à ce que sera le reste de l'année. Il n'en reste pas moins qu'Aufeminin confirme ici ses qualités : statut de leader mondial, croissance, rentabilité. Un vrai cercle vertueux.

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 10:47

L'Etat détient directement une douzaine de participations dans des sociétés cotées, dont celle dans Safran, qui vient d'être allégée. Mais combien vaut le portefeuille boursier de l'Etat ?

 

La réponse en image... en cliquant ICI.


 


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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 15:34

FFP-sans.pngC'est un peu la vieille dame qui habite votre palier depuis des lustres, mais dont vous peinez toujours à retrouver le nom. Il faut dire que la société FFP, dont le nom est l'abréviation de Foncière et financière de participations (on a connu plus vendeur !), partage un certain sens de la discrétion avec la famille protestante qui est à son origine. Une famille dont le nom est pourtant connu de tous ! Créée en 1929, la FFP a été introduite en Bourse en 1989, époque où existaient encore les Bourses régionales qui seront ensuite fondues en un marché unique : sa place de cotation était alors Nancy.

 

Mais quelle famille industrielle se cache donc derrière la FFP ? Découvrez-le EN CLIQUANT ICI

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 13:06

Avec un chiffre d'affaires et un résultat net  en légère baisse, Netgem n'a pas à proprement parler connu un exercice 2012 flamboyant. On ajoutera à cela des virages stratégiques difficilement lisibles. J'ai été assez stupéfait de l'accueil réservé par les médias à l'offre publique de Netgem sur VidéoFutur, lancée en janvier ! La plupart se sont contentés de relayer le message de la société, expliquant que ce rachat permettrait à  Netgem d'acquérir une "expertise en télévision connectée". Mais presque personne n'a pris soin de rappeler que c'est la deuxième fois que Netgem achète VideoFutur, ce qui signifie qu'il l'a cédé entretemps.

Netgem semble donc toujours avoir du mal à sortir de son statut de "fabricant de box" pour s'inventer un nouvel avenir. Reste que la société, à ce stade, est à la fois moins sensible qu'avant au marché français, rentable (à 12,3 millions d'euros, le résultat opérationnel courant 2012 représente 15% du chiffre d'affaires!) et riche à millions. 55,2 millions d'euros, pour être exact !  C'est en effet le montant de la trésorerie nette en fin d'année 2012. Et il faut noter que ce chiffre a progressé de 5,2 millions d'euros en un an, malgré l'acquisition de PlugnSurf et le versement de dividendes.

Cette abondante trésorerie représente 63% de la capitalisation boursière de la société. Pour le dire autrement, la valeur d'entreprise conférée à Netgem par le cours boursier actuelle (capitalisation boursière amputée de la trésorerie nette) n'est que de 32 millions d'euros, soit 2,6 fois le bénéfice opérationnel de l'année.

Certes, l'intégration (pardon, la réintégration) de VideoFutur après un peu plus de trois ans de vie séparée laisse augurer un recul des bénéfices en 2013. L'an dernier, VideoFutur n'a en effet que modestement réduit ses pertes d'exploitation (4,6 millions en 2012, contre 5,3 millions en 2011). Pour autant, Netgem a largement les moyens de financer cette acquisition. Reste à savoir si cette nouvelle ambition stratégique est-elle la bonne ! Le pari semble intéressant au moins pour une raison. Il ne semble pas cher payé au cours actuel.

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 15:34

General-Electric.pngAvec ses 145 milliards de dollars de chiffre d'affaires, cette entreprise est le plus gros des conglomérats américains. Au dernier classement du magazine Fortune, c'était la sixième plus grande entreprise du pays, seulement devancée par trois rois du pétrole (Exxon Mobil, Chevron et ConocoPhillips), le numéro un mondial de la grande distribution (Wall Mart) et un constructeur automobile (General Motors). Et elle arrive même en troisième place du classement des plus grandes entreprises mondiales de Forbes, qui prend en compte pour ses calculs d'autres critères que le chiffre d'affaires.

Bienvenue chez General Electric, ou "GE" pour les intimes et les investisseurs. Ces initiales sont en effet le symbole qui désigne l'action du groupe à la Bourse de New York Stock Exchange, où il est coté depuis... 1896 ! Cette même année, General Electric est une des 12 premières valeurs à entrer dans la composition de l'indice Dow Jones nouvellement lancé. Et près de 120 ans plus tard, l'entreprise est la seule parmi ses pionniers à faire toujours partie du plus célèbre des indicateurs boursiers.

