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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 11:48

Le fabricant de trains serait en négociations exclusives avec la SNCF pour un contrat portant sur le remplacement de 1.000 rames de TER et représentant au total un montant de l'ordre de 15 milliards d'euros, selon les informations publiées par Le Figaro.

 

Ce contrat pourrait s'étaler sur 10 ans, l'officialisation de la première tranche, portant sur 100 rames, étant attendue avant la fin du mois de juillet. Reste à savoir si le contrat sera entièrement préempté par le groupe français ou partagé avec un autre acteur, comme Bombardier, ce qui est généralement le cas dans ce type de méga-contrats.

Dans sa totalité, le montant de ce projet représente 80% du chiffre d'affaires réalisé l'an dernier par Alstom (18,7 milliards d'euros). Et son gain assurerait une belle visibilité sur l'activité des prochains exercices.

Pour l'instant, le titre réagit modestement à ces nouvelles : vers 11h45, Alstom gagne 1,7% à 43,60 euros, dans un marché certes baissier (-1,1% pour le CAC40). A suivre...

 

 

 

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 16:58

Le chiffre d'affaires du premier trimestre de l'exercice 2009/2010 sera voisin des 25,2 millions réalisés par Solucom l'année dernière à pareille époque. Une performance plus qu'honorable dans le contexte actuel.


Présidé par Pascal Imbert (en photo), Solucom publiera ses chiffres d'activité trimestriels le 22 juillet après Bourse et devrait être en mesure de confirmer ses objectifs annuels : un chiffre d'affaires supérieur à 102 millions d'euros et une marge d'exploitation comprise entre 8 et 10%.

Le groupe de conseil en systèmes d'information souffre certes de la crise économique, mais peut se targuer d'avoir une clientèle plutôt solide. Les cinq premiers clients, qui ont représenté 35% du chiffre d'affaires de Solucom sur l'exercice passé, appartiennent en effet à des secteur plutôt défensifs, comme ceux de l'énergie (EDF, GDF Suez) ou des télécoms (Orange), lorsqu'il ne s'agit pas de services publics (SNCF, La Poste) poussés à la modernisation de leurs infrastructures par leur basculement progressif dans le secteur concurrentiel. A l'inverse, le secteur financier représente seulement 22% de l'activité de Solucom.

Un des enjeux de l'exercice en cours pour Solucom est la poursuite du redressement de Cosmosbay-Vectis. Intégrée depuis le 1er avril 2008, cette nouvelle filiale a généré une perte d'exploitation de 222.000 euros sur l'exercice 2008/2009, une performance nettement en deça de celle des six autres filiales opérationnelles de Solucom, qui ont généré des marges d'exploitation comprises entre 5% pour KLC et 13,5% pour New'Arch.

Ce redressement est déjà en cours, avec un taux d'activité des consultants qui est passé de 57% au deuxième trimestre de l'exercice à 65% au quatrième. On en saura donc plus le 22 juillet.

A lire aussi : L'interview de Pascal Imbert, PDG de Solucom


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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 12:05

Le groupe de distribution estime que ses résultats 2009 seront inférieurs aux attentes du marché. Après cette annonce faite hier après la clôture du marché, à l'occasion de la journée de rencontre avec les investisseurs, le titre grimpe dans un volume plutôt étoffé. Etonnant, non ?

Carrefour a dévoilé hier soir une estimation de son bénéfice d'exploitation du premier semestre. Le groupe table sur un chiffre de 1 milliard d'euros, soit un recul de 30% en un an, malgré une légère hausse du chiffre d'affaires, estimé à 46 milliards d'euros TTC sur la période. Mais la baisse des résultats devrait être moins prononcée sur l'ensemble de l'exercice. Carrefour prévoit ainsi un bénéfice d'exploitation annuel 2009 compris entre 2,7 et 2,8 milliards d'euros (-15% environ).

Cette prévision est sensiblement inférieure aux estimations du consensus des analystes, qui tablaient sur un chiffre supérieur à 3 milliards d'euros. Pourtant, le titre rebondit nettement ce matin (+4,9%, à 31,9 euros, vers midi), dans un volume déjà étoffé (plus de 3 millions de titres échangés), Carrefour marquant ainsi la plus forte hausse du CAC40

Comment expliquer que des prévisions décevantes viennent alimenter la hausse ?

