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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 09:20

"Pas encore dans le fond de la cuvette". Interviewé ce matin sur BFM, Maurice Lévy, patron du groupe de communication Publicis, ne parle pas encore de reprise du marché de la publicité, mais a évoqué une "décélération de la baisse".

Pour lui, l'amélioration du contexte est nette par rapport au début de l'année, même s'il n'anticipe un retour de la croissance qu'au deuxième semestre 2010 sur le marché de la publicité.

Quant à savoir si son groupe retrouvera le même niveau d'activité qu'avant la crise, il s'en dit "certain". Le marché ne sera pas pour autant identique demain à ce qu'i était hier et passe notamment, toujours selon M. Lévy, par "un peu moins" de radio, "encore moins" d'affichage et "beaucoup plus" d'internet.

Internet représente déjà plus de 20% de l'activité de Publicis... et bientôt 25%, promet Maurice Lévy.

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 08:57

La croyance selon laquelle les marchés du luxe ne subiraient pas la crise a vécu. Quelques chiffres publiés récemment, dont ceux d'Inter Parfums, semblent démontrer le contraire.

Si l'on regarde les chiffres d'un secteur comme l'automobile, un constat clair s'impose : ce sont les marques de prestige qui souffrent le plus en ce moment, comme BMW, dont les ventes ont chuté de 21,1% au niveau mondial sur les cinq premiers mois de l'année.

Dans les marchés plus traditionnellement perçus comme appartenant au domaine du  luxe, l'impact de la crise se fait également ressentir. Le leader du secteur, LVMH, a vu son chiffre d'affaires reculer de 7% à données constantes au premier trimestre (à 4,02 milliards d'euros). Le recul a été particulièrement violent dans les montres et la joaillerie (-41%), les vins et spiritueux (-22%) et, dans une moindre mesure, les parfums (-11%).

Petit acteur dans ce dernier secteur, Inter Parfums n'a pas échappé au mouvement, avec un chiffre d'affaires en baisse de 18,8% au premier trimestre (données constantes), à 63 millions d'euros. La société a expliqué par un effet de base défavorable cette contreperformance. Pour autant, à l'occasion de cette publication, fin avril, elle n'a pas réitéré les objectifs annuels affirmés en mars (un chiffre d'affaires 2009 de 273 milions d'euros et une marge d'exploitation de 13%).

Rappelons qu'Inter Parfums conçoit, fabrique et commercialise des parfums sous licence de grandes marques. Cette activité dégage une rentabiité appréciable (marge d'exploitation moyenne de 13,6% sur les cinq derniers exercices) et les analystes de Gilbert Dupont tablent encore sur un chiffre de 12,9% en 2009, malgré une baisse attendue du chiffre d'affaires (-4%, à 255,5 milions d'euros).

A cet atout s'ajoutent le savoir-faire de la société pour exploiter un accord de licence et notamment sa capacité à rajeunir des marques, ce qu'elle a réussi avec Burberry. Cette licence constitue à la fois la plus belle réussite d'Inter Parfums et, en quelque sorte, son facteur de risque le plus visible. Burberry a représenté pour le groupe un chiffre d'affaires de 42 millions d'euros au premier trimestre, soit les deux tiers de l'activité. C'est encore plus qu'en 2008 (voir graphique). La bonne poursuite de cet accord est donc un point clé pour l'entreprise, qui entend aussi diversifier son portefeuille d'activités.

Elle peut se féliciter de sa bonne situation financière, avec un endettement net limité à 2,4% des fonds propres à fin 2008. Gilbert Dupont fixe un objectif de cours de 21,5 euros sur Inter Parfums, soit un potentiel de 17% environ.

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 17:21

Aujourd'hui, à l'occasion de l'assemblée générale de l'équipementier automobile, les actionnaires de Valeo ont joué les alchimistes à l'envers, transformant l'or en plomb.

L'AG a en effet rejeté la résolution portant sur l'approbation des conventions comportant des engagements au profit de Thierry Morin, l'ex Pdg récemment évincé. Autrement dit... son parachute doré !

