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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 14:35

A l'heure où de nombreuses sociétés annoncent des résultats en berne, ceux qu'Ingenico va publier le 11 mars ne devraient pas comporter de mauvaises nouvelles, ce qui en est déjà une bonne !

Dans une année 2008 perturbée sur le plan macro-économique et marquée par l'intégration de Sagem Monetel, le leader mondial des terminaux de paiements n'a pas flanché. A données constantes, la croissance a été de 7 % sur l'année (soit un chiffre d'affaires 2008 de 568 millions d'euros) et elle est restée nettement positive au quatrième trimestre (+5 %).

Mieux, le management a déjà donné, lors de la publication du 21 janvier, des indications précises sur les comptes : une marge d'exploitation 2008 comprise entre 12 et 13 % et une trésorerie nette de l'ordre de 75 millions d'euros. Seule véritable inconnue, les écritures comptables qui seront passées dans le cadre de Sagem monetel, mais celles-ci sont sans impact sur le "cash". Et l'adage  "cash is king" s'est rarement aussi bien vérifié qu'actuellement.

Pour 2009, Ingenico estime que son marché sera "flat" (en croissance nulle), mais espère faire mieux que ses concurrents. Légère progression de l'activité attendue, donc ! Il est vrai que le groupe souffrira moins du ralentissement en Amérique du Nord que Verifone : il ne réalise que 14 % de ses ventes sur ce marché, contre 40 % pour son concurrent.

En revanche, Ingenico est "surexposé" aux marchés émergents, qui comptent pour 46 % de ses ventes. Certes, la fameuse théorie du découplage a fait long feu, mais c'est dans cette zone que la croissance demeure la plus solide.

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 10:47

2009, an II de la Grande Crise. Toutes les valeurs financières continuent de plonger vertigineusement (-59 % pour Axa, -48 % pour Wendel, -44 % pour Société Générale depuis janvier). Toutes ? Non, car quelques-unes résistent à l'envahissante déprime des marchés.

Tenez, devinez qui caracole en tête de l'indice SBF120 depuis le début de l'année ? Surprise ! Une immobilière et une société holding, c'est à dire deux valeurs financières. Nexity a ainsi bondi de 43 % depuis janvier et Fimalac de 21 %.

Pour faire simple, le compartiment des valeurs financières se subdivise en trois sous-catégories :
les banques, qui, à force de recruter plus d'ingénieurs et de savants fous que de banquiers, ont fini en Frankenstein de la finance moderne, créant des monstres comme les subprimes et consors ;
les compagnies d'assurances qui, ne sachant plus quoi faire des milliards qu'elles collectaient, se sont laissées bercer par les douces promesses des banques d'affaires et ont acheté leurs produits toxiques ;
- les sociétés holdings et immobilières, qui se sont fortement endettées pour acheter des actifs qui se sont effondrés avec la crise.

Fimalac est un cas un peu à part. Il s'agit certes, techniquement, d'un holding, mais ses filiales opérationnelles sont concentrées dans l'univers des services financiers à destination des institutionnels : notation financière (Fitch Ratings) et gestion du risque financier (Algorithmics). Des thématiques dans l'air du temps, en quelque sorte. Mais cela ne signifie pas que les chiffres d'activité soient au beau fixe. Le chiffre d'affaires de Fimalac a ainsi reculé de 21,2 %, à 586,9 millions d'euros, sur l'exercice clos fin septembre 2008. Et le premier trimestre de l'exercice en cours n'a pas été plus réjouissant, avec des ventes affichant un nouveau recul (-19,7 %). Comment expliquer la bonne tenue boursière depuis janvier ? Sans doute par le fait que le titre, après un plongeon de 35,4 % en 2007 et de 52,3 % en 2008, était allé un peu trop bas ! Et par le versement, le 17 février d'un dividende de 1,50 euro par titre, soit un rendement d'environ 7 % pour qui a acheté le titre début janvier.

