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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 21:00

Certes, les résultats semestriels de la SSII ne sont pas mirifiques, avec notamment un résultat net part du groupe en baisse de 41%. Pourtant, la comparaison avec d'autres acteurs du secteur, comme Cap Gemini, montre que Steria affiche une certaine résistance. Et les perspectives ne sont pas si sombres...

 

Si le chiffre d'affaires de Steria a fondu de 8,3% au premier semestre, à 805,4 millions d'euros, c'est en bonne partie à cause d'effets devises défavorables : à données constantes, la baisse a été contenue à 2,3%. Si l'Allemagne et la France ont particulièrement souffert, avec des reculs respectifs de 7,1 et 4,2%, le groupe a limité la casse au Royaume-Uni (-2,1%) et connu une croissance de 6,2% dans les autres pays d'Europe où il est présent, grâce notamment au dynamisme de la Scandinavie.

Cela n'a pas empêché un net recul (-18,7%) du résultat d'exploitation, à 43,4 millions d'euros, et un plongeon de 41% du résultat net, à 15,9 millions d'euros.

Pourtant, cette publication contient aussi de bonnes nouvelles, notamment sur la situation financière du groupe. Steria a en effet dégagé sur le semestre un cash flow d'exploitation nettement positif (27,1 millions d'euros), ce qui n'était pas le cas un an auparavant : il a ainsi réduit sa dette nette de 100 millions d'euros en un an, la ramenant à 239,9 millions d'euros au 30 juin 2009.

Ensuite, le deuxième trimestre de l'exercice a vu un rebond des prises de commandes (5,8%). A ces succès commerciaux vient s'ajouter un autre : Steria vient d'être choisi par SFR pour gérer son système d'information mobile. Ce contrat est tout sauf négligeable : il représente près de 100 millions d'euros sur quatre ans.

Pour le deuxième semestre, le groupe attend un chiffre d'affaires en recul similaire à celui enregistré au premier et le taux de marge opérationnelle devrait être voisin des 6,9% du premier semestre. Nous tablons sur un chiffre d'affaires annuel de l'ordre de 1,62 milliard d'euros et un résultat d'exploitation de 90 millions d'euros. En valeur d'entreprise, cela valorise Steria à 8,8 fois son bénéfice d'exploitation. Après un rebond de 140% depuis janvier, le titre pourrait donc marquer le pas, la visibiité restant faible dans le secteur informatique.

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 17:09

Jusqu'ici, le parcours d'Alain Weill est une success story exemplaire. Le patron-fondateur de NextRadioTV a bâti son groupe au pas de charge, mutipliant le chiffre d'affaires par 4 entre 2004 et 2008. Mais à l'heure où la crise touche durement le monde des médias, sa situation financière relativement tendue le conduit à lancer une augmentation de capital de 20 millions d'euros.

Le succès de NextRadioTV se fonde sur le redressement réussi des deux stations de radio rachetées par le groupe à ses débuts, RMC et BFM : ce métier de la radio a généré en 2008 une belle rentabilité en 2008 (17,9 millions d'euros de bénéfice d'exploitation, soit une marge d'exploitation de plus de 31%). Grâce à cela et à l'endettement, le groupe a réussi à financer le développement de la chaîne de télévision numérique BFMTV (qui génère actuellement des pertes de l'ordre de 10 millions d'euros par an) et le rachat du Groupe Tests, rebaptisé Groupe 01 depuis, et qui comprend notamment le magazine 01 informatique et le site 01net.

Tout allait bien jusqu'ici, donc, mais la crise est passée par là ! Et le groupe voit ainsi sa principale vache à lait, la radio, donner quelques signes d'essouflement. Au premier semestre 2009, cette activité est restée très rentable, mais son bénéfice d'exploitation a plongé d'un tiers, à 7,2 millions d'euros. Quant au Groupe 01, acquis pour 80 millions d'euros en 2007, il a vu son chiffre d'affaires dégringoler de 25% sur le semestre, à 18,6 milions d'euros, et ses comptes virer au rouge (2,3 millions d'euros de perte d'exploitation, contre un bénéfice de 1,8 millions d'euros au premier semestre 2008), malgré la bonne tenue de l'audience de RMC notamment.