Fait rarissime, le Conseil d'administration de Valeo avait lui-même recommandé aux actionnaires de voter contre cette disposition, qu'il avait pourtant lui-même proposé dans un premier temps.

A un quart d'heure de la clôture, le titre Valeo est en hausse de 4,7%, à 13,86 euros.

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 09:50

La société de biotechnologie a annoncé ce matin la publication dans la revue scientifique Journal of Rheumatology de l'étude de phase 2 ZEST destinée à évaluer l'efficacité et la sécurité de sa molécule naproxcinod.

Cette publication valide l'efficacité anti-douleur du médicament face au placebo. Elle confirme également l'absence d'effet indésirable en matière de pression artérielle systolique.

Elle ne contient pas de surprise majeure, mais constitue un nouveau pas pour le naproxcinod. Et le marché voyant parfois une bonne nouvelle dans l'absence de mauvaises nouvelles, le titre Nicox grimpe ce matin de 2,9%, à 9,70 euros (vers 9h50), se rapprochant ainsi de son plu haut annuel (10,17 euros).

La validation de la molécule par les autorités américaines sera le point décisif : il est  espéré en milieu d'année. Dans l'attente, les analystes de Natixis Securities conservent un objectif de cours de 11,60 euros.



A lire également :

Nicox : une question de label !
Nicox dit merci au FSI !
Le décollage attendu d'Exonhit Therapeutics

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 17:27

Trente et un dollars par action ! C'est le prix que Microsoft avait offert pour chaque action Yahoo début 2008, avant de se faire rabrouer. Les titres du portail internet n'en valent plus que la moitié et les mauvaies nouvelles ne sont sans doute pas finies.

Faute d'avoir pu racheter Yahoo, Microsoft mise désormais sur une autre stratégie pour contrecarrer l'ultra-domination de Google sur le marché de la recherche sur internet. Le premier éditeur de logiciels mondial a en effet lancé officiellement le 28 mai dernier un nouveau moteur de recherche baptisé Bing.

Son design soigné mais sobre, entre le spartiate Google et le trop touffu Yahoo, est plutôt réussi et les tests effectués par tous les geeks de la planète lui ont déjà valu un surnom... But It's Not Google (Oui... mais ce n'est pas Google).

Pour résumer, si la qualité de ce nouveau moteur, encore en version test, n'atteint pas celle du leader, il semble toutefois bien né. Les chiffres de fréquentation de Bing sur la semaine du 29 mai au 4 juin, semblent confirmer le succès de ce lancement. Le moteur de Microsoft atteint 16,3% de part de marché sur la recherche aux Etats-Unis et dépasse déjà nettement Yahoo et ses maigres 10,2%.

C'est certes encore loin du mastodonte Google, qui continue de truster 71,5% des recherches effectuées par les internautes américains, mais cela semble dépasser le simple engouement attribuable à l'effet nouveauté. Voilà qui semble indiquer, pour la première fois sans doute, que l'hégémonie googlienne sur le réseau mondial n'est pas forcément une fatalité éternelle.

C'est une bonne nouvelle pour Microsoft, qui est dans une passe délicate (le bénéfice net a chuté de 32% sur le trimestre clos fin mars, à 2,98 milliards de dollars), mais cela pourrait accélérer le déclin de Yahoo. Cette star du web de la première heure connaît un véritable effondrement de ses résultats. Au premier trimestre 2009, le bénéfice net a atteint 118 millions de dollars, soit un recul de 78% en un an.
 

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 11:58

Marc Simoncini, Pdg de Meetic, avait deux raisons majeures de vouloir racheter les activités européennes de son concurrent Match.com. Et il semble qu'il ait vu juste !

Solide leader en France, Meetic souffrait forcément à la marge des tentatives de Match.com d'y faire son trou, à coups d'opérations marketing agressives. Dans le métier de la rencontre en ligne où la concurrence reste vive et le restera, éliminer un concurrent gênant valait peut-être à lui seul les 107 millions d'euros payés par Meetic (essentiellement en titres) pour récupérer le business de son compétiteur.

