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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 12:33

Qui aurait prédit à Solucom un tel parcours lors de l'inscription du titre au marché libre ? En février 2000, la société ne pouvait présenter au marché qu'un chiffre d'affaires de 5,9 millions d'euros (celui de son exercice 1998/1999) et de solides ambitions, ce qui était amplement suffisant en cette période dorée où le seul mot internet suffisait à faire pleuvoir les millions ! Le bel opportunisme dont fit alors preuve Solucom en s'introduisant en Bourse a été partagé par bien d'autres SSII, mais toutes ne se sont pas montrées dignes de l'argent confié par les investisseurs, certaines finissant même assez rapidement à la case « cimetière » !

Rien de tel pour Solucom, qui n'a fait au contraire que croître et embellir depuis, avec un volume d'activité multiplié par plus de 17 en 10 ans, grâce à un subtil dosage de croissance interne et d'acquisitions bien digérées. Focalisée sur les prestations de conseil en infrastructures informatiques, la société affiche une rentabilité plutôt enviable dans le secteur : elle vient de confirmer que sa marge d'exploitation courante serait comprise entre 10 et 12% sur l'exercice 2008/2009. Pas si mal pour une période de crise !

 

Pascal Imbert, président du Directoire de Solucom, a accepté de répondre aux questions de newsfinance.fr. Il explique les bonnes performances récentes de sa société et comment il voit l'avenir proche.

 

newsfinance.fr : Au dernier trimestre de l'exercice 2008/2009 (correspondant au trimestre janvier-mars 2009), Solucom a enregistré une croissance interne de 16%, soit une accélération par rapport aux neuf premiers mois. Comment expliquer cela ?


Pascal Imbert : Nous avons été surpris nous-même par la vigueur de l'activité en fin de l'exercice, surtout que les signaux en provenance de nos clients étaient plutôt négatifs ! On peut expliquer cette bonne performance de deux manières. D'une part, les deux tiers de notre activité se font autour de thématiques porteuses : la technologie et les infrastructures, ou la gouvernance. Dans ce type de projets, les clients peuvent espérer un retour sur investissement rapide, de 12 à 18 mois, ce qui facilite la prise de décision. D'un autre côté, nous avions perçu dès le début de l'année 2008 - peut-être avant nos concurrents - un ralentissement du marché, ce qui nous a incité à remodeler nos offres. Nous en profitons aujourd'hui.

NF : Etes-vous optimiste pour l'exercice en cours ?


P.I. : Nous restons extrêmement prudents, car la visibilité est réduite. Nos prix de vente, matérialisés par un TJM (taux journalier moyen = prix moyen facturé au client pour une journée de travail d'un ingénieur, NDLR) de l'ordre de 740 euros, se tiennent bien et sont même en hausse régulière depuis plusieurs années. Le problème se situe plutôt dans le volume de commandes en cours : il ne se passe guère de semaine sans qu'un projet soit repoussé, voire annulé. Et il est probable que la véritable reprise du marché ne se fasse qu'en 2010/2011.

 

NF : La marge d'exploitation, estimée entre 10 à 12% sur l'exercice 2008/2009, n'est donc pas représentative de votre potentiel ?


P.I. : Notre rentabilité était plus élevée sur les exercices précédents (13%, NDLR), mais nous avons été pénalisés en 2008/2009 par l'acquisition de Cosmosbay-Vectis, société moins profitable que notre périmètre historique et qui rencontre par ailleurs quelques difficultés opérationnelles. En revanche, c'est une acquisition très pertinente sur le plan stratégique car elle a élargi notre spectre de clients, notamment vers le secteur public.


NF : Justement, ce secteur fait-il partie des plus résistants actuellement ?

P.I. : Oui. Le secteur public est bien orienté, de même que l'énergie et les utilities (nous travaillons ainsi avec EDF, Areva ou Total). D'autres clients gardent une certaine dynamique, comme La Poste, avec les projets autour de la Banque Postale et en vue de la libéralisation du courrier.

 

NF : Traditionnellement, les opérations de fusions-acquisitions vous apportaient aussi du business. Est-ce toujours le cas ?


P.I. : Bien sûr. Notre cœur d'activité reste la conception des infrastructures des systèmes d'information, qui ont toujours besoin d'être refondues lors des rapprochements d'entreprises. Nous avons d'ailleurs de gros projets actuellement avec GDF Suez. Et des opérations  comme le rachat de Fortis par BNP Paribas montrent que ce thème pourrait redémarrer dans les mois à venir.

 

NF : Et vous... des acquisitions en vue ?