Le résultat net semestriel est donc en perte de 6,2 millions d'euros, signe que le groupe ne parvient plus pour l'instant à financer le développement de la télévision par les seuls cash flows dégagés par ses activités plus matures. Ajoutons à cela le niveau assez élevé de l'endettement (45,2 millions d'euros au 30 juin 2009) et l'on comprendra que NextRadioTV lance aujourd'hui une augmentation de capital de 20 millions d'euros, qui avait été annoncée dès la fin juillet.

Cette opération est libellée au prix de 7,79 euros par action, un prix très en deça du cours actuel (13,70 euros). Les intérêts des actionnaires actuels sont préservés, dans la mesure où l'opération est assortie d'un droit préférentiel de souscription. Les actionnaires ne souhaitant pas participer à l'opération pourront céder leur droit en bourse entre le 1er et le 14 septembre, ces dates correspondant aussi à la période de souscription.

L'opération pourrait permettre au PDG, également principal actionnaire de se renforcer au capital. Quoi qu'il en soit, sa bonne fin est garantie, Alain Weill s'étant engagé à souscrire à hauteur de 8,4 millions d'euros, tandis que le deuxième actionnaire, le fonds Alpha Radio, s'est engagé à hauteur de 4,8 millions. Enfin Marc Ladreit de Lacharrière (Fimalac) souscrira le solde des actions qui ne trouveraient pas preneur, à concurrence de 6,8 millions d'euros.

Quant aux perspectives de NextRadioTV, elles restent brouillées à court terme, notamment en raison de la restructuration en cours au Groupe 01. On en saura plus le 26 octobre prochain avec les chiffres d'activité du troisième trimestre.

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 12:10

Question : quel est le point commun entre Hi-Media, Exonhit Therapeuthics, Netgem, Cybergun et Les Nouveaux Constructeurs ? Réponse : ces valeurs, parmi quelques autres, ont toutes atteint ce matin leur plus haut niveau sur un an glissant. Le groupe présidé par Cyril Zimmermann profite de la forte progression de ses résultats semestriels annoncée ce matin et des objectifs qu'il dévoile pour 2009.

Le bénéfice d'exploitation (avant impact des stock-options) de Hi-Media a en effet bondi de 41,9% au premier semestre 2009, à 7,1 millions d'euros. Il progresse ainsi à un rythme presque deux fois supérieur à celui du chiffre d'affaires (+22,2%).

Malgré la baisse du chiffre d'affaires publicitaire (-5%), le groupe internet réussit à améliorer légèrement son taux de marge brute dans cette activité  (56%, contre 55% un an plus tôt), ce qui s'explique par une plus forte contribution de l'activité réalisée au travers des sites édités en propre par Hi-Media. La division "publishing" représente ainsi 10,6% du chiffre d'affaires consolidé du groupe, contre 9,5% au premier semestre 2008.

Par ailleurs, Hi-Media a également amélioré ses marges dans son autre activité, le micropaiement. Le taux de marge brute grimpe de 25 à 27% en un an, grâce à la forte croissance du chiffre d'affaires (+51%).

Cela peut sembler paradoxal mais, si le taux de marge brute de chaque branche (micropaiement et publicité) est en hausse, celui du groupe recule de plus de 2 points, à 37,8%. Cela s'explique par la contribution plus forte du micropaiement (62% du chiffre d'affaires au premier semestre 2009, contre 50% un an avant), qui est une activité moins rentable que la pub.

Globalement, la très bonne tenue de l'activité, malgré le contexte de crise que traversent les médias, et la maîtrise des coûts, permettent un net rebond du bénéfice net, à 2,6 millions d'euros, contre 1 million seulement au premier semestre 2008.