Le rebond constaté sur Nexity tient aussi du retour de balancier (le titre vaut moins de 16 euros, à comparer avec un plus haut de 70 euros en 2007). Mais il est aussi étayé par des considérations plus fondamentales. Nexity est un promoteur et finance donc des programmes immobiliers dans le but de les revendre. On comprend les risques du métier dans le contexte actuel : se retrouver à la tête d'un patrimoine immobilier qui ne trouve plus preneur et devoir rembourser les emprunts qui ont permis de le financer. Mais Nexity s'est imposé en 2008 une cure d'amaigrissement drastique : baisse des effectifs, réduction des lancements de programmes, abandon d'opérations, fermetures ou regroupements d'agences. Un programmes d'économies de 80 millions d'euros.

Et pour tenir compte de la nouvelle donne financière et de la fameuse restriction du crédit, l'entreprise s'est aussi séparée des bijoux de famille. Elle a annoncé le 29 janvier dernier la cession aux Caisses d'Epargne des 23,4 % qu'elle détenait dans le Crédit Foncier de France. Le prix de la transaction (539,6 millions d'euros) vient annuler presque exactement l'endettement de Nexity. Voilà donc une entreprise prête pour réaliser des opérations de croissance externe, qui pourraient concerner le pôle services (gérance immobilière, transactions).

Et puis, une société financière au bilan sain, c'est comme un cordonnier bien chaussé... c'est rare !

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 21:09

C'était un titan de Wall Street ! Un statut qui se mesure au rare privilège d'être coté sous un ticker (l'équivalent américain de notre mnémonique) à une seule lettre : C, comme Citigroup.

Emportée par la tourmente financière, la banque que le fameux classement Forbes inscrit toujours à la première place mondiale du secteur bancaire en matière de revenus est venue coter pour la première fois sous la barre fatidique de 1 dollar ce soir, un niveau qui matérialise son nouveau statut de penny stock et témoigne d'une division par 57 du cours depuis le plus haut historique de décembre 2006.

C'est certes encore trente fois mieux que Lehman Brothers et son cours à 3 cents. Mais après cet outrage, un autre menace Citigroup. Il a pour nom : nationalisation.



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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 17:53
Le groupe a beau être le numéro un mondial des marchés de la musique et du jeu vidéo, c'est une entité purement française qui reste sa filiale phare. Car si Vivendi est connu pour ses marques médias à forte notoriété (Universal Music, Canal+, World of Warcraft), il continue de tirer la majeure partie de ses revenus de la la téléphonie.

SFR, contrôlé à hauteur de 60 %, a ainsi représenté en 2008 45 % du chiffre d'affaires de Vivendi, et 51 % de son résultat d'exploitation. C'est aussi l'entité qui a connu la plus forte croissance de son activité (+28 %, à 11,5 milliards d'euros), ce qui s'explique par l'intégration de Neuf Cegetel, retiré de la cote l'an dernier.

Le SFR nouveau est arrivé. Jadis focalisé sur la téléphonie mobile, il est devenu avec ce rapprochement un acteur également présent sur l'Internet haut débit et la téléphonie d'entreprise. Un vrai France Télécom miniature, qui montre d'ailleurs les dents au grand : Vivendi vient de porte plainte contre lui auprès de la Commission Européenne, pour abus de position dominante.

Mais, dans sa nouvelle configuration, SFR semble en position favorable face à Iliad (Free). Géré séparément, Neuf Cegetel était ancré dans une culture de la croissance externe, qui lui a plutôt bien réussi, mais faisait pâle figure en matière de conquête de clients. Intégré à SFR, il s'avère plus performant sur ce plan. Au quatrième trimestre 2008, SFR revendique la vente nette de 149 000 nouveaux abonnements Internet haut débit, contre 100 000 pour Iliad. Un singulier renversement de tendance si l'on considère que, sur les 9 premiers mois de l'année, le score était de 371 000 pour Iliad et de 146 000 pour Neuf.

Et SFR a encore du grain à moudre. Le groupe revendique 3,9 millions de clients Internet haut débit à fin 2008, mais dispose d'un "parc" de 19,6 millions de clients en téléphonie mobile. Un beau potentiel de cross selling en perspective, qui explique en partie la confiance de Vivendi dans sa capacité à augmenter fortement son résultat d'exploitation cette année.

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 19:01

Voilà une petite entreprise qui ne connaît pas - encore - la crise. La société de services informatiques Neurones a enregistré en 2009 un bénéfice net part du groupe en croissance de 30,4 %, à 12 millions d'euros.
 

