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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 16:04

Copieur ! A l'image du CAC40, HF Company vient d'aligner 9 séances consécutives de hausse en Bourse, une série qui pourrait d'ailleurs se poursuivre la semaine prochaine. Le spécialiste des équipements électroniques vient en effet de démontrer une belle robustesse de ses activités au deuxième trimestre.

 

HF Company a en effet publié un chiffre d'affaires semestriel en infime progression (+0,8%), à 71,2 millions d'euros. Sachant que le premier trimestre affichait à lui seul un recul de 6,9%, cela signifie que le groupe a connu un net retour de la croissance (+8,5%) au deuxième trimestre 2009.

Ce beau rattrapage s'explique notamment par la forte croissance des ventes d'équipements de réception TV numériques, dopées un peu partout en Europe par l'extinction, en cours ou programmée, du signal hertzien traditionnel au profit du signal numérique (la TNT, en France). La réception TV progresse ainsi de 23,8% sur le semestre, notamment grâce à l'Espagne et l'Italie, et représente des facturations de 23,9 milions d'euros, soit le tiers des ventes consolidées de HF Company. Comme l'avait expliqué le PDG Yves Bouget dans nos colonnes (lire l'interview du 22 juin), cette activité va rester dynamique jusqu'en 2011 au moins.

Voilà qui permet de compenser le recul des ventes aux professionnels de filtres ADSL (le groupe est le leader mondial de la fourniture de ces équipements indispensables au fonctionnement du réseaux internet). Victime d'un brutal coup d'arrêt fin 2008, cette activité (Haut-débit) affiche un recul de 20,4% sur le semestre. Mais, après le point bas touché au premier trimestre, elle a montré au deuxième une bien meilleure tenue (voir graphique ci-dessous).


La confortique (automatismes de portails, etc) progresse à un rythme plus modeste (+4,9%), tandis que la branche multimédia est stable.

Sans fixer d'objectifs chiffrés pour 2009, la société laisse entendre que son chiffre d'affaires pourrait être similaire à celui enregistré en 2008 (131,8 millions d'euros). Le cours de bourse, quant à lui, a repassé le seuil des 9 euros : en progression de 48,9% depuis le début de l'année 2009, il affiche encore un net recul (-24,9%) sur un an glissant.

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 11:17

Une stratégie à 360 degrés ! Voilà comment TF1 définit son nouveau positionnement, celui d'un groupe média "multi-canal" (télévision, internet, etc). Pour l'heure, les chiffres du premier semestre montrent que la société reste très dépendante de la chaîne dont elle tire son nom : une vache à lait qui donne quelques signes d'essouflement.

Les chiffres de TF1 au premier trimestre avait sonné comme un coup de semonce, le géant de la télévision subissant sur la période une perte d'exploitation de 12 millions d'euros et parvenant de justesse à maintenir un résultat net symboliquement positif.

A mi-année 2009, le tableau apparaît à peine moins sombre et montre un groupe souffrant doublement de la crise économique actuelle et de son immobilisme stratégique passé. Le chiffre d'affaires du premier semestre recule ainsi de 16%, à 1,13 miliard d'euros, et, dans ce métier marqué par l'importance des coûts fixes, cela se traduit par un recul beaucoup plus prononcé du bénéfice d'exploitation (-78%, à 38 millions d'euros) et du résultat net (-61%, à 49 millions).

Si le groupe a engagé depuis de nombreuses années un processus de diversification de ses activités, le chiffre d'affaires publicitaire de la chaîne TF1 reste sa principale manne financière. Il représente 687 millions d'euros sur le semestre (61% des revenus consolidés du groupe) et a nettement reculé (-23% en un an), ce qui explique le déclin violent de la rentabilité.

Le groupe pouvait espérer grapiller du chiffre d'affaires supplémentaires grâce à l'arrêt progressif de la publicité sur les chaînes du service public, mais il fait aujourd'hui le constat qu'il n'en est rien. Le responsable des malheurs de la "Une", c'est la télévision numérique terrestre (TNT), dont l'essor offre une alternative aux annonceurs. C'est vers ces chaînes plus ciblées que TF1 - et aux tarifs plus attrayants -  qu'ils ont tendance à se tourner.