Certes, le marché semble se féliciter du plan d'économies de 3,1 milliards d'euros d'ici à 2012 annoncé par le groupe, plan qui produira des effets significatifs dès 2010. Dans le même temps, Carrefour attend aussi une amélioration des ventes grâce à la transformation de certains de ses magasins. Le passage des supermarchés Champion au concept Carrefour Market, débuté en 2008 et qui s'étalera jusqu'en 2010, génère ainsi pour les magasins concernés une augmentation de 8 à 9% des ventes.

Mais, dans un registre différent, on peut aussi évoquer un autre facteur d'explication à la hausse de ce matin : le whisper number, ou chiffre murmuré, par opposition au chiffre écrit par l'analyste dans son étude sur une société. Ce concept nous fait entrer au coeur la psychologie de l'analyste financier, pris entre deux feux. D'un côté, il y a le client du cabinet d'analyse, c'est à dire le gérant de fonds, qui attend de l'analyste des estimations aussi précises que possible sur les sociétés qu'il a en portefeuille ou dans lesquelles il envisage d'investir ; de l'autre, il y a la société que l'analyste suit. Qu'il s'avise de faire des prévisions trop pessimistes sur l'entreprise, et il prend le risque de la vexer et, par la suite, d'avoir un accès moins facile à son management, ce qui peut à la fois nuire objectivement à son travail... et froisser son propre ego !

Le whisper number est en quelque sorte le fruit de cette relation ambivalente. Il y a la prévision que l'analyste ose publier sur la société, et celle à laquelle il croit vraiment. Si le consensus officiel de place fait la synthèse de toutes les prévisions écrites, ces chiffres qu'on n'ose coucher sur le papier se murmurent d'analyste en analyste, de salle des marchés en salle des marchés, créant une sorte de "consensus fantôme" divergeant parfois de manière significative du consensus officiel.

Cela peut contribuer à expliquer le regain d'intérêt pour Carrefour aujourd'hui : tout le monde soupçonnait que le consensus était trop élevé et le fait que la prévision communiquée par le groupe ne soit pas trop loin au-dessous est finalement rassurant.

Et puis, en ces temps d'incertitude, Carrefour confirme son statut de valeur défensive. Le titre n'a abandonné que 8% en un an, à comparer à un recul de 26% pour l'indice CAC40.

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 11:12

Rentable, en forte croissance, mais... monoclient ! Ainsi peut-on décrire Netgem (voir notre article "L'archétype du dilemne boursier" du 23 avril dernier). mais, dans un communiqué publié ce matin, la société tient à rassurer sur ce point.

Netgem a en effet conclu un partenariat avec SFR, client ultra-dominant dans son chiffre d'affaires (il en représente près de 90%), prenant la forme d'un accord de licence et d'un transfert de technologie de Netgem vers SFR.

La collaboration historique avec Neuf Cegetel, opérateur internet racheté depuis par SFR, dans le domaine des décodeurs de télévision numérique se voit ainsi renforcée, selon Netgem, qui revendique des "engagements fermes" de la part de SFR en terme de volume d'activité pour les années 2010 et 2011.

Voilà qui devrait permettre à la société de se concentrer sur ses objectifs stratégiques : la vente de ses solutions technologiques à l'international, où Netgem n'a pas rencontré le succès pour l'instant, et le développement de son pôle de distribution de vidéo numérique, notamment issu du rachat de Glowria.

Le titre réagit vivement (+4%, à 2,07 euros, vers 11h40, dans un volume très important) à cette annonce publiée - il n'y a pas de hasard - le matin même où se tient l'assemblée générale des actionnaires de Netgem. Celle-ci est appelée à confirmer le versement du premier dividende de l'histoire du groupe : d'un montant de 0,10 euro, il représente au cours actuel un rendement appréciable de 4,8%.

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 12:54

La société a obtenu de ses porteurs obligataires qu'ils renoncent à exiger le remboursement anticipé de l'emprunt émis il y a trois ans. Un répit, mais pas encore un sauvetage définitif.

Les propriétaires des obligations émises par U10 en janvier 2006 étaient réunis vendredi après midi au siège social de l'entreprise pour prendre une décision cruciale. Les conditions (ou covenants) liées à cet emprunt d'un montant de 40 millions d'euros prévoient en effet la possibilité pour les porteurs d'exiger le remboursement anticipé si l'entreprise ne respecte pas certains ratios financiers.

