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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 19:30

L'activité du groupe internet a augmenté de 15% au deuxième trimestre 2009, contre 30% au premier. Un tassement du rythme qui ne remet pas en cause le statut de valeur de croissance de Hi-Media.

En cette période de crise, beaucoup de sociétés aimeraient afficher une telle progression ! Le chiffre d'affaires de Hi-Media a atteint 74,3 milions d'euros au premier semestre 2009, soit une croissance de 22%. Certes, la progression est deux fois moindre au deuxième trimestre qu'au premier, ce qui s'explique par un recul un peu plus prononcé de l'activité "publicité" (-8%, ocntre -5,5% au premier trimestre), mais aussi par un périmètre de consolidation différent (Hi-Media avait acquis Mobile Trend au cours du deuxième trimestre 2008).

Reste que le groupe est beaucoup moins dépendant qu'avant de la conjoncture publicitaire : le pôle micropaiement (Allopass) représente 62% de l'activité du semestre écoulé (contre 50% au cours du premier semestre 2008). Or, cette activité est beaucoup moins cyclique et son potentiel de croissance est loin d'être épuisé.

Hi-Media se consacre en effet au développement international d'Allopass, désormais implanté en Belgique, en Suède, en Espagne, au Portugal et même aux Etats-Unis. D'autre part, la récente acquisition d'AdLink Media lui apporte un portefeuille de nouveaux clients pour cette activité, tout en permettant au groupe d'acquérir une nouvelle dimension dans la publicité en ligne.

En attendant la reprise de ce marché, Hi-Media peut espérer de ce rapprochement des économies d'échelle et fait désormais figure de leader européen du secteur, capable de troucher 126 millions d'internautes (voir aussi notre article précédent)

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 14:15

Vivendi vient de mettre fin aux discussions entamées avec l'opérateur télécoms koweïtien Zain en vue du rachat de ses activités africaines. La Bourse s'en félicite et fait rebondir le titre de plus de 4%.

Une activité très récurrente, un marché relativement peu concurrentiel, un rendement élevé... les grands opérateurs télécoms ont tout pour faire figure de valeurs idéales pour pères de famille. Mais gare à eux s'ils s'écartent de ce tranquille chemin.

Déjà, en juin 2008, les vélléités de France Télécom de devenir un leader de son secteur dans les pays nordiques en rachetant TeliaSonera avaient été battues en brèche par le marché boursier. Le titre avait tant chuté et les oppositions étaient si nombreuses que l'opérateur historique avait du renoncer à cette méga-acquisition. Et l'abandon des discussions avait suscité le 30 juin 2008 un rebond de 7,2% du titre.

L'histoire se répète en quelque sorte un an plus tard avec Vivendi, maison-mère de SFR, qui avait confirmé début juillet son intérêt pour les activités de télécoms détenues par le koweïtien Zain dans une quinzaine de pays africains (lire notre article précédent). L'opération semblait stratégiquement intéressante car elle aurait complété le maillage de Maroc Télécom (également filiale de Vivendi) par une présence en Afrique anglophone.

Mais le prix demandé par Zain (estimé entre 8 et 8,5 milliards d'euros) semble avoir fait achopper les discussions. Voilà qui rassure le marché : le titre Vivendi marque une des trois plus fortes hausses du CAC40 aujourd'hui (+3,8%) !

La Bourse considère comme des valeurs défensives les sociétés de télécoms. Il n'est finalement pas illogique de la voir s'inquiéter dès lors que les opérations projetées par lesdites sociétés réinjecte une dose de risque supplémentaire dans leur modèle économique. Mais cela semble cantonner les acteurs du secteur à des opérations de croissance externe de taille modeste.

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 13:26

Le distributeur d'aciers spéciaux IMS répond parfaitement à la définition de valeur cyclique. Son chiffre d'affaires a ainsi reculé de 55,4% au deuxième trimestre, à 177,1 millions d'euros, ce qui s'explique à la fois par une chute des volumes livrés et des prix.

Dans ses trois principales activités (aciers inoxydables, aciers mécaniques et aciers anti-abrasion), les volumes livrés ont respectivement reculé de 22,8%, 52,2% et 48,1% au deuxième trimestre. Ce manque d'appétit des clients s'est également traduit par une brutale baisse des prix (-29,2%) dans les aciers inoxydables, les autres segments affichant au contraire une bonne résistance, avec des baisses de prix limitées à 3 / 5%.