Et pour cause !  L'audience des chaînes TNT s'accroît rapidement : elles représentaient au total une part d'audience de 15,5% en France en juin 2009, contre 10,8% un an plus tôt. Et le leader TF1, encore si dominateur il y a 3 ou 4 ans, voit son audience s'éroder inexorablement : sa part d'audience a atteint 26,3% au premier semestre, alors que le plancher des 30% semblait, il y a encore peu de temps, infranchissable.

TF1 voit dans le deuxième trimestre des signes d'espoir, avec un rebond de la durée de publicité diffusée sur son antenne au prix, toutefois, d' "ajustements tarifaires", souligne le communiqué diffusé hier. Mais surtout, le groupe a enfin compris la nécessité d'avoir une politique offensive en direction de la TNT, qu'il a si superbement ignorée à ses débuts. Ce changement de cap a un coût, le groupe ayant accepté de débourser 192 millions d'euros pour racheter au groupe AB la chaîne NT1 et 40% de TMC (TF1 en détenait déjà 40%, le solde appartenant à l'Etat monégasque).

Le groupe porte aussi ses efforts sur la réduction du coût de sa grille, mais les chiffres sont encore peu probants : ces charges ont représenté 455 millions d'euros au premier semestre, soit une baisse de seulement 1% (hors événements sportifs spéciaux). D'un autre côté, il mutiplie les accords (avec UGC ou Sony) pour améliorer la rentabilité encore trop faibles de ses activités de diversification.

Cette mue stratégique se fait forcément dans la douleur étant donné le contexte économique. Et si TF1 ne communique pas d' "objectifs" chiffrés pour 2009, préférant dévoiler une "hypothèse de travail" (une baisse de 13% du chiffre d'affaires de 13% en 2009), c'est que celle-ci n'a en effet rien de garanti. Quant au plan d'économies de 70 millions d'euros sur l'année, sera-t-il atteint ?

Alors que l'endettement net du groupe s'est creusé de 115 millions d'euros en un an, pour atteindre 820,3 millions à fin juin 2009, la seule bonne nouvelle tangible qui pointe à l'horizon est l'approche de l'échéance de février 2010 : à cette date, TF1 pourra exercer son option de vente sur sa participation de 9,9% dans Canal+ France et en retirer un minimum garanti de 745,8 millions d'euros. De quoi assainir considérablement son bilan



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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 13:39

Malgré un chiffre d'affaires en recul de 15,4% au premier semestre, à 164,9 millions d'euros, la société d'ingénierie donne des signes rassurants pour la suite de l'exercice 2009.

 

Tout d'abord, la baisse d'activité sur la première moitié de l'année doit s'analyser au regard de deux éléments importants. Tout d'abord, Akka Technologies a acquis en septembre 2007 la société Coframi, qui était alors en grande difficulté. Le redressement de cette entité est passé par l'abandon progressif de certains contrats insuffisamment ou pas rentables, ce qui peut a eu des effets négatifs sur le chiffre d'affaires, mais pas forcément sur les bénéfices.

Deuxième élément ayant marqué le semestre : les constructeurs automobiles ont brutalement coupé tous leurs projets de développement, prenant complètement à revers certains fournisseurs de services, dont Akka. Hors ce double effet, le chiffre d'affaires semestriel afficherait en fait une croissance, certes modeste, de 1,2%.

Surtout, la crise a amené Akka à se repositionner rapidement sur des secteurs plus porteurs que l'automobile, comme l'énergie, le ferroviaire ou les télécoms. Une réactivite qui laisse croire au management de l'entreprise que le point bas dans l'activité a été atteint au premier semestre et que le second sera plus "normatif".