Au 31 décembre 2008, l'endettement net de U10 représentait ainsi 8,08 fois la capacité d'autofinancement alors que le maximum prévu dans les conditions est de 4 fois. Mais l'assemblée générale des obligataires arenoncé à exercer sont droit à remboursement.

Cette bonne nouvelle intervient peu après l'annonce de la cession de la filiale C3M (lire notre article du 25 juin), qui était responsable de l'essentiel des pertes du groupe en 2008. Reste à savoir si la baisse du chiffre d'affaires au premier trimestre 2009 (-3,3%) va s'aggraver sur la suite de l'exercice !

Car le non-respect des covenants liés à l'emprunt obligataire se vérifiera sans doute une nouvelle fois fin 2009. Une nouvelle épée de Damoclès en vue si la société n'est pas capable de démontrer sa capacité à se redresser.

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 12:46

Le cours du titre U10 rebondit vivement ce matin après la publication d'un communiqué et dans l'attente de l'assemblée générale des porteurs d'OBSAR prévue demain.

U10 a en effet annoncé ce matin se séparer de la filiale espagnole C3M, spécialisée dans la distribution de linge de maison, qui avait été acquise en 2004. La société sera cédée à son fondateur pour un montant non communiqué.

Vers 12h45, l'action U10 grimpe de 9,6%, à 1,60 euro, dans un très fort volume. Le marché salue le fait que U10 se coupe d'une branche morte : C3M est en pleine perte de vitesse et est à l'origine d'une dépréciation d'actif de 5,3 millions d'euros passée en 2008, qui a largement contribué aux pertes du groupe sur l'exercice. Le début de l'année 2009 n'a pas vu d'amélioration, bien au contraire : le chiffre d'affaires de C3M a encore reculé de 70% au premier trimestre, pour ne plus représenter que 0,7 million.

Autant dire que cette sortie du périmètre permet d'éliminer un foyer de pertes sans changer radicalement le périmètre du groupe (C3M représentait à peine plus de 1% du chiffre d'affaires total).

La date choisie pour cette annonce stratégique n'est pas anodine. Demain à 16h se réuniront les porteurs obligataires de U10, qui devront décider s'ils exigent le remboursement immédiat de l'emprunt émis en janvier 2006, du fait que la société n'a pas respecté les covenants qui y sont liés. Le conseil d'administration de U10 leur demande évidemment de répondre par la négative. Le couperet tombera-t-il ou pas ?

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 16:06

Présent dans les marchés de l’accès internet, de la télévision numérique, du multimédia ou encore de la domotique, HF Company est à sa manière un acteur de la convergence numérique. Son PDG revient pour newsfinance.fr sur le parcours d’un groupe qui  a su préserver une bonne rentabilité en 2008 malgré un contexte très difficile. Cela reste son objectif principal cette année… en attendant des jours meilleurs !



newsfinance.fr : La réception TV va-t-elle rester votre premier métier en 2009, malgré la croissance zéro enregistrée au premier trimestre dans cette activité ?

Yves Bouget : Certainement, et son poids relatif dans le chiffre d’affaires de HF Company devrait même s’accroître, grâce au phénomène du switch off (extinction du signal hertzien analogique) dans certains pays. Lorsqu’un pays passe à la télévision numérique (ce qu’on appelle en France la TNT), ce sont d’abord les gens les plus fortunés qui adoptent le système... et en profitent pour acheter un écran plat haute définition ! Ensuite, les classes moyennes s’équipent et, au moment où le signal analogique disparaît, il y a une forte volumétrie sur le marché des adaptateurs numériques tels que ceux que nous vendons, les retardataires étant contraints de s’équiper rapidement. Nous sommes entrés en période de switch off en Espagne et en Italie, ce qui nous promet un marché dynamique pendant 12 à 18 mois, le processus se faisant région par région. Ensuite viendra le tour de la Pologne, de la Tchéquie, de la Slovaquie et, bien sûr, de la France. C’est en 2010/2011 que nous attendons le pic de volume sur les adaptateurs TV numériques.

NF : Que deviendra ce métier ultérieurement chez HF Company ?

YB : Nous commençons évidemment à nous poser la question mais nous avons 4 à 5 ans de tranquillité devant nous et peu de métiers présentent une telle visibilité. HF Company est né en 1988 sur le métier des antennes terrestres analogiques, nous sommes ensuite passés en 1992 à la réception satellitaire analogique, puis au numérique, en sortant toujours du changement de technologie avec une position de leader.