Entre le premier et le deuxième trimestres, la tendance s'est légèrement dégradée, même si les volumes livrés se stabilisent. Au premier semestre, le chiffre d'affaires s'établit à 389 millions d'euros (-50,8%), pour près de 205.000 tonnes livrées.

La direction s'attend à un volume similaire au deuxième semestre, alors que certains analystes de Gilbert Dupont affichaient jusqu'ici plus d'optimisme. Le cabinet, qui attendait un chiffre d'affaires de 243 millions d'euros au deuxième trimestre, pourrait donc être amené à revoir son objectif de cours de 12 euros, rappelé dans une note publiée ce matin. Et le chiffre d'affaires 2009 anticipé par le consensus des analystes (932 millions d'euros) apparaît désormais difficile à atteindre.

Le marché, lui, a déjà renvoyé le titre sous la barre des 10 euros, qui n'avait plus été cassée depuis le 5 mars dernier. Vers 13h25, IMS perd 6,9%, à 9,50 euros, dans un volume d'échanges relativement peu étoffé. La valorisation a ainsi été divisée par 4 depuis les plus hauts de l'été 2007. IMS entraîne dans sa chute son premier actionnaire, Jacquet Metals (qui détient 29,3% du capital d'IMS). Jacquet abandonne ainsi 1,9%, à 31,98 euros.

Comme le rappelle l'analyste d'Aurel ETC Pollak, chaque variation de 1 euro du cours d'IMS entraîne une variation de 2 euros de l'actif net par action de Jacquet.

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 12:09

Le fabricant de décodeurs de télévision numérique renoue avec l'hypercroissance. Son activité a bondi de 135% au deuxième trimestre, après une progression de 55% "seulement" au premier. Un succès qui doit beaucoup à celui de la campagne de recrutement d'abonnés internet de son principal client, SFR.

Le pôle "solutions technologiques" de Netgem, qui fabrique les fameux décodeurs, a ainsi enregistré un chiffre d'affaires de 36,5 millions d'euros au deuxième trimestre, soit une croissance de 147% (à comparer à une progression de 47% au premier trimestre). Certes, l'évolution future de cette activité est très dépendante des succès commerciaux de SFR, qui en est quasiment l'unique client, mais l'accord de transfert de compétences qui vient d'être conclu tend à démontrer que la solidité de ce partenariat n'est pas remise en cause à moyen terme.

De son côté, l'activité de distribution vidéo ("contenus et services") connaît au contraire un ralentissement de sa croissance, même si celle-ci reste élevée (+57% au deuxième trimestre, contre +183% au premier). Capitalisant sur la notoriété de son enseigne Vidéo Futur, le groupe vient de lancer une nouvelle offre combinant location de DVD, téléchargement légal de vidéos et services de télévision payante, basée sur une carte prépayée.

Au total, le chiffre d'affaires de Netgem a atteint 77,8 millions d'euros au premier semestre 2009 (+88%), ce qui est déjà supérieur au chiffre d'affaires total de l'année 2007. Le pôle technologie pèse toujours environ 90% du total (voir graphique).

Reste à réussir le développement à l'international et, de ce côté, la partie n'est pas gagnée. Bien au contraire, l'activité réalisée à l'étranger a chuté de 70% au premier semestre, pour ne plus représenter que 0,8 million d'euros. Une véritable peau de chagrin.

Mais Joseph Haddad, PDG de Netgem, vient de sortir de sa manche un nouvel atout ! Le conseil d'aministration de Netgem vient d'accepter sa proposition de séparer les fonctions de président et de directeur général. Il ne conservera que la première, la seconde étant désormais confiée à Christophe Aulnette. L'homme est tout sauf un inconnu dans le monde de la technologie. Avant d'occuper très brièvement la présidence d'Altran, il a passé 17 ans chez Microsoft, où il fut président de la filiale française. Surtout, il a l'expérience de l'international, ayant occupé chez le premier éditeur mondial de logiciels plusieurs fonctions de premier plan en Asie.

Pour Netgem, l'heure du développement international a peut-être - enfin ! - sonné.

En attendant, la Bourse, logiquement, accueille avec enthousiasme la publication. Vers 12:10, le titre grimpe de 6,3%, à 2,18 euros, après avoir marqué un peu plus tôt un nouveau record annuel, à 2,23 euros.

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 12:32

Le groupe automobile français a enregistré un recul de 14% du nombre de véhicules vendus au premier semestre 2009. Cette baisse témoigne de la crise mondiale qui touche le secteur, mais certains pays affichent une belle résistance... et pas toujours ceux qu'on croit !

