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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 18:42

Des deux frères ennemis français de la communication, c'est Publicis qui semble le mieux se tirer de la passe difficile dans laquelle se trouve le secteur. A données publiées, le groupe de Maurice Lévy s'offre même le luxe d'afficher une légère croissance en début d'année.

Le revenu de Publicis (équivalent du chiffre d'affaires) a en effet atteint 1,075 milliard d'euros (+1,3%) au premier trimestre 2009. Cela correspond en fait à une décroissance d'activité de 4,4% à périmètre et changes constants. Le déclin a été particulièrement marqué en Europe (33% de l'activité totale), avec une baisse de 6,6%.

Mais l'Amérique du Nord a mieux résisté (-3,6% seulement), grâce au poids des activités numériques, et les zones Amérique Latine et Afrique/Moyen-Orient sont même en hausse, ce qui vient valider les choix stratégiques de long terme du groupe : internet et pays émergents !

Et si le groupe souffre de la conjoncture, il est plutôt mieux loti que la profession, comme viennent le confirmer les chiffres d'activité de Havas au premier trimestre. Ils sont en baisse de 6% en chiffres bruts et même de 8,4% à données comparables.

Aucune des zones d'intervention du groupe n'est épargnée par la baisse, l'Asie-Pacifique encaissant un recul particulièrement violent (-24,7%), en grande partie imputable à la perte d'un grand client dans la zone : le fabricant d'ordinateurs Dell.

Autre mauvaise nouvelle du trimestre pour Havas, un autre client - particulièrement emblématique - l'a également quitté : le distributeur Carrefour est en effet revenu au bercail abandonné il y a cinq ans en confiant à nouveau sa communication à... Publicis !

Publicis qui résiste et Havas qui souffre. Le scénario du premier trimestre est-il extrapolable à l'année 2009 ? S'il revendique une bonne dynamique commerciale, Havas prévient que les effets de la perte du contrat Dell se fera encore ressentir au deuxième trimestre. De son côté, Publicis continue d'être le groupe de communication le plus dynamique au monde en matière commerciale, avec 1,7 milliards de dollars de nouveaux budgets gagnés au premier trimestre.

Surtout, Publicis aborde cette année délicate avec un gros avantage sur son compétiteur, à savoir une rentabiité bien meilleure : sa marge d'exploitation a atteint 16,7% en 2008, soit 4,6 points de mieux que celle de Havas.

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 12:42

C'est une chose connue de tous : France Télécom reste le leader incontesté des télécoms en France, et ce, dans tous les compartiments du jeu (particuliers, entreprises, mobile, fixe).

Cela est notamment vrai dans l'accès internet haut débit (ADSL), où la domination de sa filiale Orange (50% de parts de marché) ne peut pas encore être contestée par les deux poursuivants, qui se livrent pourtant à une bataille féroce.

Depuis quelques années, Iliad (Free) et Neuf Cegetel (passé dans l'escarcelle de SFR il y a un an) s'échangent ainsi régulièrement les deuxième et troisième place du marché au gré des acquisitions. Avec une constante cependant : Iliad a toujours été l'élève le plus doué pour la croissance interne (c'est-à-dire la conquête de nouveaux abonnés), quand Neuf Cegetel, champion de la croissance-champignon par acquisitions, semblait moins doué pour le marketing !

Mais, à en croire les derniers chiffres du marché, la fusion SFR-Neuf semble nettement changer la donne.

Dans notre article du 23 avril, nous vous proposions en quelque sorte de considérer la forte progression des chiffres de Netgem comme un indicateur avancé de ceux de l'offre internet de SFR, à qui la société fournit des "box". Et la performance de SFR au premier trimestre 2009 nous donne raison : la filiale de Vivendi a augmenté sa base de clients ADSL de 4% sur la période, grâce au gain de 163.000 nouveaux clients (en chiffres nets des abonnés perdus). L'opérateur affiche ainsi une progression de sa part de marché.

Dans le même temps, la base d'abonnés de Free/Iliad a progressé de 2,6% seulement (un rythme proche de celui d'Orange), ce qui témoigne d'un très léger effritement de sa part de marché. La dynamique de conquête de Free serait-elle enrayée ? Elle a été en fait perturbé par l'intégration d'Alice, racheté par Iliad l'an dernier.