 

P.I. : Nous sommes le sixième ou septième acteur en France sur notre marché, qui reste très atomisé. Les acquisitions potentielles ne manquent donc pas, d'autant que les petites sociétés souffrent dans un contexte où les clients ont le réflexe - pas toujours opportun ! - de diminuer le nombre de fournisseurs.
Mais il y a encore une déconnexion entre le prix que souhaiteraient les vendeurs (autour d'une fois le chiffre d'affaires) et celui qu'accepteraient les acheteurs potentiels comme nous, eux-mêmes valorisés entre 0,5 et 0,7 fois le CA. Pour nos futures opérations de croissance externe, il faudra donc vraisemblablement attendre 2010 !


Propos recueillis par Emmanuel Schafroth 

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 10:33

Des divisions en ordre dispersé. Le chiffre d'affaires de Lagardère a reculé de 2% au premier trimestre, à 1,78 milliard d'euros. Ce chiffre démontre une certaine résistance, tout en traduisant une évolution très contrastée des différents métiers.

C'est principalement l'activité publishing (le livre, en bon Français !) qui a permis au groupe de limiter la casse. Au premier trimestre, cette division a progressé de 14,1% à données constantes, soit un chiffre d'affaires de 463 millions d'euros, bénéficiant notamment de l'énorme succès de la saga de l'auteure américaine Stephenie Meyer (18 millions d'exemplaires vendus).

A l'inverse, l'activité presse a plongé de 19,6%, à 310 millions d'euros. Le marché français de la presse magazine, qui avait été relativement résistant en 2008, a en effet souffert au premier trimestre de la baisse de la publicité.

De même l'audiovisuel, qui occupe une place modeste dans les chiffres de Lagardère et est essentiellement représenté par la station de radio Europe 1, a connu un net trou d'air (-9,5% à données comparables).

Les filiales de distribution de Lagardère (44% du chiffre d'affaires consolidé, mais avec de faibles marges) sont en recul plus modéré (-3,4%), tandis que Lagardère Sports continue de progresser.

Malgré cette bonne résistance globale du groupe, le titre est en berne ce matin (-2,4%, à 23,2 euros, vers 10h30) après la publication des chiffres. Explication : Lagardère prédit un résultat d'exploitation en recul sur le premier trimestre. Et, surtout, contrairement à son habitude, le groupe se refuse à avancer des prévisions chiffrées pour 2009, arguant notamment du manque de visibilité actuel dans la publicité.

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 00:06

Le chiffre d'affaires d'Outremer Télécom s'est élevé à 42,3 millions d'euros au premier trimestre 2009, soit une baisse infinitésimale par rapport aux 42,4 millions enregistrés un an auparavant. Un moindre mal lorqu'on songe à la paralysie de près d'un mois et demi qui a touché l'activité aux Antilles : c'est l'une des principales zones d'opérations de l'opérateur télécoms, avec la Guyane et la Réunion !


Le groupe porte les stigmates de ces événements dans son activité "profesionnelle", en recul de 17% sur la période, à 3,2 millions d'euros. Mais elle ne représente fort heureusement que 7% du chiffre d'affaires total.

A l'inverse, l'activité de téléphonie mobile poursuit sa progression, avec un chiffre d'affaires en progression de 6% au premier trimestre (à 25,5 millions d'euros) et une hausse de 3% du nombre d'abonnés (près de 280.000 au 31 mars 2009).

Le mobile représente 60% des revenus totaux du groupe, mais l'activité d'accès internet haut débit conserve également un bon dynamisme, avec un nombre d'abonnés en hausse de 4% en trois mois.

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 14:40

Encore une mauvaise nouvelle pour TF1 : W9, filiale de sa rivale M6, est désormais la chaîne TNT préférée des annonceurs, devant TMC, contrôlée par TF1.

Numéro un de la TNT ! Telle est la baseline (en bon Français : signature publicitaire) de TMC, chaîne détenue à parité par TF1 et AB Groupe. Mais ce statut hier encore incontestable est aujourd'hui mis à mal par la formidable progression de W9, deuxième chaîne gratuite généraliste du groupe M6.

Sur la TNT, la nouvelle "petite chaîne qui monte" fait désormais jeu égal avec TMC en matière d'audience (voir notre article du 4 mai). En toute logique, les annonceurs suivent et, en avril, les investissements publicitaires bruts sur W9 ont dépassé d'une courte tête ceux de TMC (voir graphique), d'après les estimations de Yacast.