Peugeot a ainsi écoulé 1,587 millions de véhicules au premier semestre, dont 59% sous la marque Peugeot et 41% sous la marque Citroën, qui a mieux tiré son épingle du jeu dans la période récente.

Dans un contexte de crise économique compensé dans certains par des systèmes d'aides au secteur, le marché automobile a souffert dans la plupart des pays, avec toutefois des exceptions, parfois surprenantes. Le marché a reculé de 14,4% au premier semestre en Europe, et de 12,6% en Amérique latine, tandis que la Russie a plongé de 48,9%. Si l'on trouve logiquement certains pays émergents parmi les zones de résistance (Chine : +18,4% pour les véhicules particuliers; Brésil : +4,1%), l'Allemagne affiche un dynamisme étonnant (+22,5%), grâce notamment à une prime à la casse.

En Europe, Peugeot a connu un recul de ses ventes de 14,7%, ce qui correspond à un maintien de sa part de marché globale, à 13,6%. Les gains enregistrés en France et en Allemagne ont été compensés par des pertes en Espagne et au Royaume-Uni.

La conjoncture s'est nettement améliorée au cours du premier semestre, précisément grâce aux primes à la casse instaurées par 13 pays européens. Le marché des véhicules particuliers affiche ainsi un recul de 5,6% seulement au deuxième trimestre, contre -17,4% au premier.

Côté boursier, la nette embellie constatée jusque début juin a pris fin brutalement : depuis le plus haut touché le 2 juin (24,75 euros), le titre Peugeot a dévissé de 32% ! Il reste en hausse de 38% depuis janvier... mais en recul de 47% sur un an glissant.

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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 10:12

Après l'opération stratégique majeure annoncée hier, la Bourse affiche ses doutes, ce qui nous ramène au manque de visibilité actuel du marché de la publicité en ligne.

Hi-Media a connu hier une séance boursière en dents de scie, suite à l'annonce par le groupe du rachat de son concurrent allemand AdLINK Media. Suspendu tout la matinée, le titre a ouvert à 13h en nette hausse (+6,3%), pour finir la journée sur un recul de 2,2%.

Il est vrai que, si cette acquisition donne à Hi-Media une véritable dimension européenne dans le métier de la publicité en ligne, sa cible semble en perte de vitesse et l'enjeu est de savoir si son nouveau propriétaire saura la redresser. La conférence destinée aux analystes à apporté quelques précisions intéressantes.

La panne de rentabilité d'AdLINK Media. La contribution d'AdLINK Media aux résultats de sa maison-mère AdLINK Group (elle-même contrôlée à 82% par United Internet) a été négative de 354.000 euros au premier trimestre 2009, ce qui correspond à une marge d'exploitation de -2,5% environ, contre -0,7% un an auparavant. Cette dégradation s'explique par une chute violente du chiffre d'affaires (-25,4% au premier trimestre) consécutive à la perte en 2008 de trois gros clients.

Le taux de marge brute d'AdLINK est légèrement inférieur à celui de Hi-Media mais la rentabilité souffre surtout de coûts centraux très élevés. Pour y remédier, Hi-Media compte reprendre seulement 150 salariés (sur un effectif actuel de 192) et en redéployer une partie vers sa branche micro-paiement.

Complémentarités géographiques et métier. Un des intérêts de l'opération, outre l'effet de taille, est de faire réellement de Hi-Media un acteur pan-européen de la publicité en ligne. AdLink, très présent en Allemagne et en Espagne, donne aussi à Hi-Media un accès à des nouveaux marchés comme le Royaume-Uni ou l'Italie. le seul pays où l'activité des deux groupes se chevauche réellement est la Belgique.

Cette nouvelle dimension va permettre à Hi-Media de gérer des campagnes publicitaires européennes et le rachat d'AdLINK rééquilibre aussi son offre sur le plan thématique. Très présent sur la cible jeune, Hi-Media se renforce ainsi sur la cible féminine, mais aussi l'automobile.

Concentration. L'opération montre qu'internet est un secteur en voie d'industrialisation. Ayant le vent en poupe sur le métier de l'affiliation, United Internet se focalise sur ce métier et cède par appartements ses activités de régie : après avoir vendu ses actifs en Europe de l'est à Goldbach en 2007, il poursuit ce mouvement en cédant AdLINK Media à Hi-Media. Si le Français s'était plutôt focalisé sur le micro-paiement ces dernières années, cette opération démontre qu'il croît encore au métier de régie publicitaire, mais que celui-ci requiert de plus en plus la taille critique.