L'avenir proche de Hi-Media, c'est la finalisation imminente du rachat de Adlink Media, qui donnera au groupe une véritable stature européenne et devrait générer 5 millions d'euros d'économies de coûts. Au passage, le communiqué publié ce matin nous glisse à l'oreille, avec les précautions d'usage étant donnée la faible visibilité économique actuelle,  les objectifs financiers qui ont servi de base à la négociation de cette acquisition majeure : un chiffre d'affaires 2009 de 158 millions d'euros, pour un résultat net de 7 millions.

Le marché a réagi positivement à ces nouvelles et, vers midi, le titre bondit de 6,3%, à 4,38 euros, dans un volume d'échange qui frise déjà les 500.000 titres, ce qui permet déjà de dire que cette séance de bourse est la plus active depuis le début de l'annéeHi-Media se rapproche ainsi de l'objectif de 4,7 euros affiché par Gilbert Dupont dans une note publiée ce matin. Il est vrai que le cabinet d'analyse table sur des prévisions 2009 plus prudentes que les ambitions du management : un chiffre d'affaires de 152 millions d'euros et un bénéfice net de 5,7 millions.

Quoi qu'il en soit, après un rebond de 172% depuis janvier, le parcours du titre devrait se faire plus hésitant d'ici la fin de l'exercice étant donné la valorisation (environ 25 fois les résultats 2009).

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 11:55
Réduite à l'état de penny stock depuis un an environ, la petite SSII reprend du poil de la bête en Bourse à quelques jours de la publication de ses résultats semestriels.

Ce matin, Micropole-Univers grimpe de 9,7%, à 0,68 euro : un rebond d'autant plus significatif qu'il se réalise dans un volume  impressionnant.  Vers 11h55, plus d'un million de titres ont déjà changé de mains, ce qui laisse penser que le record historique enregistré le 7 avril dernier (1,717 million) pourrait être égalé, voire dépassé, ce vendredi.

Micropole-Univers est une société spécialisée dans l'informatique décisionnelle. Elle a enregistré en 2008 un chiffre d'affaires de 92,4 millions d'euros (+17,8%) et un bénéfice net en hausse de 55,3%, à 2,7 millions d'euros.

Après plusieurs années difficiles consécutives à des opérations de croissance externe mal digérées, l'entreprise a ainsi abordé la crise actuelle en bonne santé financière. Au premier semestre 2009, son activité a d'ailleurs fait preuve de résistance, avec un chiffre d'affaires de 46,7 millions d'euros, en croissance symbolique de 1% par rapport au premier semestre 2008, et en baisse de 2,4% seulement à périmètre constant.

Ajoutons à cela une situation financière saine... On comprendra que la valorisation actuelle de Micropole-Univers rest modeste et que le potentiel de rebond reste important.

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 12:12

Le champion français de la publicité Publicis vient de conclure avec Microsoft un accord au terme duquel il va racheter l'agence de marketing numérique Razorfish. Le deal se double d'un partenariat de 5 ans qui se traduira par du business croisé entre les deux sociétés. Et après ?

Quel est le point commun entre Microsoft, leader mondial des logiciels, et Publicis, troisième groupe mondial de communication ? Ils ont tous les deux eu le même rêve, en affichant un objectif commun : réaliser 25% de leur activité dans la communication numérique, à plus ou moins brève échéance.

Pour Publicis, la chose est déjà faite ! Au premier semestre 2009, la communication numérique a représenté 20,8% des revenus et contribué ainsi à limiter le recul de l'activité du groupe. Grâce au rachat fraîchement annoncé de Razorfish, Publicis va pouvoir franchir la dernière marche !

Microsoft avait hérité de cette entité en 2007 en rachetant aQuantive (devenue Microsoft Advertising depuis) pour 6 milliards de dollars, quelques mois avant que Steve Ballmer, directeur général de Microsoft, ne fixe ce fameux objectif de 25% de l'activité dans la publicité en ligne. Le deal conclu cette semaine prévoit que Razorfish sera cédé pour 530 millions de dollars (375 millions d'euros) : une somme qui sera payée pour partie en cash, pour partie par le biais de 6,5 millions d'actions Publicis autodétenues par le groupe.