En hausse de 71% en un an, ils ont représenté 19,37 millions d'euros sur le mois, contre 19,36 millions pour TMC(+62%). NRJ 12, à bonne distance mais en très forte progression également, complète le podium de la TNT.

Ces chiffres viennent conforter la stratégie offensive de M6 sur la TNT. W9, parvenue à l'équilibre en 2008, est désormais le fer de lance du pôle "chaînes numériques" de M6, qui a représenté en 2008 un chiffre d'affaires de 125 millions d'euros et un résultat d'exploitation courant de 18,9 millions d'euros (soit près de 10% des bénéfices du groupe).

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 15:51

C'est une première dont le constructeur japonais se serait bien passé ! Depuis 68 ans qu'il publie ses comptes, Toyota a enregistré une perte d'exploitation de 461 milliards de yens (environ 3,4 milliards d'euros) sur l'exercice 2008/2009, clos fin mars. 

C'est un peu un mythe qui s'effondre, car Toyota avait jusqu'ici la réputation d'être une entreprise flexible, dotée d'une capacité hors du commun à s'adapter à son marché.


La voici donc rattrapée par la crise du marché automobile qui vient de provoquer la mise en faillite de Chrysler et pourrait occasionner pareille mésaventure à General Motors. Le japonais invoque notamment la flambée du yen pour expliquer sa contre-performance, mais, même sur son marché domestique, qui restait jusqu'à l'exercice précédent son principal vecteur de bénéfices, il perd maintenant de l'argent.

Et l'exercice 2009/2010 ne s'annonce pas meilleur, avec des pertes attendues de 850 milliards de yens (environ 6,3 milliards d'euros). Petit-fils du fondateur, Akio Toyota va prendre les rênes de la société en juin. il aurait sans doute rêvé de le faire dans de meilleures conditions.

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 10:23

Ce matin, la hausse du marché continue... sans JCDecaux. Vers 10h20, le titre affiche un recul de 2,1% à 11,67 euros après une publication financière décevante.

Le groupe de communication extérieure a en effet annoncé hier soir un chiffre d'affaires en recul de 11,9% au premier trimestre, à 424,6 millions d'euros. La performance est inférieure à la prévision donnée en mars par Decaux, qui tablait alors sur un recul d'activité de l'ordre de 10%.

Parmi les trois divisions du groupe, l'activité transport est la seule à afficher une croissance sur le trimestre (+2,1%, voir graphique), mais le chiffre est en trompe l'oeil ! A périmètre et taux de change constants, le recul est en fait de 4,7% : après un premier bimestre satisfaisant, l'activité a en effet plongé en mars, en raison de la baisse du trafic aérien. Les deux autres activités reculent violemment au premier trimestre : -18,7% pour l'affichage (-16,2% à données comparables) et -16,8% pour le mobilier urbain (-14% à données comparables).

Ce dernier chiffre est le plus inquiétant car il s'agit de l'activité-phare du groupe : en 2008, la division mobilier urbain a représenté 49% du chiffre d'affaires et surtout... 82% du bénéfice d'exploitation ! Or, elle est très gourmande en capitaux car JCDecaux installe à ses frais des équipements d'utilité publique, comme les vélos en libre-service, avant de se rémunérer sur les contrats publicitaires des espaces concédés par les municipalités.

Dans ce modèle où une bonne partie des coûts est fixe, le recul de l'activité risque de provoquer un effet ciseau violent sur les marges, à la manière de ce qu'on a vu récemment avec le profit warning de TF1 (lire notre article sur le sujet). Les analystes de Natixis Securities anticipent ainsi un plongeon de 39% du bénéfice d'exploitation en 2009... et viennent de passer à la vente sur le titre.

Les indications prospectives données par JCDecaux, en effet, ne sont guère rassurantes : la société table sur un recul de 15% de son activité au premier semestre. Autant dire que le deuxième trimestre ne s'annonce pas meilleur que le premier !

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 08:33


La légendaire prudence de
Luc de Chammard (lire
notre article du 4 mars dernier) se manifeste nettement dans les prévisions annuelles de la société qu'il préside, et qui vient de publier d'excellents résultats.

Si le communiqué que vient de publier Neurones avertit que "la très bonne dynamique constatée tout au long de l'année 2008 est aujourd'hui freinée par le ralentissement continu de l'économie", ce ralentissement ne se fait guère sentir au premier trimestre : la SSII a ainsi publié un chiffre d'affaires en hausse de 26%, à 54,3 millions d'euros. Cela inclut certes de la croissance externe, mais à périmètre constant, la progression de l'activité reste robuste, atteignant le chiffre respectable de 9,2%, lorsque d'autres acteurs du secteur connaissent une croissance quasi-nulle (Sopra), voire une baisse d'activité (Keyrus).  