Mieux, elle a réussi à augmenter sa marge d'exploitation en 2008, à 9,7 %, contre 8,9 % un an avant. Un effet bénéfique de la croissance de son activité (+16,4 % à périmètre constant) qui lui permet de figurer une nouvelle fois parmi les meilleurs élèves du secteur en matière de rentabilité.


« La dégradation actuelle du climat économique ne devrait pas modifier la politique d'acquisition du groupe », affirme le communiqué de la société, ce qui ne manquera pas de faire sourire ceux qui connaissent l'éternelle prudence de Sioux dont fait preuve le Pdg Luc de Chammard.


Ayant réussi à introduire en Bourse sa société en mai 2000, c'est à dire pratiquement au pic de la bulle Internet, il l'a doté d'un joli trésor de guerre qu'elle n'a jamais dilapidé, ne procédant qu'à des acquisitions de taille modeste depuis lors. Ainsi, bon an, mal an, Neurones conserve à son bilan une position de trésorerie nette avoisinant les 50 millions d'euros (52,4 millions à fin 2008, pour être précis).


Ce chiffre est important pour comprendre combien la valorisation de la société est modeste. En effet, compte tenu d'une capitalisation boursière de 110 millions d'euros ce soir en clôture, la valeur de l'entreprise (VE) telle que mesurée par la bourse est de 57,6 millions d'euros (soit la capitalisation boursière diminuée de la trésorerie nette). Or, cette VE représente à peine 3 fois le bénéfice d'exploitation, ce qui constitue un ratio ridiculement bas, surtout pour une société disposant d'un si bel historique de croissance et de rentabilité.


Certes, la société précise qu'elle subira logiquement l'impact de la crise avec décalage, mais elle réalise une grande partie de son activité au travers de contrats pluriannuels, ce qui est un gage de stabilité indéniable vis à vis de certaines de ses consoeurs. On en saura plus sur les prévisions 2009 de l'entreprise à l'occasion de la publication du chiffre d'affaires du premier trimestre, c'est-à-dire le 7 mai prochain.


En attendant, on peut prévoir demain matin un accueil favorable du marché après ces bons chiffres. Mais par les temps qui courent, sait-on jamais !

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 16:09


1,3 milliard d'euros : voilà le chiffre auquel Nonce Paolini et Martin Bouygues doivent penser en se rasant le matin ! Ni le Pdg de TF1 ni celui de son actionnaire de référence, le groupe Bouygues n'ignorent que ce chiffre représente la capitalisation boursière actuelle de la "Une". Et surtout que le challenger M6 vaut la même chose en Bourse.

Cette égalité de traitement est d'autant plus dure à avaler pour le leader français de la télévision gratuite si on la met en rapport avec les chiffres d'audience. Certes, TF1 a perdu de sa superbe depuis l'émergence de la TNT et sa part d'audience s'est installé - définitivement, semble-t-il - sous la barre des 30 %. Mais, d'après les chiffres de Médiamétrie au mois de février, elle s'élève tout de même à 26,2 %, contre seulement 10,9 % pour M6. Un abîme.

Oui, mais voilà ! Le challenger, cette petite chaîne devenue grande à force de monter, est habitué à fonctionner à l'économie. Résultat : sa marge d'exploitation est évalué à 12 % sur l'exercice 2008 (les résultats seront publiés le 10 mars), alors que celle de TF1 a plafonné à 6,8 %. Et le groupe de Nonce Paolini prévoyant une baisse d'activité de 9 % en 2009, la situation ne devrait pas s'arranger de si tôt, malgré le plan d'économies de 60 millions d'euros annoncé.

Dès lors, quel titre choisir en Bourse ? Celui du leader, véritablement massacré (-40 % depuis janvier) ou celui du challenger, apparemment plus habile en cette période de crise mais qui ne devrait pas annoncer de perspectives particulièrement brillantes à l'occasion de sa prochaine publication ? Les analystes de Natixis Securities ont choisi... de ne pas choisir ! Tout en reconnaissant les bonnes performances d'audience de M6 en "access prime time", ils recommandent de vendre les deux titres.