Le nouvel ensemble deviendra la deuxième régie européenne avec une part de marché estimée à 5%... le mouvement de concentration dans le secteur ne fait sans doute que commencer.

Hi-Media toujours opéable. A l'issue de l'opération, United Internet détiendra 10,7 % du capital de Hi-Media et on peut se poser la question d'une possible prise de contrôle à terme. Tout cela n'est cependant pas à l'ordre du jour et cette hypothèse est difficilement chiffrable. Hi-Media n'a toujours pas de véritable actionnaire de contrôle et reste une proie potentielle pour un acteur de la publicité traditionnelle ou un groupe internet.

Quel potentiel pour le titre ? Après la forte remontée enregistrée depuis mars, l'action est plus hésitante, à l'image du marché. Si Hi-Media chiffre les synergies potentielles à 5 millions d'euros par an suite à l'opération AdLINK, la valorisation à court terme dépendra surtout de la tenue du marché de la publicité en ligne, qui redevient le premier métier du groupe après l'opération. Et de ce côté, la visibilité reste très faible !

Si Portzamparc affiche un objectif de cours de 3,7 euros, peu éloigné de la valorisation actuelle, Gilbert Dupont est plus optimiste et vise les 4,7 euros (+32%).

A lire également : Opération majeure pour Hi-Media


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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 09:07

La banque estime dans un communiqué publié hier soir que son résultat net sera légèrement positif au deuxième trimestre.


La Société Générale note ainsi que les bonnes performances obtenues, notamment dans la banque de financement et d'investissement, permettront de compenser les effets négatifs subis du fait des resserrements des spreads de crédit (différence de rendement entre les emprunts privés et les obligations d'Etat).

Cette publication en contient pas de réelle suprise, mais le groupe précise qu'il devrait enregistrer un impact négatif de 1,3 milliard d'euros sur les CDS (credit default swaps) détenus pour couvrir ses crédits et les instruments de dettes émis.

Ce chiffre est supérieur aux attentes de certains analystes et, même s'il s'agit d'un impact purement comptable sans incidence sur a trésorerie, il devrait conduire à une  baisse du consensus des analystes sur la Société Générale.

Les analystes de Natixis Securities fixent un objectif de cours de 39,80 euros, légèrement supérieur au cours actuel, mais leur recommandation sur le titre est négative. Le potentiel est faible et le risque, s'il s'est normalisé, n'a pas pour autant disparu !

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 09:16

"La société a un gros potentiel et j'espère pouvoir y contribuer un peu", avait déclaré Michael Kleindl lors de sa nomination au poste d'administrateur de Hi-Media, le 9 mars dernier. Mais l'annonce faite ce matin par Hi-Media du rachat de AdLINK Media montre que cette contribution a été plus importante qu'attendu.

En effet, Michael Kleindl est le fondateur de cette société allemande qu'il a présidé jusqu'en 2003. On peut facilement imaginer qu'il a joué un certain rôle dans la transaction ! AdLINK Media est la branche "régie publicitaire" du groupe AdLINK, dont la principale activité (50% du chiffre d'affaires, soit 25,9 millions d'euros) est une plateforme d'affiliation sur internet, qui continue d'afficher une belle croissance (12% au premier trimestre 2009).

En revanche, les deux autres activités du groupe (la régie publicitaire AdLINK Media, donc, et l'activité de gestion de noms de domaines Sedo) connaissent sur la même période des chutes d'activité respectives de 25 et 21%. La cession de la régie à Hi-Media, dont le groupe AdLINK va devenir actionnaire à hauteur de 11%, est donc pour l'allemand une opération à caractère défensif : il confie son activité en difficultés (et en légère perte) à un concurrent qui résiste mieux que lui dans a conjoncture actuelle. Rappelons que chez Hi-Media, l'activité "publicité" a reculé de 5,5% au premier trimestre, ce qui avait constitué une bonne surprise (lire à ce sujet notre article du 5 mai).

De ce fait, le prix payé semble raisonnable. Il s'élève à 29,4 millions d'euros, soit environ 6 mois de chiffre d'affaires de AdLINK Media. Qui plus est, il ne va pas affecter immédiatement la trésorerie de Hi-Media puisque règlement se fait pour partie en titres (environ 4,7 millions d'actions, dont 3,94 milions d'actions nouvelles) et pour partie via un paiement différé de 12,2 millions d'euros, prenant la forme d'un crédit vendeur à échéance juin 2011.