Autre signe de confiance, après avoir gelé les acquisitions l'an dernier, la société reprend le chemin de la croissance externe et vient ainsi d'intégrer la société allemande Octogon, qui a réalisé 6,2 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2008, avec une marge d'exploitation de 8%.

D'autres opportunités d'acquisitions sont d'ailleurs à l'étude, en France cette fois-ci : Akka en a les moyens, avec une trésorerie disponible qui avoisine 70 millions d'euros, un niveau similaire à ce qu'il était fin 2008.

Après avoir ouvert en nette hausse, le titre Akka ne gagne plus que 0,5% en début d'après-midi.

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 09:12

Bien des sociétés tirant leur chiffre d'affaires de la publicité aimeraient afficher actuellement une aussi belle tenue de leur activité que PagesJaunes. La progression de l'activité au premier semestre 2009 (+1,6%) n'est certes pas extrapolable sur l'année, mais permet au groupe de confirmer ses objectifs 2009.

Le chiffre d'affaires semestriel du groupe d'édition d'annuaires imprimés et en ligne s'élève ainsi à 561,7 millions d'euros (+2% en données brutes; +1,6% à périmètre comparable), grâce au dynamisme confirmé des activités internet (+12,2%, à 249,9 millions d'euros).

Car, si la marque PagesJaunes évoque l'image un peu poussiéreuse de notre bon vieil annuaire papier, Jean-Pierre Remy, nouveau directeur général du groupe, confirme qu'internet représentera 40% du chiffre d'affaires consolidé en 2009. Cette proportion considérable est le fruit des modifications tarifaires engagées par son prédécesseur, Michel Datchary, juste avant que n'éclate la crise financière. Un bon timing qui place PagesJaunes dans une situation stratégique plus confortable que certains de ses homologues étrangers, comme le britannique Yell, qui ne réalise pour l'heure que 21% de ses revenus via le web.

Si PagesJaunes ressentira plus fortement au second semestre qu'au premier l'impact du ralentissement économique, le chiffre d'affaires internet devrait être stable sur la deuxième moitié de l'année. Et, malgré le net ralentissement constaté dans la publicité locale, les objectifs 2009 sont confirmés par le management à ce stade : le chiffre d'affaires annuel sera en recul de 2 à 5% et la marge brute opérationnelle se situera entre 500 et 540 millions d'euros, contre 551,6 milions en 2008. De quoi rassurer le marché ! Ce matin, vers 9h10, le titre gagnait ainsi 4,3%, à 7,01 euros.

Endetté à hauteur de 2 milliards d'euros, le groupe tient toujours autant à rassurer sur les marges de manoeuvre importantes dont il dispose vis-à-vis de ses covenants bancaires. Et il a réussi au premier semestre 2009 à améliorer son résultat financier de 37,3%, grâce à la forte baisse du taux d'intérêt moyen de sa dette, ramené de 5,78% à 4,05% en un an.

Nommé en mai dernier au poste de directeur général pour accélérer la stratégie internet du groupe, Jean-Pierre Remy se refuse pour le moment à détailler ladite stratégie et fixe rendez-vous à la rentrée pour en savoir plus sur les nouveaux produits publicitaires et services aux internautes envisagés par le groupe.

Lors de la conférence téléphonique organisée ce matin, il a par ailleurs démenti tout intérêt pour les numéros de renseignements téléphoniques qui, se trouvant en difficultés, seraient à vendre. Celui de PagesJaunes, le 118 008, a généré au premier semestre un chiffre d'affaires de 19,8 millions d'euros, en hausse de 14,5%. La soif d'information ne connaît pas la crise !

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 22:28

Le groupe NRJ, bien connu en France pour la radio musicale éponyme, continue de souffrir sur son métier de base mais poursuit sa diversification, grâce à la montée en puissance de l'activité "télévision".