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 15:18

C'est du moins l'avis exprimé par BNP Paribas Investment Partners dans son point stratégique hebdomadaire. Le gestionnaire d'actifs maintient sa sous-pondération des actions après un rebond du marché qui lui semble déconnecté des fondamentaux économiques.

BNP Paribas IP relativise les "bons" chiffres de l'emploi américain (recul du taux de chômage à 7,7% enfévrier), rappelant que, depuis près de 3 ans, le nombr ede chômeurs américains ayant cessé de chercher un emploi dépasse celui des chômeurs en recherche active. Surtout, les retours à l'emploi se font souvent sous forme de postes à temps partiel, ce qui ne plaide pas pour une accélération nette des recrutements, notamment dans les petites entreprises, dont les bénéfices sont "sensibles aux effets des récentes hausses d'impôts et coupes budgétaires".

Tout n'est donc pas rose (ou vert !) aux Etats-Unis, tandis que le Japon, sorti de récession, continue de souffrir de ses lourds déficits (budgétaire et commercial) et que les espoirs de retour de la croissance en Europe ne sont pas à attendre avant le deuxième semestre 2013.

BNP Paribas IP voit un risque de déflation en Europe, ce qui pèserait sur les actions. Trop tôt pour y revenir, donc.

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 14:49

En 2012, Altran a fait des bénéfices. Précisément, le bénéfice net atteint 64,6 millions d'euros, soit une marge nette honnête de 4,4%. C'est surtout une amélioration de 110 millions d'euros par rapport à l'exercice 2011, qui avait été pénalisé par plus de 62 millions d'euros de pertes non récurrentes, liées à des dépréciations d'actifs, à des restructurations et à l'impact de cessions au Royaume-Uni et au Brésil.

Le bénéfice d'exploitation courant enregistre une progression à deux chiffres (+10,2%, à 124,6 millions d'euros), soit une rentabilité d'exploitation de 8,6% du chiffre d'affaires en 2012. Une performance obtenue malgré une croissance assez modeste de l'activité (+2,6% seulement). En effet, le spécialiste de la recherche-développement a certes connu une conjoncture porteuse dans les secteurs de l'énergie et de l'aérospatial (plus de 10% de croissance). Mais cela a été contrebalancé par la mauvaise tenue du secteur automobile et surtout du secteur financier, qui est certes le plus petit des cinq domaines d'intervention du groupe mais a particulièrement souffert en France et en Belgique.

Après s'être pris les pieds dans le tapis de la bulle Internet (les fondateurs ont du quitter le navire sur fond de falsifications comptables), Altran a connu plusieurs faux départs. Son plan stratégique 2015 sera peut-être le bon. Il se fixe un objectif de 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires, ce qui passera par des acquisitions, comme celle toute fraiche de la société allemande de conseil et d'ingénierie IndustrieHansa (160 millions d'euros de chiffre d'affaires).

Après une "décennie perdue", l'entreprise semble enfin revenir dans le camp des sociétés "normales".  Mais entretemps, un concurrent a fait son chemin. Si Alten pouvait faire figure de petit poucet par rapport à Altran il y a 15 ans, son chiffre d'affaires atteint aujourd'hui 1,2 milliard d'euros, soit plus de 80% de celui d'Altran. Alten est plus profitable, avec un bénéfice net de 78,1 millions d'euros en 2012 et surtout, dispose d'une trésorerie nette de 58,4 millions d'euros, quand Altran reste affligé d'un endettement net de 169 millions d'euros. Pas étonnant que la capitalisation boursière d'Alten soit supérieure à celle de son concurrent.

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 15:49

Avec près de 80% de son chiffre d'affaires à l'export et même un gros tiers en Asie, voici une société qui répond parfaitement à l'idée que l'on se fait de l'entreprise industrielle allemande moyenne. Mais elle a une caractéristique tout-à-fait singulière : elle vend du vide. incroyable ?

Pourtant, le marché du vide, ce n'est pas rien ! En 2011, les ventes de pompes à vide, accessoires et services liés a ainsi représenté pas moins de 5,2 milliards de dollars au niveau mondial.

Et cette société qui vend du vide mais ne brasse pas que de l'air s'appelle ?????

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