Le versement en numéraire devrait donc représenter de l'ordre de 200 millions d'euros, à comparer à une trésorerie brute de 3,5 milliards d'euros pour Publicis au 30 juin dernier. Conclusion : l'opération ne nécessitera pas d'augmentation de capital, ce qui est un bon point pour les actionnaires.

Nouveau "fils" de la "famille" Publicis, Razorfish rejoindra l'entité VivaKi, dirigée par David Kenny, l'homme qui monte chez Publicis. Il était auparavant Pdg de Digitas, la première pierre de l'édifice numérique de Publicis, dont le rachat par le groupe de com' avait été annoncé dès la fin 2006. Un joli "coup" à mettre à l'actif de Maurice Lévy ! Cette nouvelle opération permet à Publicis de conforter son statut de leader dans la communication du futur : Razorfish était d'ailleurs convoité par d'autres acteurs du secteur, dont l'anglais WPP et le japonais Dentsu (par ailleurs actionnaire de Publicis).

Au terme des opérations, Microsoft détiendra un peu plus de 3% du capital de Publicis. Mais qu'en est-il de ses ambitions dans la publicité en ligne ? A vrai dire, le groupe fondé par Bill Gates est encore loin d'avoir fait ses preuves face à un Google triomphant. Certes, il dispose avec le logiciel de messagerie instantanée MSN d'un bel actif. Mais la division "online services business" qui l'englobe (ainsi que les activités issues d'aQuantive), n'a représenté que 3,1 milliards de dollars de facturations sur l'exercice clos fin juin 2009, soit à peine plus de 5% du chiffre d'affaires total. Pis, cette division affiche une baisse d'activité de 3,9% en un an.

Comme Yahoo, Microsoft est victime de la domination de Google. Et le groupe a bien compris que ses succès futurs dans la publicité en ligne dépendront de partenariats réussis... ou d'acquisitions. L'accord de 10 ans signé avec Yahoo semble bien démontrer que Microsoft se concentre sur sa compétence d'origine, la technologie (il va ainsi fournir à Yahoo son nouveau moteur de recherche, Bing), laissant à son partenaire le soin de gérer le business de la publicité en ligne.

L'accord Microsoft-Publicis peut aussi être interprété en ce sens : Microsoft continuera à travailler avec son ancienne filiale Razorfish pour ce qui est de la stratégie et du marketing numérique; Publicis utilisera les espaces publicitaires des sites de Microsoft pour les campagnes en ligne de ses clients.

Avant de conclure un partenariat avec Yahoo, Microsoft avait tenté de le racheter. La question d'un rapprochement entre les deux Américains se reposera sans doute un jour. Et elle en pose une autre... Microsoft pourrait-il racheter Publicis au terme de ce partenariat de 5 ans ? Ma foi, pourquoi pas ?

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 16:18

En quelques jours, les trois principaux actionnaires ont annoncé avoir franchi à la hausse un seuil dans le capital de l'éditeur de logiciels de conception de circuits électriques. Et sans débourser un centime !

IGE + XAO a en effet procédé à l'annulation de 172.200 actions autodétenues, soit 9,8% de son capital. Après d'importants rachats de ses propres actions en 2008, la société s'approchait du plafond légal d'autodétention (10% du capital).

Cette annulation a pour effet mécanique de renforcer la part au capital de chaque actionnaire : ainsi, le PDG Alain Di Crescenzo et le fonds d'investissement Alto Invest ont dépassé le seuil de 10% du capital et détiennent désormais 10,6% des titres en circulation chacun. De son côté, l'Institut régional de développement industriel Midi-Pyrénées (IRDI) passe-t-il à 20,65% du capital.

La politique active de rachat d'actions propres a sans doute évité au titre de souffrir exagérément de la crise financière. Entre le plus haut touché en 2007 et le plus bas enregistré depuis (16,91 euros, le 10 octobre 2008), l'action n'a abandonné que 36%... un moindre mal si l'on regarde le comportement de nombreuses autres small caps. Et elle s'est nettement redressée depuis.