NF : Une des qualités revendiquées par votre société est précisément son agilité. Comment définieriez-vous l’organisation de votre groupe ?

YB : Pour faire une analogie entre le monde de l’entreprise et la nature, notre organisation se fonde sur le constat que ce n’est pas l’animal le plus gros qui mange le plus petit, mais le plus rapide qui mange le plus lent ! Pour stimuler notre réactivité, nous essayons de prendre le meilleur des deux mondes entre l’organisation de type anglo-saxon, par business units (organisation par métier), et le modèle fédératif, plus français. Le groupe est piloté par un holding, structure légère qui définit les orientations stratégiques et regroupe les fonctions centrales, comme l’informatique. Ainsi, un logiciel de gestion propre a été développé au fil des années et toute nouvelle société achetée par le groupe passe très rapidement aux procédures de gestion du groupe.

Le holding est aussi un QG qui pilote des filiales opérationnelles chacune focalisée sur un métier et une marque forte : Metronic pour la réception TV, LEA dans les télécoms, Avidsen dans les automatismes de portails et portiers vidéo. Chaque filiale dispose d’un directeur général et d’un directeur financier qui sont responsables de la gestion de leur entité. C’est grâce à ce modèle souple que nous gagnons de l’argent tous les ans depuis maintenant 21 ans.


NF : Pourquoi avoir choisi de maintenir votre dividende alors que le contexte économique incite à la prudence ?

YB : La conjoncture est effectivement difficile et on s’apercevra sans doute en septembre que le nombre d’entreprises en difficultés est même supérieur à ce qu’on croit. Mais nous avons voulu récompenser la fidélité des actionnaires et nous en avions les moyens. Nous étions endettés à hauteur de seulement 12% des fonds propres fin 2008 et ce ratio devrait tomber entre 6 et 7% fin 2009. Nous avons eu une gestion très prudentielle quand tout le monde nous conseillait de nous endetter et nous avons « en réserve » le montant de 20 millions d’euros levé en juillet 2007 par emprunt obligataire pour financer une acquisition qui n’a finalement pas eu lieu.

NF : Justement, pour ce qui est de vos prochaines acquisitions, auront-elle lieu plutôt en France ou à l’étranger ?

YB : Le monde est fait de concurrence ! Nous sommes déjà leaders sur la réception TV en France et acheter des parts de marché supplémentaires, c’est en quelque sorte commencer à prendre le risque d’en perdre. Il est donc vraisemblable que nous cherchions plutôt des acquisitions à l’étranger sur des lignes de métier où nous sommes déjà présents.

NF : Dans votre chiffre d’affaires du premier trimestre 2009, l’activité « internet haut débit » constitue le point noir, avec un chiffre d’affaires en recul de 24%. A quand le redémarrage ?

YB : Avec LEA, nous sommes devenus leader mondial sur le marché professionnel des fitres ADSL. Jusqu’en septembre dernier, ce métier générait environ 1 millions d’euros par mois aux Etats-Unis, où notre activité est ensuite tombée à zéro. Le redémarrage sera stimulé par les divers plans de relance. Nous chiffrons à environ 9 mois leur délai de mise en place, ce qui nous amène à tabler sur un redémarrage à partir du quatrième trimestre 2009. A plus long terme, il y a un facteur très positif pour HF Company : un pays qui veut sortir par le haut de la crise actuelle ne peut pas se permettre de laisser de côté l’économie numérique. Les Etats-Unis payent encore le prix du démantèlement de l’opérateur télécom AT&T il y a 10 ans et sont en retard sur le haut débit. Le potentiel est également très important en Asie émergente… autant de marchés dont HF Company peut espérer profiter.

NF : Pas de prévisions de chiffre d’affaires pour 2009 ?

YB : Nous ne prévoyons pas d’effondrement, mais quant à savoir si notre chiffre d’affaires sera en hausse de 4 ou en baisse de 4%... il est encore tôt pour le dire. Ceci étant, le plus important reste de conserver une rentabilité honorable : c’est pourquoi nous travaillons en permanence à adapter nos coûts au chiffre d’affaires.

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 18:35

Après une progression de plus de 30% depuis le début de l'année, le titre Neurones clôture la semaine sur un cours de 6,01 euros, son plus haut niveau depuis... le 15 janvier 2008.  Dans le secteur des services informatiques, réputé sensible à la conjoncture économique, peu d'acteurs ont aussi bien résisté à la crise. Quelques facteurs d'explication...