Comme toujours en pareil cas, la migration des abonnés de la marque reprise vers celle du prédateur occasionne des déperditions de clients. Ainsi, 30.000 abonnés Alice se ont-ils échappé à Free sur le trimestre. Reste à savoir si cette tendance va se poursuivre, Alice comptant encore un peu plus de 800.000 abonnés à fin mars 2009.

De son côté, SFR bénéficie d'une situation favorable. Alors que le groupe n'a qu'un peu plus de 4 millions de clients ADSL, il dispose d'une base de 13,8 millions de clients abonnés à ses services mobiles : un beau réservoir de prospects à qui proposer son offre internet.

En bon jargon anglophone, cela s'appelle faire du cross-selling et gageons que SFR ne s'en privera pas !

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 22:12

La cote d'amour de Meetic serait-elle en baisse ? Toujours est-il que le spécialiste de la rencontre en ligne a vu son parc de clients diminuer de 7,5% entre fin décembre 2008 et fin mars 2009, date à laquelle il atteignait 644.577 abonnés.

Inquiétant ? Pas tant que cela, dans la mesure où les ventes ne suivent pas la même tendance : au cours du trimestre, la société a vendu pour 33,7 millions d'euros d'abonnements, contre 33,9 millions au dernier trimestre 2008. Le chiffre d'affaires consolidé, quant à lui, progresse de 3,3% en un an, à 33 millions d'euros.

Conclusion : le revenu par abonné (le fameux ARPU, en bon anglais abrégé) a augmenté ! En effet, à côté de son activité de rencontre en ligne traditionnelle (dénommée dating dans le jargon maison), Meetic a développé une activité connexe et - à vrai dire - très proche, le matchmaking, ou rencontre par affinité, ciblant une clientèle plus "senior". Dans cette activité ciblée haut de gamme, Meetic privilégie clairement le revenu par abonné par rapport au volume de clients.

Sur le dating, à l'inverse, le groupe accord plus d'importance au volume d'abonnés recrutés. Il est vrai que, sur la cible jeune, le développement des sites communautaires comme Facebook fait de plus en plus concurrence à l'offre Meetic, via des applications sans doute moins élaborées, mais... gratuites ! Il est donc essentiel pour le groupe de demeurer la référence de son secteur, quitte à rogner sur les prix.

Si Meetic qualifie ce premier trimestre de période de transition, c'est que la société prépare ses noces avec son plus fidèle ennemi... Match.com ! Faute d'avoir pu tenir tête au Français en Europe, l'Américain a décidé de lui céder ses actifs européens moyennant une participation au capital.

L'intégration devrait être effective en juin et son impact financier sera donc surtout sensible au second semestre.

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 18:28

Sinistré, le marché de la musique ? Pas tant que ça, à en croire les chiffres d'Universal Music, leader mondial du secteur.

Au premier trimestre 2009, le chiffre d'affaires et le résultat d'exploitation de cette filiale à 100% de Vivendi sont quasi-stables, à 1,03 milliard d'euros et 110 millions d'euros, respectivement. Preuve qu'on peut encore réaliser des marges supérieures à 10% dans le métier de la musique enregistrée... à condition d'être le numéro un !

La migration vers le numérique continue à un rythme élevé : les ventes de musique dématérialisée représentent désormais 28% des ventes de musique enregistrée du groupe.

Pour autant, parmi les cinq branches du groupe, Universal Music est désormais le plus petit contributeur aux bénéfices de Vivendi (voir graphique). Ceci s'explique notamment par la forte hausse du bénéfice opérationnel dégagé par Canal+ (+49,4%, à 254 millions d'euros). Le groupe de télévision payante a pourtant connu une croissance très molle sur le trimestre (+1,8% seulement), mais bénéficie à plein des synergies du rapprochement avec TPS : sa marge d'exploitation atteint désormais 22,7% !

Quant à la division jeux vidéo, Activision Blizzard (société née du rapprochement de Vivendi Games et d'Activision et contrôlée à 56% par Vivendi), elle est désormais la deuxième entité la plus rentable du groupe (derrière l'intouchable Maroc Télécom) avec une marge d'exploitation de 24,4% et un bénéfice opérationnel de 178 millions d'euros. Pour l'année en cours, Activision Blizzard a relevé ses prévisions d'activité pour l'année 2009 à 4,3 milliards de dollars, confirmant la bonne santé économique du secteur.

