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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 11:13

Avec un chiffre d'affaires de 101,9 milions d'euros sur son dernier exercice, Solucom est loin d'être un mastodonte international de l'informatique comme IBM ou Capgemini. mais sur son segment, en France, la société rivalise avec les leaders du secteur.

En témoigne, le classement français des principaux acteurs du conseil en systèmes d'information établi par Pierre Audoin Consultants, sur la base des chiffres d'activité 2008. Si les grandes SSII internationales tiennent le haut du pavé dans ce marché très émietté, Solucom pointe en cinquième position, démontrant qu'un acteur spécialisé peut se faire une place parmi des groupes intégrés.

Car, grâce à sa politique de développement mêlant forte croissance interne et acquisitions, Solucom progresse d'année en année dans ce classement, où la société figurait en 9ème place en 2006 et en 7ème place en 2007. Avec un volume d'activité représentant désormais la moitié de celui du leader, IBM, elle a désormais atteint la taille critique et sa spécialisation même est un atout pour continuer à progresser, puisqu'elle légitime une indépendance de jugement appréciable dans des activités de conseil.

Solucom n'a pas non plus à rougir de sa place en comparaison des autres acteurs français. Seul Capgemini (avec un chiffre d'affaires de 173 millions d'euros dans le conseil en systèmes d'information) le devance dans ce classement, Solucom (94 millions) pointant largement devant Sopra (66 milions) ou Orange Business Services (57 millions).

Dans un marché difficile (lire l'interview de Pascal Imbert, Pdg de Solucom), la société peut ainsi tirer son épingle du jeu. Elle publiera le 22 juillet après bourse le chiffre d'affaires du premier trimestre de son exercice 2009/2010 et nous tablons sur une stabiité de l'activité.

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 09:42

Le groupe de communication va émettre un emprunt convertible de 625 millions d'euros environ, à échéance juillet 2014, afin de se refinancer.

Sur la base d'un cours de clôture de l'action de 21,19 euros le 15 juin, la valeur nominale des obligations ferait ressortir une prime de 38% au maximum, ce qui signifie que le porteur aura intérêt à la conversion dès que l'action dépassera 29,2 euros.

Un tel prix ne semble pas inaccessible : l'action Publicis cotait encore à ce niveau en octobre 2007. Mais il faudra attendre une éventuelle reprise du marché en 2010 pour espérer que le titre vienne flirter avec un tel cours, la conjoncture actuelle pesant assez fortement sur les métiers de la publicité.

Le trimestre en cours devrait cependant marquer le point bas de l'activité, selon Maurice Lévy, Pdg de Publicis.

L'émission obligataire en cours aboutira à la création de 21,4 à 25,5 milions d'actions Publicis supplémentaires, en cas de conversion totale d'ici l'échéance du 30 juillet 2014. Soit une dilution de 11 à 13% du capital.

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 09:10

Pharmagest Interactive édite des logiciels de gestion à destination des officines pharmaceutiques. La société vient de passer le cap des 5.000 clients équipés de son produit LGPI, assurant une connexion du logiciel de gestion avec un portail internet.

 

Le Logiciel de Gestion à Portail intégré (LGPI) de Pharmagest est donc désormais installé chez plus de la moitié des clients français du groupe, qui a aussi une activité en Belgique. Cette annonce intervient à quelques jours de l'assemblée générale des actionnaires, prévue le 19 juin. Elle illustre le fait que le groupe conserve  un potentiel de croissance de son activité... et surtout des résultats.

Pharmagest Interactive revendique une solide position de leader (43,5% de part de marché) dans l'équipement informatique des pharmacies. Cette filiale cotée du répartiteur pharmaceutique (grossiste en médicaments) CERP Lorraine forme ainsi avec Alliadis (groupe Cegedim) et ses 31,5% de part de marché un oligopole sur le marché français. Il est de plus en plus difficile pour Pharmagest de gagner des nouveaux clients et un éventuel rapprochement avec son principal compétiteur semble exclu, notamment pour des raisons de concurrence.

Pour continuer de croître, la solution est donc d'augmenter le chiffre d'affaires par pharmacie équipée. Justement, le LGPI intègre des espaces publicitaires en ligne permettant aux laboratoires de communiquer directement avec les pharmaciens. Cette activité de e-publicité reste encore très minoritaire dans le chiffre d'affaires (2,5 millions d'euros, soit 3,4% du chiffre d'affaires, en 2008). Mais elle affichait l'an dernier une forte croissance (31,5%) et, surtout, génère de très fortes marges.