L'activité française de radio de NRJ Group continue de souffrir de la conjoncture. Au premier semestre, elle a vu son chiffre d'affaires publicitaire reculer de 18,8%, principalement à cause de la diminution des investissements des secteurs transport, télécommunications et services

La radio représente l'essentiel du pôle "médias musicaux et événementiel" du groupe, qui a généré 98,1 millions d'euros de facturations au premier semestre, soit 59% du chiffre d'affaires consolidé de NRJ. Car, si la radio souffre, la télévision affiche au contraire une forte croissance. Cette activité encore en plein développement a vu son chiffre d'affaires bondir de 73,7% au premier semestre, à 19,8 milions d'euros.

Ce pôle "télé" comprend la chaîne TNT généraliste NRJ12 (1,5% de part d'audience nationale), la chaîne musicale NRJ Hits, ainsi que la chaîne locale NRJ Paris, lancée en 2008 et qui revendique le rang de leader parmi les chaînes d'Ile-de-France.

Autre bonne nouvelle, le succès de la comédie musicale Cléopâtre a généré 17,2 milions d'euros, soit près de 95% du chiffre d'affaires du pôle "spectacles et autres productions", lequel enregistre ainsi une progression de... 658,3% en un an.

Ajoutons à cela un recul de 13,2% des activités à l'international et, à l'inverse, une progression de 14,2% des activités de diffusion (via towerCast, NRJ est un concurrent de TDF) : au total, le chiffre d'affaires semestriel du groupe, hors échanges et hors téléphonie mobile affiche une hausse symbolique (+0,7%), à 166,2 milions d'euros.

Une bonne résistance, donc, mais NRJ va continuer de souffrir d'un cruel manque de visibilité, même si le groupe évoque une "légère amélioration de la tendance" en matière de recettes publicitaires au mois de juillet. 

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 19:34
Dans notre article du 27 avril dernier, nous vous prévenions que le solide dividende versé par le site d'annonces immobilières était à peu près le seul point positif concernant la valeur. Le chiffre d'affaires semestriel, en forte baisse (5,9 millions d'euros, -30%), vient confirmer cette théorie.

En effet, les "signes encourageants" évoqué par Entreparticuliers il y a trois mois ne se retrouvent pas dans la publication de ce soir : au contraire, la tendance s'est dégradée entre le premier et le deuxième trimestre, comme on peut le voir sur le graphique. La baisse d'activité était déjà importante sur les trois premiers mois de l'exercice (-23%), mais elle s'est creusée sur les trois suivants, à -37%.

Le net recul du nombre d'annonces payées par les internautes au cours du semestre explique ces piètres performances : il a atteint 29.348 contre 50.387 un an auparavant.

La stratégie de développement de la société reste floue et, une fois encore, le seul facteur rassurant reste le niveau élevé de sa trésorerie, qui atteignait 19,6 millions d'euros au 30 juin. Depuis, elle a déboursé environ 3,9 millions pour le dividende versé début juillet, ce qui lui laisse une marge financière considérable... et devrait empêcher une trop forte baisse du titre demain.
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 19:04

L'activité du guide d'achat sur internet a progressé de 49,2% au premier semestre 2009. Un statut de valeur de croissance que la Bourse apprécie : le cours de Leguide.com s'affiche en hausse de 20% sur un an !

 

Certes, la forte progression du chiffre d'affaires, qui atteint 11,2 millions d'euros au premier semestre 2009, est en partie due à l'acquisition, en juin 2008, de la société berlinoise dooyoo. Mais, à périmètre constant, la croissance reste forte, à 19,1%,  même si elle a fléchi de 22% à 16,2% entre le premier trimestre et le deuxième.

Le modèle économique du groupe étant en grande partie basé sur des coûts fixes, la croissance ne devrait pas dégrader la marge d'exploitation cette année (elle s'établissait à 30% du chiffre d'affaires en 2008) et on peut ainsi extrapoler un bénéfice d'exploitation 2009 de l'ordre de 7,5 millions d'euros, avec un chiffre d'affaires attendu à 23 milions d'euros.