Côté rentabilité, le premier trimestre 2009 se caractérise également par une très bonne marge d'exploitation : 9,1%, contre 7,7% au premier trimestre 2008 et 6,8% au premier trimestre 2007.

On peut donc s'étonner que la société prévoie un recul aussi net de cet indicateur sur l'ensemble de l'année : elle attend une marge comprise entre 7,5 et 8,5% en 2009 (versus 9,7% en 2008), malgré une progression espérée de 10,9% du chiffre d'affaires, à 210 millions d'euros au moins.

Ces estimations tiennent compte d'une "dégradation croissante" du marché, alors que l'ambiance générale actuelle serait plutôt à une minimisation des effets de la crise, si l'on en croît le vif rebond de la Bourse ces dernières semaines.

Prudence est mère de sureté et, en tout cas, Neurones a les reins extrêmement solides en cette période troublée. Sa trésorerie nette excédant 50 millions d'euros, le cours actuel ne valorise l'entreprise qu'à 4,5 fois le bénéfice d'exploitation attendu en 2009, ce qui laisse au titre un potentiel de hausse non négligeable.

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 08:12

En dévoilant ses comptes annuels il y a quelques jours, la direction de la petite SSII affichait un optimisme prudent pour 2009.

Le chiffre d'affaires du premier trimestre, en hausse de 3%, à 22,2 millions d'euros, est en ligne avec le discours. La croissance n'est certes pas mirobolante, mais somme toute satisfaisante compte tenu de la situation économique actuelle. Parmi ses concurrents directs, Micropole est moins bien loti que Business & Decision (9,8% de croissance interne, grâce à une forte progression à l'international), mais fait mieux que Keyrus (chiffre d'affaires en baisse de 3,6%).

Rappelons qu'un des deux principaux domaines d'activité de Micropole-Univers est le e-business, un métier qui reste en forte croissance au sein d'un secteur informatique qui devrait être globalement atone cette année.

La société qualifie de "correcte" son activité commerciale, tout en reconnaissant qu'elle manque de visibilité sur les perspectives à court terme. Dans ce contexte, elle bénéficie d'un avantage... elle a fini l'année 2008 avec une bonne rentabilité et un bilan relativement solide (voir notre article du 30 avril).

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 09:56

Les résultats trimestriels de Boursorama sont un peu en trompe-l'oeil, mais ils n'en témoignent pas moins d'une très bonne résistance à la conjoncture.

Le bénéfice net part du groupe de la banque en ligne a été multiplié par deux au premier trimestre, à 23,2 millions d'euros. Cette forte croissance bénéficiaire n'est certes pas due aux seules performances opérationnelles de la société. Boursorama a en effet enregistré une plus-value de dilution de 14 millions d'euros, liée à des cessions d'actifs en Allemagne (la société de gestion Veritas, ainsi que des activités périphériques du site média Onvista acquis en 2007).

Le résultat brut d'exploitation est, quant à lui, en légère baisse : -6%, à 14,5 millions d'euros (à données constantes). Il matérialise pour l'essentiel l'activité française du groupe : l'international ne représente que 21% des revenus totaux et affiche une très légère perte sur la période, les bénéfices au Royaume-Uni compensant en grande partie le déficit généré en Allemagne et en Espagne.

Certes, le groupe a souffert d'une baisse des encours clients de 20% en un an (ils s'élèvent à 8,8 milliards d'euros à fin mars 2009). Et l'activité média (7% des produits d'exploitation totaux du groupe) a connu un net coup d'arrêt au premier trimestre, avec un recul de 35% !

En revanche, malgré la baisse des marchés financiers, l'activité de courtage boursier, toujours prépondérante dans les chiffres de Boursorama (43% des revenus) est restée assez dynamique en début d'année : le nombre d'ordres exécutés n'a ainsi reculé que de 5%.

Et à l'heure où toutes les banques semblent se souvenir que leur véritable valeur est dans la qualité des relations qu'elles arrivent à nouer avec Monsieur et Madame Tout-Le-Monde via leur réseau de distribution, Boursorama continue de faire preuve d'un bon dynamisme commercial. Le nombre de comptes bancaires ouverts en France atteint désormais le chiffre de 83.543, soit une augmentation de 23% en un an et de près de 6% sur le seul premier trimestre 2009.

Le réseau de distribution de cette banque nouvelle génération s'appelle internet. Ses vertus low cost sont un atout non négligeable en cette période difficile !