Mais surtout, Marc Simoncini a toujours pensé que Match.com ne tenait en Europe que grâce à une chose... un partenariat fort avec le portail MSN / Windows Live de Microsoft, dont il était la chaîne rencontres dans une trentaine de pays à travers le monde.

L'enjeu était donc de savoir si ce partenariat passerait dans l'escarcelle de Meetic ou si Microsoft allait signer avec un autre acteur. Le communiqué publié ce matin par le site de rencontres annonce que c'est bien Meetic qui sera la chaîne renocntres de MSN dans 12 pays européens, soit la quasi-totalité du réseau européen du portail.

Double avantage pour Meetic : conforter son statut de leader européen et améliorer sa couverture géographique en diminuant mécaniquement le poids de la France.

Evidemment, ce "pas de porte" a un coût et il est tout aussi évident que celui-ci n'est pas mentionné par la communication d'aujourd'hui. Mais quand le jeu en vaut la chandelle...

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 09:35

Comment faire pour renforcer son capital quand les conditions de marché sont mauvaises ? Facile ! Proposer aux actionnaires le paiement de dividendes en actions !

Donner l'option aux actionnaires de recevoir tout ou partie de leur dividende annuel en actions est une procédure particulièrement en vogue. La liste des sociétés y ayant eu recours est longue et inclut notamment Accor, BNP Paribas, Crédit agricole, Danone, EDF, GDF Suez, Vinci et Vivendi.

On ne sera évidemment pas étonné de voir des sociétés des secteurs bancaire ou automobile figurer dans la liste. Le double intérêt de la manoeuvre, si l'actionnaire suit, est de renforcer les fonds propres sans décaisser d'argent supplémentaire par rapport à la somme due au titre du dividende. Voilà qui correspond assez bien aux besoins des banques en ce moment !

Problème : les actionnaires suivent-il ? Après avoir vécu la faillite des produits financiers un peu trop créatifs, le monde de la finance, actionnaires particuliers en tête, serait plutôt à un retour aux sources. Ne dit-on pas que... cash is king ?

Pourtant, pour peu que la société offrant son dividende en actions donne une image de relative solidité, les actionnaires suivent : Dans le cas de Vivendi, ils l'ont fait à 55,5% ! Il est vrai que, pour qui n'avait pas besoin immédiat de la trésorerie issue du dividende, la proposition pouvait paraître séduisante : il s'agissait d'acheter avec une décote de près de 8% des titres d'un groupe à l'activité très récurrente et à la valorisation modeste (environ 7 fois les bénéfices attendus en 2009).

Vivendi augmente ainsi le nombre de ses actions en circulation de 53 millions (soit 4,5% des titres existants) et l'opération équivaut à une augmentation de capital de 904 millions d'euros. Et réduit d'autant l'endettement net du groupe, qui atteignait 8,3 milliards d'euros fin 2008.

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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 20:50

Des marges en baisse, ce n'est jamais agréable. Mais quand on part de haut, c'est un peu moins dérangeant.

Solucom est une société de conseil en système d'information qui a bien mené sa barque ces dernières années et a dépassé les 100 millions d'euros de chiffre d'affaires sur l'exercice 2008/2009, clos fin mars dernier.

La marge d'exploitation courante, à 11,2%, est en recul par rapport aux 13% réalisés sur l'exercice précédent. Mais, en valeur brute, le bénéfice d'exploitation est en progression de 21%, à 11,4 millions d'euros. L'activité a en effet connu une croissance de 40% sur l'exercice, fruit d'une croissance interne forte (14%) et d'une acquisition majeure, celle de Cosmosbay-Vectis.

Comme le Pdg Pascal Imbert l'expliquait récemment à newsfinance.fr (lire l'interview), la performance commerciale décevante de cette acquisition stratégiquement pertinente explique le recul de la marge d'exploitation du groupe, qui se situe néanmoins à l'intérieur de la fourchette d'objectifs (10 à 12%).