Acteur mondial de premier rang dans la musique et les jeux vidéos, Vivendi n'en reste pas moins un groupe qui tire l'essentiel de ses bénéfices (63% au premier trimestre 2009) de ses activités de télécoms en France et en Afrique : SFR et Maroc Télécom représentent ainsi plus de 900 millions d'euros de résultat d'exploitation cumulé sur la période. Un business qui combine une telle rentabilité et une telle stabilité de l'activité ne peut être que très rassurant par les temps qui courent.

Au total, le bénéfice d'exploitation ajusté de Vivendi atteint 1,4 milliard d'euros au premier trimestre 2009 (+15,8%). Le résultat net, lui, recule de 6,9%, à 649 millions d'euros, notamment à cause d'une hausse de la part des minoritaires.

Et la récente intégration de Neuf Cegetel permet surtout au groupe de confirmer son objectif de forte hausse du bénéfice d'exploitation en 2009

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 12:22

C'est bel et bien un nouvel avertissement sur les résultats (sur les ventes, pour être exact) que TF1 a émis hier soir en publiant ses comptes trimestriels. Cela devient une fâcheuse habitude : c'est la deuxième fois en moins de 10 jours !

"TF1 : les signaux haussiers sont intacts", peut-on lire ce matin dans les pages d'un site internet financier à forte audience. L'analyse financière au secours de Nonce Paolini ! Le Pdg de TF1 a bien besoin d'un tel réconfort, car il n'a guère de nouvelles réjouissantes à se mettre sous la dent ces jours-ci.

Le 5 mai, son groupe avertissait en effet le marché d'un net décalage entre les chiffres qu'il s'apprêtait à publier et les estimations du consensus, faisant état pour le premier trimestre d'un chiffre d'affaires en recul de 18% et d'une perte d'exploitation comprise entre 10 et 15 millions d'euros. La Bourse accueillait d'ailleurs cette mauvaise nouvelle de bien curieuse manière, le titre ouvrant logiquement la séance en repli de 4,9%, mais la finissant sur un rebond de 3,8% !

En publiant hier soir ses chiffres trimestriels définitifs (une perte d'exploitation de 12 millions d'euros et un bénéfice net de 6 millions, sauvé par la réévaluation comptable de l'option de vente sur Canal+ France), TF1 sème une nouvelle fois le trouble. Le groupe admet ce qui ressemblait de plus en plus à une évidence : son objectif précédemment affiché (un recul du chiffre d'affaires de 9% en 2009) sera difficilement tenable et il table désormais une baisse d'activité de 13% cette année.

Et voici que l'impensable devient possible... et si TF1 affichait des pertes de 2009 ???

Ce que les analystes n'osent pas encore croire, encore tout pétris de l'image de '"machine à cash" dont bénéficiait  le leader français de la télévision depuis des années, devient tout-à-fait envisageable si la déprime du marché de la pub persiste. Les spécialistes de la valeur tablent pour l'heure sur un résultat net 2009 compris entre 20 et 60 millions d'euros, mais l'éventualité de nouvelles mauvaises surprises n'est pas à écarter.

Réalisant historiquement des marges inférieures à celle de son poursuivant M6, plus habitué à fonctionner à l'économie, TF1 est actuellement victime d'un effet de ciseaux dévastateur. Au premier trimestre, les seules recettes publicitaires de la chaîne ont plongé de 27%, soit un manque à gagner de 119 millions d'euros ! En regard de cela, le plan d'économies 2009 engagé par le Pdg, Nonce Paolini, a permis d'économiser 7 petits millions d'euros seulement sur le coût de la grille de programmes.

Voilà qui vient rappeler que le métier de la télévision fonctionne essentiellement avec des coûts fixes, difficilement compressibles. Et si l'ambition du plan d'économies de TF1 est désormais de diminuer la base de coûts de 70 millions d'euros sur l'année (contre 60 millions seulement auparavant), on voit que ce chiffre ne compense même pas la baisse de revenus du seul premier trimestre.