Il est vrai que IGE + XAO est une entreprise aux nombreuses qualités : une belle rentabilité (16,8% de marge d'exploitation sur le semestre clos en janvier 2009), une solidité financière indéniable (environ 13 millions d'euros de trésorerie nette) et une bonne résistance de l'activité. Au troisième trimestre (février-avril) de l'exercice 2008-2009, le chiffre d'affaires a ainsi atteint 5,48 millions d'euros, soit une progression de 1% en un an. Bien des sociétés se seraient contentées d'une progression de l'activité symboliquement positive sur la période !

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 13:10

Le titre de l'opérateur télécom grimpe aujourd'hui dans un marché en baisse. Il bénéficie d'un changement de recommandation favorable de la part d'un analyste... et peut-être aussi d'un certain retour à la prudence du marché, alors que la crise actuelle est loin d'être finie.

Grâce à la nouvelle vague de hausse qui s'est dessinée depuis la mi-juillet,  le CAC40 évolue désormais en territoire nettement positif depuis le début de l'année (+7% environ). Mais cette moyenne indicielle reflète des écarts très importants, certains titres des secteurs "toxiques" (banque, automobile) affichant des hausses supérieures à 70% - tels BNP Paribas, Dexia, Peugeot ou Renault - et, à l'inverse, des valeurs défensives pour le moins malmenées : EDF, GDF Suez, Vivendi ou... France Télécom !

Simple accident de parcours ou retournement de tendance ? A quelques encablures de la publication aux Etats-Unis du rapport mensuel sur l'emploi, le CAC40 offre ce vendredi un visage bien différent. Alors que Peugeot plonge de 8% après la dégradation de sa note de crédit par Standard & Poor's, c'est France Télécom qui affiche la meilleure performance de l'indice aujourd'hui, avec un rebond de 2,6% (vers 13h) ramenant le recul du titre depuis le début de l'année à 12% environ.

France Télécom bénéficie d'une recommandation favorable de la part des analystes de JP Morgan : ceux-ci viennent de repasser à l'achat sur le titre, relevant de 19,50 euros à 21,30 euros leur objectif de cours. Voilà qui porte à plus de 21% le potentiel d'appréciation sur la base du cours actuel.

Il est vrai que les résultats semestriels de France Télécom démontrent la belle résistance de son modèle économique en période de crise. Le chiffre d'affaires, à 25,5 milliards d'euros, a diminué de 0,5% seulement à données comparables, alors que le groupe estime à 2,9% le recul moyen du PIB sur ces zones d'activités.

Mieux, grâce notamment à un recul de près de 18% de ses investissements sur le semestre, le groupe a dégagé un cash-flow organique de 4,1 milliards d'euros, soit 12,4% de mieux qu'au premier semestre 2008. Cette performance permet au groupe de confirmer son objectif annuel (8 milliards d'euros de cash-flow, comme en 2008) et laisse même espérer une légère amélioration.

France Télécom n'est valorisé que 10 fois les bénéfices attendus cette année, ce qui est très raisonnable étant donnée la grande stabilité de son activité et de sa rentabilité.




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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 11:23

Alors que les bénéfices de BNP Paribas rassurent, les derniers chiffres de Viel, institution financière un rien plus discrète, ne portent pas non plus de profondes stigmates de la crise financière.

A données constantes, l'activité de l'intermédiaire a en effet reculé de 2,2% seulement au premier semestre 2009. L'évolution des taux de change ayant produit des effets favorables au groupe, le chiffre d'affaires consolidé (506,7 millions d'euros) est même quasi-identique à celui du premier semestre 2008.

Si la contribution de l'activité de courtage en ligne (le groupe est l'actionnaire majoritaire de Bourse Direct, également coté en Bourse) est en recul de 18,5%, cela reste peu significatif à l'échelle de Viel, cette filiale ne représentant que 2,5% de l'activité totale du groupe.

Le pôle d'intermédiation professionnelle (Compagnie Financière Tradition) affiche, lui, une remarquable stabilité : l'activité recule à peine au deuxième trimestre (-0,7%) et affiche même une légère progression sur le semestre (+0,6%).