Surtout, grâce à sa nouvelle dimension, le groupe intègre le top 5 français des sociétés de conseil en système d'information et son portefeuille d'offres devrait lui permettre de résister au recul attendu du marché. Dans ce contexte, Solucom entend avant tout défendre ses marges.

Mais le groupe espère une croissance interne symboliquement positive sur l'exercice 2009/2010, avec un chiffre d'affaires de 102 millions d'euros au moins, contre 101,9 millions sur l'exercice passé. La marge d'exploitation devrait afficher à nouveau un net recul, pour s'établir entre 8 et 10%.

Des objectifs que le groupe qualifie lui-même de "résolument prudents", espérant être en mesure de les réviser en hausse en cours d'exercice. A suivre...

A lire également : L'interview de Pascal Imbert sur newsfinance.fr

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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 17:21

Le fonds souverain à la française fait feu de tout bois. Après la sécurité informatique, il porte son intérêt sur les biotechnologies.

Quelques jours après avoir annoncé une prise de participation au capital de Gemalto (lire notre article du 29 mai), le FSI (Fonds stratégique d'investissement) s'apprête à lancer un fonds de 100 à 150 milions d'euros qui sera consacré à des entreprises prometteuses du secteur des biotechnologies. Le fonds devrait y contribuer à hauteur d'un tiers, le reste étant souscrit par des actionnaires financiers ou des laboratoires pharmaceutiques.

Le FSI rappelle aussi qu'il est susceptible d'investir en direct dans des "biotechs" matures, y compris des sociétés cotées. Cette annonce a été diversement accueillie par les acteurs de la cote parisienne. A environ 15 minutes de la clôture, Nicox gagne 3,2%, à 9,39 euros, et Vivalis grimpe de 5,7%, à 7,59 euros, dans un marché en net repli (-2,3% pour le CAC40). Mais Exonhit est stable (+0,3%) et Cellectis recule de 1,9%.

Vendredi dernier, l'entrée du FSI au capital de Gemalto n'avait pas eu d'impact significatif sur la valorisation, étant le fruit d'une transaction hors Bourse.

A lire aussi : 
L'Etat Français sécurise le capital de Gemalto

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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 13:42

Malgré la vive remontée des marchés depuis mars, les dommages de la crise financière sont encore bien visibles dans les valorisations boursières.

En témoigne le fait que seules dix valeurs de l'indice SBF250 sont en hausse depuis un an, la palme revenant à ABC Arbitrage (+31,4%), société spécialisée dans la réalisation d'opérations d'arbitrages sur les marchés financiers.

A l'autre bout de l'échelle, une cinquantaine de valeurs de l'indice affichent toujours des reculs supérieurs à 50%. Parmi celles qui sont les plus touchées, on note des sociétés présentes sur des marchés à la visibilité très médiocre (Thomson, Spir Communication), mais aussi des titres plombés par leur endettement excessif, comme Derichebourg ou... Partouche.

Ce n'est pas que l'activité du casinotier soit insensible à la crise : au premier semestre de l'exercice 2008/2009, clos fin avril, le chiffre d'affaires a en effet reculé de 10,8%, à 222,8 millions d'euros. Une baisse certes marquée, venant après un exercice 2007/2008 en légère perte (-8,5 millions d'euros), mais pas un effondrement spectaculaire compte tenu du contexte pour le moins difficile.

Le problème, c'est que le groupe doit faire face cette année à des échéances financières lourdes. Il devait ainsi rembourser 20 millions d'euros de dette bancaire au 30 avril, et a réussi à faire repousser cette échéance au 29 mai, puis au 30 juin. Et une autre échéance d'un même montant est prévue en octobre.

Les négociations avec les banques sur la restructuration de la dette se poursuivent donc, et font office d'épée de Damoclès, tandis que le groupe cherche à vendre certains actifs pour se refaire une santé. Les montants évoqués sont compris entre 60 et 100 millions d'euros. Reste à trouver un acquéreur, sachant que celui-ci sera nécessairement en position de force dans la négociation.

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