Surtout, dans son nouveau périmètre, Leguide.com, qui restait trop franco-français avant le rahat de dooyoo, réalise désormais 29% de son chiffre d'affaires à l'international et revendique la troisième place européenne sur son marché, avec pour objectif de franchir prochainement une nouvelle marche.

Leguide.com reste une société opéable, comme l'a montré récemment, l'offensive de GoAdv. Ce dernier, à la tête de quelque 12% du capital à l'issue de son raid manqué, reviendra-t-il à la charge ? A moins qu'un autre prédateur ne montre à son tour les dents ! A suivre...

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 11:06


Publicis figure ce matin parmi les plus fortes hausses du de l'indice SBF120. Certes, le groupe de communication vient de publier des résultats en recul sensible, mais il affiche une résistance assez remarquable aux aléas actuels de son métier.


La baisse du marché publicitaire mondial au premier semestre 2009 est estimée entre 13% et 15%, rappelle Publicis dans le communiqué publié ce matin concernant ses résultats du premier semestre. Autant dire que le groupe, numéro quatre mondial du secteur, marque sur des oeufs dans la conjoncture actuelle. Et ce, d'autant plus qu'il a souffert cette année de la défaillance d'un de ses clients, et non des moindres... General Motors ! Un accident qui a conduit Publicis à passer une provision de 9 millions d'euros.

Dans ce contexte particulièrement sombre, les résultats publiés ce matin démontrent une belle résistance du groupe. Le revenu (équivalent du chiffre d'affaires pour les métiers de la communication) a ainsi connu un recul limité à 6,6% à données constantes, pour atteindre 2,2 milliards d'euros. Cette baisse d'activité se traduit par une chute plus prononcée des bénéfices (-19,7% pour le résultat opérationnel, à 257 millions d'euros), malgré les efforts du groupe pour adapter ses coûts.

Cependant, le taux de marge opérationnelle reste élevé, à 13% du revenu, contre 15% un an plus tôt. Et le résultat net demeure largement positif, à 167 millions d'euros, soit une marge nette de 7,6%. Meilleur élève du secteur en matière de rentabilité, Publicis parvient ainsi en période de crise à conserver une rentabilité dont certains de ses concurrents se contenteraient en temps normal. Et le groupe est parvenu à diminuer à nouveau son endettement : la dette nette moyenne a atteint 1002 millions d'euros au premier semestre 2009, contre 1036 millions un an plus tôt.

Les grandes orientations stratégiques du groupe ces dernières années expliquent en bonne partie sa capacité de résistance. Les pays émergents représentent ainsi près de 22% de l'activité et n'ont reculé que de 3,7% au premier semestre, permettant d'amortir le choc. Mieux encore, les activités de communication numérique, où Publicis a pris une place de choix en rachetant Digitas en 2007, ont progressé de 5,7% sur la période.

Publicis constate une dégradation de la tendance entre le premier et le deuxième trimestre, où la baisse d'activité atteint 8,6% à données constantes. Le groupe estime que le point bas est en passe d'être atteint sur la période juillet-août, et espère "une remontée lente" dès septembre, le retour à une croissance positive n'étant attendu, lui, que mi-2010.

Quoi qu'il en soit, Publicis semble avoir les reins suffisamment solides pour se sortir sans encombre de l'ornière, d'autant que la rapide sortie du régime des faillites de son client General Motors est une très bonne nouvelle.

Pour l'avenir plus lointain, la capacité confirmée du groupe à conquérir de nouveaux clients en est une autre. Depuis le début de l'année, Publicis a ainsi repris le budget mondial de Carrefour, que Havas lui avait subtilisé il y a 5 ans, et signé de gros contrats avec China Mobile, BMW, Wrigley ou encore BNP Paribas/Fortis. Au total, les gains nets de nouveaux budgets se chiffrent à 3,2 milliards de dollars sur le semestre, selon le classement Nomura, ce qui place Publicis devant tous ses concurrents.