Ces chiffres augurent favorablement des résultats semestriels qui seront publiés le 31 août prochain au matin. Pour mémoire, Viel & Compagnie avait publié au titre du premier semestre 2008 un bénéfice d'exploitation de 64 millions d'euros et un résultat net consolidé de 34,9 millions.

Ce matin, le marché salue comme il se doit la belle résistance du groupe : vers 11h45, le titre grimpe de 8,9%, à 3,06 euros, après avoir touché un nouveau plus haut annuel de 3,12 euros.

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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 20:30


Iliad reste une société de croissance : son chiffre d'affaires a bondi de 40% à 970 millions d'euros au premier semestre 2009. Mais, en matière de conquête de nouveaux d'abonnés internet, le propriétaire des marques Free et Alice a connu un net fléchissement au deuxième trimestre.

Iliad compte ainsi 4,37 millions d'abonnés ADSL à fin juin 2009, soit 34.000 de plus que fin mars, alors que le rythme de progression de la base d'abonnés était trois fois supérieur au cours des trimestres précédents. Si Free, la marque historique du groupe, a accru sa base de clients de 58.000 nouveaux abonnés, Alice, racheté par Iliad en 2008, a en revanche perdu 24.000 clients. 

Si le leader du marché de l'accès internet, Orange, a lui aussi connu un trou d'air, ce ralentissement pourrait avoir profité à SFR, comme le laisse entendre la formidable croissance de Netgem (lire notre article du 10 juillet), dont la principale activité est justement de fournir à SFR des décodeurs de télévision numérique pour ses abonnés ADSL.

Iliad, quant à lui, peut se féliciter de la progression de son revenu mensuel moyen par abonné, qui s'établit à 36,3 euros au deuxième trimestre, soit 40 centimes de mieux qu'au premier. Une tendance favorable qui permet à l'opérateur de confirmer ses objectifs 2009 : un bénéfice net en "très forte augmentation" par rapport aux 100,4 milions d'euros de l'exercice 2008 et une génération de "cash-flow" libre supérieure à  300 millions d'euros.

Et le groupe vise toujours la barre des 5 millions d'abonnés haut débit en 2011.


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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 09:40

C'est une réalité assez surprenante, mais, au premier semestre 2009, M6 a gagné plus d'argent que TF1, malgré un chiffre d'affaires inférieur de 40%. Une bonne surprise qui explique le rebond du titre M6 ce matin.

Le bénéfice net de M6 a en effet progressé de 1% au premier semestre, à 80,1 millions d'euros, alors que celui de TF1 a plongé de 61%, à 49 millions. Depuis plusieurs années, M6 affiche de meilleurs taux de marges que son aînée, mais cette fois, c'est en valeur absolue que M6 gagne plus d'argent.

Les deux groupes souffrent certes de la conjoncture actuelle et chacun a vu s'éroder sur la période le chiffre d'affaires publicitaire de l'antenne dont il tire son nom. Mais, à ce jeu, la chute est plus prononcée pour TF1 (-23%) que pour M6 (-14%). Et surtout, cette dernière a su mieux que sa concurrente développer des relais de croissance.

Les revenus publicitaires de M6 autres que ceux de la chaîne proprement dite ont ainsi grimpé de 18,6% au premier semestre, grâce aux chaînes numériques, dont W9, et aux activités internet. Quant aux revenus non publicitaires, ils s'affichent également en hausse (+4,2%), tant et si bien que le chiffre d'affaires consolidé de M6 ne recule que de 4,3% sur la période, là où celui de TF1 dégringole de 16%.

Grâce au recul du coût de la grille de programmes, qui avait été exceptionnellement élevé en 2008 du fait de l'Euro de football, M6 réalise une marge nette de 11,8%, contre 11,2% au premier semestre 2008. Celle de TF1 se limite à 4,3%.

Quant à la santé financière, là encore... avantage M6 ! Le groupe affiche au 30 juin une trésorerie nette de 8,3 millions d'euros, alors que TF1 est endetté à hauteur de 820 millions.

Grâce à la bonne résistance de ses résultats, M6 a ouvert ce matin en forte hausse. Vers 9h40, le titre progresse de 3,7% à 13,49 euros.



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