Pharmagest est d'ailleurs dans une dynamique d'amélioration de sa rentabilité : la marge d'exploitation a atteint 18,3% en 2008, contre 17% en 2007. La croissance de l'activité plafonne en revanche à 5% par an depuis quelques années et est même tombée à 1,8% au premier trimestre 2009. 

Pour se relancer sur ce plan, la société n'a guère d'autre choix que de diversifier son activité. C'est ce qu'elle a entrepris avec les récentes acquisitions de Malta Informatique et d'Azur Software. Après les pharmacies, Pharmagest s'attaque à l'informatisation des maisons d'hébergement pour personnes dépendantes : avec 7% de parts de marché, le groupe a encore du potentiel de développement sur ce terrain.

Si le titre n'est pas resté insensible à la crise, la régularité de la croissance des résultats de la société justifie la valorisation (environ 13 fois les résultats 2008). Et sans être véritablement une valeur de rendement, Pharmagest s'apprête à servir un dividende de 1,35 euro par action, soit un rendement de 3,5%.

 

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 17:08

Le spécialiste de la distribution en ligne de produits informatiques s'apprête à dévoiler, mercredi après Bourse, les résultats de son exercice clos fin mars dernier. Mais seront-ils de nature à conforter le rebond du titre enregistré depuis trois mois ?

L'action LDLC.com a rebondi de plus de 80% depuis son plus bas de la fin du mois de mars : une reprise violente, mais bien incapable d'effacer la bérézina boursière des dernières années : le titre a été divisé par 10 depuis le plus haut touché en 2004. Longtemps célébrés comme des valeurs internet promises à un brillant avenir, les sites de e-commerce français sont désormais traités pour ce qu'ils sont... des distributeurs aux marges très faibles, évoluant sur un marché hyper-concurrentiel, donc très risqué.

Selon les derniers chiffres de la Fevad (Fédération e-commerce et vente à distance), le marché du e-commerce reste certes en forte croissance : au premier trimestre 2009, il est estimé à 5,6 milliards d'euros en France, soit une hausse de 26% en un an. Le problème, c'est que cette croissance est surtout portée par l'explosion du nombre de sites marchands. En hausse de 32% sur un an, il atteint désormais 52.000. Pour les sites les plus importants, il est de plus en plus difficile de croître, hors acquisitions. L'indice iCE30, qui mesure la progression d'activité à périmètre constant des leaders du secteur, donne ainsi une croissance de 5% au premier trimestre, soit une chute de 11 points en un an.

Pour ce qui est des acteurs cotés du secteur, RueduCommerce a publié le 9 juin dernier un chiffre d'affaires annuel en hausse de 3,4% seulement, à 319,7 millions d'euros, malgré la montée en puissance de sa galerie marchande, espace ouvert à des marchands tiers sur le site. Dans un contexte difficile, le groupe est toutefois resté rentable, avec un bénéfice net de 2,2 millions d'euros, et dispose d'une trésorerie confortable (20,7 millions d'euros). Voilà qui semble insuffisant à rassurer le marché, le titre étant reparti à la baisse depuis la publication.

Pour LDLC.com, la situation semble plus délicate, le chiffre d'affaires 2008/2009 accusant un recul de 1,1%, à 149,6 millions d'euros. On vérifiera mercredi dans les résultats complets si ce repli est effectivement imputable à la stratégie du groupe visant à privilégier les produits à valeur ajoutée au volume de ventes. Le premier semestre avait en effet été marqué par une amélioration de la marge brute, dont on attend de voir la confirmation. Sur les chiffres annuels, les analystes de Gilbert Dupont attendent un taux de marge brute de 15,9% du chiffre d'affaires, en hausse de 20 points de base.

Mais un nouveau coup de déprime du titre n'est pas à exclure. La capitalisation boursière représente certes à peine plus de 10% des ventes mais, examinée sous l'angle des PER, la valorisation ne semble pas donnée. LDLC se paye 20 fois les bénéfices attendus sur l'exercice en cours. Et  surtout, dans un contexte de consommation déprimée et d'hyper-concurrence, le potentiel de déception reste important.

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 15:40

Vivendi serait en discussion avec le groupe de télécoms koweitien Zain pour une reprise de tout ou partie de ses actifs africains. Des informations non démenties pour l'instant par le groupe... et qui ne semblent pas plaire au marché.