Vers 11h05, le titre grimpe de 4%, à 22,89 euros, ce qui porte à plus de 24% le rebond depuis le début de l'année.Publicis Publicis

 

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 19:49

Une meilleure "monétisation" de l'international, mais une confirmation du déclin de l'activité en France. Tel est le bilan à tirer du chiffre d'affaires du site féminin au premier semestre 2009.

A première vue, l'activité du groupe d'édition sur internet affiche une bonne résistance. Le chiffre d'affaires s'est établi à 13,6 milions d'euros au premier semestre 2009, soit une progression de 9% en un an. Premier bémol, ce chiffre traduit un net ralentissement entre le premier trimestre (+20%) et le deuxième, au cours duquel l'activité est quasiment étale (+1% seulement).

Mais surtout, la progression semestrielle globale masque une réalité bien différente entre la France, source de la profitabilité du groupe, et les activités internationales. Ces dernières constituent un relais de croissance qui est désormais très significatif : elles ont plus que doublé sur le semestre, pour atteindre 5,3 millions d'euros, soit 39% de l'activité totale d'Aufeminin.com. Cette belle progression a notamment été permise par le quasi-quadruplement des ventes du logiciel de gestion de campagnes publicitaires Smart Adserver à l'étranger. Le chiffre d'affaires publicitaire a aussi nettement grimpé : +56% à périmètre constant et +85% en intégrant l'acquisition d'Onmeda en Allemagne.

Mais la situation est moins brillante en France. Sur le semestre, l'activité y apparaît en recul de 16% (voir graphique) et la dégradation de la tendance est nettement perceptible entre le premier trimestre (-10%) et le deuxième (-20%). Le modèle publicitaire du groupe est construit sur une tarification au CPM (coût pour mille : l'annonceur paye au nombre de bannières publicitaires affichées sur les pages du site). Or, la conjoncture actuelle favorise les modèles dits "à la performance", où l'annonceur paye seulement si l'internaute a cliqué sur la publicité.

Voilà Aufeminin.com, encore adulé par le marché il y a deux ans, jeté aux oubliettes (le titre a pratiquement été divisé 4 depuis l'OPA d'Axel Springer) et contraint de revoir sa copie.

Si le management promet que  "le résultat opérationnel restera élevé" sur le semestre, il faut oublier les taux de marge d'exploitation supérieurs à 50% réalisés en 2006 et 2007. Au premier trimestre, déjà, la baisse de rentabilité était sensible, avec une marge d'exploitation limitée à 23,6% (lire notre article du 22 avril). Il y a tout lieu de penser que le chiffre semestriel sera inférieur à ce niveau.

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 19:09

Pascal Imbert n'est pas du genre à fanfaronner un fanfaron ! Le PDG de Solucom avait annoncé que la croissance serait proche de zéro au premier trimestre de l'exercice 2009/2010 (lire notre article précédent) : elle se chiffre finalement à 2%. Pas si mal !

Le chiffre d'affaires du cabinet de conseil en systèmes d'information s'établit ainsi à 25,8 millions d'euros sur la période (avril-juin 2009), contre 25,2 millions un an plus tôt. Et les chiffres semestriels, attendus le 21 octobre prochain, devraient aussi afficher un taux de croissance positif, affirme le communiqué publié ce soir. Comme sur l'exercice passé, Cosmosbay-Vectis, la dernière acquisition majeure du groupe, a aussi été son talon d'Achille : le taux d'activité de ses ingénieurs s'est établi à 65%, alors que la moyenne du groupe est de 79%.

Solucom poursuit ses efforts pour redresser la rentabilité de cette filiale et vise toujours son retour à une marge d'exploitation de 8% vers la fin de l'exercice en cours. Mais surtout, le groupe maintient les objectifs financiers annuels annoncés lors de la dernière publication financière, à savoir un chiffre d'affaires d'au moins 102 millions d'euros et une marge opérationnelle de 8 à 10%

Pour ce faire, Solucom intensifie ses efforts commerciaux, mais a gelé ses recrutements dans l'attente d'une meilleure visibilité.

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