L'année 2009 s'annonce donc comme celle de tous les dangers pour TF1, d'autant que le groupe souffre d'un endettement relativement important (621 millions d'euros à fin mars, soit 45% des fonds propres) et que sa principale échéance de remboursement (pour 500 millions d'euros) arrive dans 18 mois. Entretemps s'ouvrira heureusement la fenêtre permettant à la société de vendre à Vivendi sa participation dans Canal+ France pour un montant minimum garanti de 746 millions d'euros.

Vers 12h20, le titre TF1 abandonne 1,1%, à 7,22 euros, alors que le CAC 40 perd seulement 0,4%.

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 09:26

Le chiffre d'affaires du spécialiste de l'intermédiation financière a augmenté de 1,1% au premier trimestre 2009, à 259,1 millions d'euros, ce qui correspond en fait à un recul de 0,5% à taux de change constants. Autant parler de grande stabilité !

L'activité de bourse en ligne, matérialisée par une participation des deux tiers dans le capital du courtier Bourse Direct (également coté à Paris), a certes connu un net recul : -25%, à 6 millions d'euros ! Mais elle représente à peine plus de 2% des facturations totales du groupe.

Le principal actif de Viel est une participation de 67,5% dans la Compagnie Financière Tradition (CFT), rachetée en 1996 suite à la faillite de la banque Pallas Stern. Basée à Lausanne, la CFT est un des trois premiers intervenants mondiaux dans le domaine de l'intermédiation professionnelle de produits financiers (actions, taux, dérivés,...) ou non (métaux précieux, énergie,...). Au premier trimestre 2009, son chiffre d'affaires est resté stable (+0,3%, à 379 millions de francs suisses), ce qui démontre une belle résistance dans l'environnement actuel.

Viel & Cie dispose par ailleurs d'un bilan solide. Le communiqué du groupe précise que sa situation financière à fin mars est proche de celle de la fin d'année 2008 : il disposait alors d'une trésorerie, nette des dettes, de 110 millions d'euros.

La Bourse accueille ces chiffres avec calme : vers 9h20, le titre est en petite hausse (+0,8%), à 2,46 euros, dans un marché certes orienté à la baisse (-0,7% pour le CAC 40).

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 20:38

L'avantage d'être un holding diversifié, c'est que quand certains métiers ne vont pas bien, d'autres peuvent servir d'amortisseur...

C'est le cas au premier trimestre pour Bouygues, dont le chiffre d'affaires est en recul très limité (-2%, à 6,65 milliards d'euros), la hausse de l'activité à l'international (+6%) n'ayant pas suffi à compenser la baisse en France (-5%). Parmi les cinq activités principales du groupe, ce sont les deux plus petites qui ont connu les variations les plus marquées.

TF1 - et ce n'est guère une surprise ! - est resté le mouton noir de la famille au premier trimestre : sa contribution au chiffre d'affaires de la maison-mère s'est élevée à 538 millions d'euros, soit un plongeon de 18% en un an. Le groupe de télévision a par ailleurs annoncé ce mercredi une perte d'exploitation de 12 millions d'euros sur le trimestre (contre un bénéfice de 99 millions un an plus tôt).

Le chiffre d'affaires publicitaire de la chaîne a été amputé de 119 millions sur la période alors que le plan d'optimisation 2009 a, dans le même temps, permis de dégager 7 millions d'euros d'économies seulement sur le coût de la grille ! TF1 ne doit finalement son résultat net positif du premier trimestre (6 millions d'euros, soit -91% !) qu'à l'effet de la réévaluation de l'option de vente, exerçable en février 2010, dont dispose le groupe sur sa participation dans Canal+ France.

Et les choses ne vont sans doute pas s'améliorer dans les trimestres à venir, TF1 tablant désormais sur une baisse de 13% de son chiffre d'affaires en 2009 (contre -9% auparavant).

A l'inverse, la filiale Bouygues Immobilier a réservé une belle surprise. Elle a vu son chiffre d'affaires progresser de 11% au premier trimestre 2009, alors que les analystes de Natixis Securities, par exemple, attendaient un recul de 5,6% ! Cette bonne performance est notamment imputable à l'immobilier d'entreprise, grâce aux réservations des années passées, mais la situation devrait être plus difficile dans les trimestres à venir.
 