Zain est présent au Moyen-Orient et dans une quinzaine de pays africains, le continent noir représentant 58% du chiffre d'affaires total. Deux hypothèses distinctes ont été avancées par des organes de presse au Nigeria et au Koweit : d'une part, celle d'un rachat de toutes les activités africaines de Zain par Vivendi; d'autre part, celle d'un rachat de la seule filiale basée au Nigeria (l'ancien Celtel, racheté en 2006 par Zain). Cet opérateur nigérian est le premier du groupe Zain par le chiffre d'affaires (1,6 milliard de dollars en 2006) et le nombre de clients (17,2 millions) et a connu une forte croissance de son activité en 2008 (+39%).

La valeur totale des actifs africains de Zain peut être estimée entre 4 et 5,5 milliards d'euros (dont 1,5 à 2 milliards pour le Nigéria) et se situe essentiellement dans l'Afrique anglophone. Reste à savoir si Vivendi rachèterait ces actifs via Maroc Télécom (qu'il détient à 53%), entitée qui s'est jusqu'ici développée dans les pays francophones, ou en direct.

L'opération pourrait nécessiter un recours à l'endettement. Elle semble stratégiquement pertinente, le potentiel de croissance étant important sur le continent. Pour l'heure, l'hypothèse ne soulève pas l'enthousiasme, le titre Vivendi reculant de 1,6%, à 17,36 euros (vers 15h40), dans un marché lui-même en baisse - il est vrai.

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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 17:55

Le leader mondial des terminaux de paiement vient d'annoncer la cession de deux filiales nordiques représentant un chiffre d'affaires de 39,1 millions d'euros.

Sagem Danemark et Manison Finlande sont cédées à BBS, leader nordique des solutions électroniques d'identification et de paiement. Elles étaient tombées dans l'escarcelle d'Ingenico lors du rachat de Sagem-Monetel. La transaction sera finalisée dans les deux mois qui viennent et permet au français de se débarrasser d'activités jugées non stratégiques (fabrication de claviers sécurisés, notamment).

L'impact sur les marges du groupe sera limité : le périmètre cédé ayant généré un taux de marge opérationnelle de 11,8% en 2008, très légèrement inférieur à celui du groupe (12,5%).

Le prix de la transaction n'a pas été divulgué mais serait proche de 35 millions d'euros, soit un peu moins d'une fois le chiffre d'affaires, selon les analystes de Gilbert Dupont. Cela augmentera d'autant la trésorerie nette du groupe, déjà abondante (elle se montait à 77,5 milions d'euros à fin décembre dernier).

Ce trésor de guerre donne à Ingenico un potentiel significatif pour continuer à consolider son secteur. Le groupe revendique pour l'heure une part de marché mondiale de près de 40% (voir graphique) et tous les yeux se tournent évidemment vers l'américain Hypercom, dont la part de marché est de 16%, mais qui connaît des difficultés (85 millions de dollars de pertes en 2008). Ingenico avait fait une offre de rachat début 2008, sans qu'elle soit suivie d'effet.

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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 14:50

La société de biotechnologie multiplie ces derniers jours les communiqués concernant les résultats de son médicament naproxcinod... et le cours suit !

Nicox a annoncé ce matin avoir présenté des résultats de son médicament anti-arthrose à l'European League Against Rhumatism (ELAR), un congrès médical  qui se tient à Copenhague. Cette présentation des essais de phase 3 et l'imminence de la demande d'autorisation de mise sur le marché (AMM) de la molécule, en Europe et aux Etats-Unis, suscitent un regain d'intérêt pour le titre.

Vers 14h50, il bondit de 6,3%, à 10,45 euros, après avoir touché en séance un nouveau plus haut annuel de 10,65 euros. Les échanges approchent déjà les 900.000 titres et Nicox devrait ainsi enregistrer aujourd'hui son plus fort volume depuis le 22 janvier, séance lors de laquelle 2,16 millions d'actions avaient changé de mains.

A lire également :

Un "Zest" de hausse pour Nicox
Nicox : une question de label !
Nicox dit merci au FSI !
Le décollage attendu d'Exonhit Therapeutics

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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 09:05

TF1 vient de conclure un accord avec le groupe AB pour racheter les chaînes TMC et NT1. Le groupe conforte ainsi sa position de leader de la télévision en France. Ce statut n'était certes pas remis en cause, mais a tout de même été écorné par la poussée de la TNT ces dernières années.

TF1 a annoncé hier la signature d'un accord avec AB Groupe, confirmant les termes de la négociation exclusive révélée fin mai. TF1 va racheter à son partenaire (dont il contrôle d'ailleurs 33,5% du capital) la chaîne TNT NT1 et 40% de l'autre chaîne hertzienne numérique TMC (le reste du capital était déjà détenu par TF1, pour 40%, et la Principauté de Monaco, pour le solde).