C'est donc dans de bonnes conditions que Hi-Media va prendre le contrôle d'un business qui lui permet de doubler de taille sur le marché de la publicité en ligne et de se prendre une position forte en Allemagne (le pays représente environ 60% de l'activité de AdLINK Group). Hi-Media chiffre d'ores et déjà à 5 millions d'euros le montant des synergies attendues de l'opération sur son métier de régie publicitaire, mais espère aussi un effet accélérateur sur le développement européen de ses activités de micro-paiement.

Grâce à cette acquisition, le groupe Hi-Media revendique désormais une audience totale de 120 millions de visiteurs par mois, ce qui en fait un leader de dimension européenne. Vers 9h15, le titre reste incotable mais devrait ouvrir en nette hausse.

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 12:10

L'assemblée générale du spécialiste des annonces classées vient d'approuver à l'unanimité le rachat au groupe Figaro de L'Indicateur Bertrand. Un rééquilibrage de l'activité vers l'immobilier, bienvenu en ces temps de déprime pour le marché de l'emploi.

Annoncée début avril, l'opération de réorganisation des activités de petites annonces du groupe Figaro est désormais entérinée. Adenclassifieds, filiale du groupe de médias détenant notamment les sites cadremploi.fr, keljob.com ou explorimmo.com, a reçu l'accord unanime de l'assemblée de ses actionnaires pour le rachat de L'Indicateur Bertrand (annonces immobilières) à sa maison-mère.

Cet actif, qui a représenté 17 milions d'euros de chiffre d'affaires en 2008, sera consolidé dans les comptes d'Adenclassifieds à compter du 30 juin et permettra au groupe de rééquilibrer son activité vers l'immobilier, alors que les sites "emploi" représentaient 78% du chiffre d'affaires l'an dernier.

Ce mouvement semble bienvenu à un moment où les perspectives de l'emploi des cadres se dégradent à grande vitesse. Il y a quelques mois encore, Adenclassifieds tenait un discours rassurant sur le sujet, rappelant que ce marché, moins corrélé à la conjoncture économique que le marché de l'emploi dans son ensemble, avait tendance à résiter en période de crise.

Les derniers chiffres de l'Association pour l'emploi des cadres (APEC) viennent malheureusement contredire cette théorie. En 2009, cet organisme prévoit désormais 145.000 recrutements de cadres en France, soit un recul de 27% par rapport à 2008 : une chute record qui nous ramènerait au plus bas niveau depuis 2003 ! La déprime est encore plus violente pour le marché des jeunes diplômés, avec une baisse attendue à 45%. Et surtout, la véritable reprise n'est pas attendue avant 2013 par l'APEC.

Voià qui ne sera pas sans conséquences sur l'activité d'Adenclassifieds et jette même un flou sur 2009 ! Mais, fort heureusement, la société est solide financièrement. Elle disposait au 31 décembre dernier d'une trésorerie nette de 53,5 milions d'euros, que l'acquisition de L'Indicateur Bertrand a à peine dégradée. L'opération est financée à hauteur de moins d'un million d'euros en cash et, pour le solde, par émission de 541.905 actions nouvelles.

Au terme de l'opération, le Groupe Figaro détient 76% du capital, contre 74% auparavant. Le prélude à un futur retrait de la cote ? 


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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 12:46

Seulement six valeurs du CAC40 résistent à la baisse de l'indice aujourd'hui. Parmi elles, Alstom (lire notre article) et Vivendi, qui affiche vers 12h45 une modeste progression de 0,6% (contre -1,3% pour le CAC40), grâce à sa filiale SFR.

Frank Esser, patron du deuxième opérateur télécoms français, a en effet déclaré que le deuxième trimestre avait été "très bon" pour sa société, tant dans le fixe (SFR a absorbé NeufCegetel en 2008) que dans son activité historique de téléphonie mobile.

Signe de ce succès, SFR dit avoir vendu plus de 200.000 iPhone depuis le 8 avril, date de début de commercialisation par SFR du célèbre smartphone d'Apple.

Le chiffre d'affaires de Netgem, attendu le 9 juillet prochain, donnera un autre indice de la performance trimestrielle de SFR. L'écrasante majorité du chiffre d'affaires du petit équipementier télécoms se fait en effet au travers de la fourniture de décodeurs de télévision numérique à SFR (lire également à ce sujet notre article du 15 mai).

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