Après ce premier trimestre tout-à-fait correct, c'est d'ailleurs l'ensemble du groupe Bouygues qui devrait entrer en phase de plus grandes turbulences. Dans les deux principales activités (Bouygues Construction et la routière Colas), les signaux sont au rouge et seul Bouygues Télécom, finalement, apparaît comme un havre de paix, avec ses 144.000 nouveaux clients gagnés sur le trimestre.

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 19:56

Le site féminin s'offre un voyage au Vietnam avec escale au Royaume-Uni.

AuFeminin vient en effet d'acquérir une participation minoritaire (30%) dans la société de droit britannique Vina Woman UK Ltd, qui édite le site internet hervietnam.com à destination des femmes actives vietnamiennes.

Le management d'AuFeminin estime avoir saisi une "excellente opportunité" en s'implantant sur ce marché émergent, mais en forte croissance, notamment pour des raisons démographiques.

Reste à savoir si cet investissement loin de son territoire de prédilection, l'Europe, réussira à AuFeminin, après les déboires subis par d'autres acteurs internet en Asie.

Demandez par exemple à Marc Simoncini, patron de Meetic, ce qu'il pense de la Chine !

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 19:32

Une croissance de 70% en 2008, une marge d'exploitation de 36,8% et une trésorerie nette de 17 millions d'euros en fin d'année dernière : 1000Mercis a vraiment des problèmes de riches !

Cette santé financière presque insolente a incité la société à lancer mi-avril une offre de rachat de ses propres titres visant environ 10,5% du capital, sa trésorerie étant très supérieure à ses besoins.

L'offre a rencontré "un vif succès", révèle le communiqué publié aujourd'hui. Et 365.600 actions, soit le maximum prévu, ont ainsi été rachetées par la société au prix de 25 euros par titre en vue d'être détruites, ce qui aura pour effet d'augmenter mécaniquement le bénéfice par action des titres restants.

Le capital se compose désormais de 3.096.463 actions, soit une capitalisation boursière de 77,8 millions d'euros au cours de ce soir (25,13 euros). Reste à observer la progression future pour savoir si les actionnaires ayant apporté leurs titres à l'offre pourront se féliciter... ou se mordre les doigts !

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 18:09

Pas brillant, mais pas catastrophique ! Les facturations du groupe d'ingénierie ont reculé de 12,5% au premier trimestre, à 84,7 millions d'euros. Et il reste difficile d'en tirer des conclusions définitives sur la rentabilité à attendre.

En effet, la baisse d'activité au premier trimestre résulte de la conjonction d'actions volontaires et d'événements parfaitement inattendus ! D'un côté, on y voit les effets de la réduction d'effectifs de 200 personnes pratiquée chez Coframi, entreprise acquise fin 2007, afin de concentrer la société, alors en grande difficulté, sur ses activités les rentables. De l'autre, Akka porte les stigmates du coup d'arrêt extrêmement brutal - et imprévu, à l'époque - subi dans le secteur automobile.

La bonne nouvelle, c'est que, hors ces deux effets (dont l'un est plutôt positif pour la rentabilité et l'autre franchement négatif, on l'aura compris), le chiffre d'affaires d'Akka est resté stable au premier trimestre. Signe d'une relative confiance en l'avenir, le groupe a d'ailleurs jusqu'ici privilégié le chômage partiel et la reconversion à des coupes sombres dans les effectifs.

Par ailleurs, il laisse entendre qu'il gagne des parts de marché grâce à une intensification des efforts commerciaux.

La visibilité reste forcément limitée dans ce type d'activité, mais la société peut se féliciter d'une chose : avoir réussi l'intégration de Coframi avant que n'éclatent les difficultés ! Elle a ainsi fini l'exercice 2008 avec une rentabilité satisfaisante (7,1% de marge d'exploitation courante) et un bilan sain (un endettement net de 10 millions d'euros, contre 46 millions un an auparavant).

Sa valorisation boursière reste modeste, et le titre, après un net recul aujourd'hui dans l'attente des chiffres, ne devrait pas réagir négativement demain.

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