L'opération va coûter 192 millions d'euros à TF1, qui avait déjà déboursé 230 millions en 2006 pour acquérir 33,5% de AB Groupe. La "Une" paye donc au prix fort ses hésitations passées à se lancer de manière volontariste dans la télévision numérique terrestre qui - et c'était inévitable - a fragilisé sa par d'audience et va continuer de le faire.

Plus réactif, M6 a lancé dès le début de la TNT, en mars 2005, la mini-généraliste W9, dont le succès est indéniable : cette jeune pousse télévisuelle représente déjà 2,4% de part d'audience (mai 2009).

Maintenant que TF1 va contrôler directement NT1 et TMC, il sera intéressant de suivre l'évolution de la part d'audience "groupe" des deux rivaux de la télé privée en France. En mai, TF1, TMC et NT1 représentaient une part d'audience cumulée de 29,4 points contre 13,6 pour l'ensemble M6/W9 (voir graphique).

Ce matin, TF1 a ouvert en légère hausse (+0,35%, à 8,55 euros) mais reste en recul de 18% depuis janvier, après avoir annoncé des pertes d'exploitation au premier trimestre. Le groupe capitalise 1,8 milliard d'euros, soit l'équivalent de son challenger M6, pourtant nettement plus petit. Cela s'explique par une situation financière moins avantageuse. L'endettement net de TF1 était de 621 millions d'euros à fin mars et l'on voit que le groupe est aujourd'hui contraint de casser sa tirelire pour ces nouvelles acquisitions.

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 19:02

Hi-Media au dessus de la barre des 4 euros, ce n'était plus arrivé depuis le 28 août dernier. Le lendemain, le titre plongeait de 8,3% après la publication de résultats semestriels faisant état d'une chute de 83% du résultat net en un an.

Après un bond de plus de 140% depuis le début de l'année, l'action du groupe internet est revenue toucher ce seuil, avant de clôturer la séance sur un gain de 2,6%, à 3,95 euros. Ce parcours euphorique peut paraître quelque peu suspect à la lumière des derniers chiffres en provenance des Etats-Unis concernant la publicité en ligne. Le marché a en effet reculé de 5% au premier trimestre, à 5,5 milliards de dollars.

Mais ce tassement à court terme est un moindre mal par rapport à la chute d'activité que doivent encaisser les médias traditionnels. Et lorsque le patron d'un groupe de communication très réputé prédit que l'avenir de son métier passe par "beaucoup plus d'internet" (lire notre article de ce matin), sans doute peut-on encore croire à une tendance de long terme favorable à la publicité en ligne !

Mais surtout, n'oublions pas que la publicité n'est pas le seul métier de Hi-Media et qu'elle est même désormais minoritaire dans le chiffre d'affaires du groupe présidé par Cyril Zimmermann (en photo). C'est l'activité de micro-paiement qui est prépondérante (64% du chiffre d'affaires au premier trimestre).

Bonne nouvelle pour Hi-Media, d'après une récente étude PricewaterhouseCoopers, 71% des moins de 29 ans seraient prêts à payer pour une information en ligne de qualité. De quoi crédibiliser un nouveau modèle pour les médias en ligne mêlant gratuit et payant. Du pain béni pour Allopass, la filiale micro-paiement de Hi-Media.

A lire également :

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 09:50

Il répond au doux nom de TG 4010 ! Ce vaccin anti-cancer du poumon développé par Transgene confirme son potentiel et vient d'obtenir le "go" des autorités américaines pour passer à la phase 3 de ses tests d'efficacité.

C'est la publication du résultat des 24 mois de suivi des patients impliqués dans la phase 2B des tests qui a permis d'obtenir cet indispensable feu vert de la Food and Drug Administration (FDA). Il en résulte que le vaccin permet une augmentation moyenne de 5,8 mois de la survie des patients, comparée à celles des malades bénéficiant seulement de la chimiothérapie classique.

Transgene va donc pouvoir démarrer une nouvelle phase d'essais et cherche, pour ce faire, un partenaire, le budget total étant de 70 milions d'euros environ.

Le projet TG4010 vient de gagner en crédibilité et c'est le principal élément de valorisation de Transgene (il représente 60% de la valorisation de 22 euros par titre calculée par les analystes de Natixis Securities).

Ce matin, vers 9h50, Transgene gagne 3,6%, à 18,29 euros, dans un volume très supérieur à la moyenne. Voilà  qui porte à 53% le rebond du titre depuis le début de l'année !


A lire également :
Un "Zest" de hausse pour Nicox

 

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