Une croissance construite sur des fondamentaux solides.
Si la plupart des SSII misent beaucoup sur la croissance externe (les acquisitions), Neurones a toujours préféré la croissance organique (interne). Certes, la forte progression de l'activité au premier trimestre 2009 (+26%) doit beaucoup aux acquisitions récentes, mais, à périmètre comparabe, le groupe a conservé un rythme de croissance plus qu'honorable sur la période (+9,2%).

Une très bonne rentabilité
En 2008, le bénéfice d'exploitation a représenté 18,4 milions d'euros, soit 9,7% du chiffre d'affaires. Cela constitue un très bon niveau pour le secteur, surtout dans une période aussi troublée. Par comparaison, une société comme Capgemini, de taille très supérieure et pouvant ainsi générer - a priori- des économies d'échelle, a réalisé une marge d'exploitation de 6,7% seulement l'an dernier. Sans parler d'Atos Origin !

Un trésor de guerre conséquent
Surtout, depuis son introduction en Bourse, la société dispose d'une réserve de cash dont elle a toujours fait un usage fort précautionneux. Ce trésor de guerre de 52,4 millions d'euros (à fin 2008) servira peut-être un jour prochain à une acquisition de grande envergure. En attendant, il constitue un matelas de sécurité qui a de quoi faire bien des jaloux à la cote parisienne.

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 17:19

L'Autorité des marchés financiers (AMF) vient de publier la liste des 20 sociétés n'ayant pas rendu leur copie à temps. en l'occurrence, il ne s'agit pas du bac philo mais des rapports annuels ou semestriels attendus en 2009 et qui n'ont pas été publiés à temps.

Deux sociétés (Duc Lamothe Participations et Euromedis) ont ainsi omis de délivrer leur rapport semestriel. Et le rapport annuel du dernier exercice fait défaut pour dix-huit autres, dont six ayant obtenu du tribunal un report de l'assemblée générale statuant sur les comptes. Parmi ces "excusées" figurent des micro-capitalisations comme le distributeur d'articles de pêche Mondial Pêche, le groupe d'habillement Montaigne Fashion Group (ex-Regina Rubens) ou le groupe industriel Arbel.

Dans les rang des "non-excusés", les secteurs médias et nouvelles technologies sont bien représentées, avec notamment le duo Millimages-Bac Majestic (la mère et la fille), spécialisé dans le cinéma, quelques SSII rescapées de la bulle (Umanis, ESR) et d'anciennes gloires du second marché (le distributeur informatique Cibox Interactive ou l'opérateur télécoms Afone).

En savoir plus : la liste complète

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 10:05

Michelin vient de publier ses estimations sur le marché mondial du pneu en mai. Des chiffres qui montrent que le secteur automobile reste très déprimé.

Dans le secteur des pneumatiques pour véhicules de tourisme, c'est en effet le marché dit de "première monte", lié aux ventes d'automobiles neuves, qui souffre le plus... en toute logique. En mai, il a plongé de 52,4% en Amérique du Nord et de 28,2% en Europe, selon Michelin : des chiffres en ligne avec l'évolution moyenne constatée entre janvier et mai (voir graphique). Même la Chine, seul marché vraiment à contre-courant (+14,3% entre janvier et mai) a flanché sur ce dernier mois, avec un recul de 9,6%.

Fort heureusement, la période actuelle démontre une vérité connue depuis longtemps, à savoir que le marché du pneu de remplacement est beaucoup moins sensible aux cycles économiques que celui de la première monte. Sur ce marché, toujours pour les véhicules de tourisme, la baisse est de l'ordre de 12 % depuis le début de l'année, en Europe comme en Amérique du Nord. Et, là encore, la Chine fait figure d'oasis, avec une hausse de 11,2% depuis le début d'année, et qui est restée symboliquement positive sur le mai (+2%).

Fort heureusement, ce marché de remplacement représente à peu près 75% du marché total (et du chiffre d'affaires de Michelin). Les analystes de Natixis Securities attendent ainsi pour le pneumaticien français un chiffre d'affaires 2009 en baisse de 8,6% seulement, à 15 milliards d'euros. Le bénéfice net, lui, pourrait flirter avec le niveau zéro cette année !

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