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 17:37

En croissance de 30%, le chiffre d'affaires que vient de publier Hi-Media au titre du premier trimestre 2009 est tout simplement excellent dans le contexte actuel. A 36,6 millions d'euros, il excède nettement l'estimation que nous avions formulée ici-même (lire notre article du 30 avril). Voilà qui méritait bien quelques précisions de la part du Pdg, Cyril Zimmermann, interviewé en exclusivité par newsfinance.fr !

 

Mais revenons tout d'abord aux chiffres. La belle performance du premier trimestre est en grande partie imputable à la très forte croissance du micro-paiement (+65%), qui représente 23,4 millions d'euros de facturations et réalise ainsi son meilleur trimestre historiquement (agrandir le graphique). Il confirme sa prépondérance dans les activités du groupe internet, puisqu'il représente 64% du chiffre d'affaires total sur la période.


De son côté, et malgré une conjoncture difficile dans le secteur, le chiffre d'affaires publicitaire de Hi-Media (13,2 millions) résiste bien au premier trimestre, avec un recul limité à 5,5%.  « Nous sommes très fiers de ces chiffres, surtout lorsqu'on les compare avec d'autres acteurs de la publicité en ligne, se félicite Cyril Zimmermann, Pdg de Hi-Media. Plus globalement, notre performance au premier trimestre démontre la pertinence du modèle que nous avons mis en place depuis plusieurs années et qui vise à une plus forte récurrence de l'activité. »

 

Micro-paiement

Le rachat de Allopass (plate-forme de micro-paiement) va assurément dans le sens de cette forte récurrence et cette branche conserve un potentiel de développement important.  « Pour l'instant, le micro-paiement concerne surtout les sites de jeux en ligne ou les sites de type "réseau social", c'est-à-dire la cible 15-30 ans, remarque Cyril Zimmermann. Mais les sites d'information, confrontés à une baisse de leurs recettes publicitaires, montre un intérêt croissant pour ce système qui leur permettrait de diversifier leurs revenus. »  Entre le "tout gratuit" offert par des sites comme Rue89 et le modèle d'abonnement d'un Mediapart, le micro-paiement peut en effet offrir une troisième voie en facilitant l'achat à l'article.

Et, pour Hi-Media, le potentiel de développement du micro-paiement est aussi... géographique. « Début 2009, nous avons lancé Allopass aux Etats-Unis et nous avons enregistré les premiers volumes de transaction en mars. Nous sommes encore en phase d'apprentissage du marché, mais il pourrait se révéler énorme », note le Pdg. A suivre...

 

Réseaux sociaux

Dans la jungle des réseaux sociaux, Hi-Media pousse aussi son pion. Basé sur le partage de photos, il s'appelle Fotolog et vient de passer le cap des 25 millions de membres. C'est certes très inférieur aux 200 millions de membres revendiqués par Facebook et le chiffre d'affaires de Fotolog (6,5 millions de dollars seulement en 2008) reste également assez modeste. Mais alors que le leader Facebook peine à trouver le chemin de la rentabilité, Fotolog bénéficie de son côté "low cost" et son seuil de rentabilité est très inférieur. Cyril Zimmermann se refuse a toute prévision financière concernant cet actif, mais compte bien booster son audience.  «Grâce aux derniers développements mis en place, les membres de Fotolog peuvent désormais partager leurs photos sur Facebook et, surtout, nous avons conclu un partenariat mondial avec Windows Live (ex-MSN, NDLR) , qui va intégrer Fotolog à son bouquet de services en ligne. Ce partenariat non financier devrait nous permettre de continuer à accroître le nombre d'inscrits. »


Fotolog compte bien passer entre les gouttes alors que certains réseaux sociaux semblent en difficultés, à l'image de Hi5, qui vient de licencier la moitié de ses effectifs et de changer de patron.

 


Perspectives
En définitive, si la visibilité reste très limitée dans la publicité, le deuxième trimestre 2009 se présente sous un jour comparable au premier, avec une légère baisse dans la pub et une forte croissance du micro-paiement. Au premier trimestre, Hi-Media a également continué à accroître la part du chiffre d'affaires réalisée sur ses propres sites : elle représente 13% du total, contre 11% sur l'année 2008. Une progression qui a permis d'éviter un effritement trop important de la marge brute (36,5% du chiffre d'affaires au premier trimestre 2009, contre 39% un an avant).

Et, en tout état de cause, les bons chiffres du début d'année viennent conforter les prévisions 2009 du groupe : un chiffre d'affaires en hausse d'au moins 10% et une amélioration du bénéfice d'exploitation courant.

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