Son de cloche différent chez Gilbert Dupont, qui a rendu un avis très tranché sur la question dans une étude de février 2009. TF1 est recommandé à la vente, avec un objectif de cours de 7 euros qui a d'ores et déjà été enfoncé, alors que M6 est recommandé à l'achat avec un objectif de 14,50 euros. Et pour bien marquer son avis, le cabinet use de métaphores cruelles pour qualifier les deux groupes, résumant ainsi la bataille des deux chaînes : TF1, c'est "la roue de l'infortune", et M6, le "groupe presque parfait". Féroce !

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 12:27

On vous le dit et on ne le répètera jamais assez : en période de crise, il faut pri-vi-lé-gier les valeures dé-fen-sives. Tout cela est bel et bien, mais encore faut-il savoir lesquelles le sont vraiment.

Sperian, l'ex-Bacou-Dalloz, offre bien, a priori, cette image rassurante. L'entreprise produit des équipements de protection individuelle dont tout le monde peut comprendre l'utilité (casques anti-bruits, masques de protection, gilets pare-balles), a des débouchés diversifiés et est le leader de son marché au niveau mondial (près de la moitié du chiffre d'affaires provient ainsi des Etats-Unis).

D'ailleurs, elle vient de publier au titre de son exercice 2008 des résultats qui n'ont rien de catastrophique : un chiffre d'affaires quasi-stable, à 751 millions d'euros (soit un recul de 0,5 %, lié à l'évolution défavorable du dollar) et un résultat net en baisse de 19 %, notamment à cause d'une hausse des impôts sur les résultats.


Mais pour le côté défensif, on repassera ! Le titre, qui cotait fièrement au-dessus des 110 euros en juillet 2007, vient d'enfoncer le seuil des 30 euros. Il est vrai que les signaux donnés par la direction sur 2009 ne sont guère rassurants : le dividende est ainsi abaissé de 1,50 à 1,20 euro par action, ce qui, en ces temps où le marché cherche de la sécurité (voir notre article Rendement : le salaire de la peur), n'est pas de bon augure.


Pis, au lieu de donner des prévisions chiffrées pour 2009, le groupe se livre à un jeu de devinettes un peu osbcur, soumettant au marché deux hypothèses d'évolution de son activité, sans préciser s'il s'agit de la meilleure et de la pire qu'il attend. En cas de baisse du chiffre d'affaires de 5 %, Sperian attend ainsi une marge d'exploitation de 11 à 13 %, mais en cas de baisse d'activité de 15 %, ce sera plutôt 7 à 9 %.


Et si le business plonge de 30 % ? Vous aimez jouer aux devinettes ? Pas le marché. Et le titre perd actuellement 17 % !

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 10:16


Le livret A nous aura fait rêver l'espace d'un été, le temps qu'on nous annonce
que le miracle ne durerait pas. Et, des 4 % nets d'impôt brièvement offerts,  sa rémunération est vite retombée à 2,5 %. Et déjà une nouvelle baisse nous est
déjà promise ! "There is no free lunch", comme disait Milton Friedman. Et pour 
voir ses capitaux grassement rémunérés, il y a un prix... la peur !





Prenez le cas de Pages Jaunes. Ce vénérable éditeur d'annuaires est une institution dans notre pays et dispose sans doute auprès du grand public d'une image de solidité à toute épreuve. Il en va autrement dans la communauté financière, même si la direction a décidé de maintenir le dividende annuel à 0,96 euros. Pour toucher ce pactole le 23 juin prochain, il de payer 6,50 euros - le cours actuel de l'action - ce qui donne un rendement de près de 15 %. Certes, personne ne vous promet qu'il sera identique l'an prochain et le management laisse même entendre le contraire en anticipant une marge brute opérationnelle comprise entre 500 et 540 millions d'euros en 2009, contre 552 millions l'an dernier. Une baisse des résultats à prévoir, certes, rien de dramatique cependant.

Oui, mais le marché a la trouille, car Pages Jaunes a le parfum vénéneux des LBO : la société est endettée à hauteur de 1,9 milliard d'euros et le chiffre n'a pas diminué en 2008. Et son actionnaire (le fameux fonds KKR, via Médiannuaire) n'est guère mieux loti. Son véhicule coté KKR PEI, négocié à la Bourse d'Amsterdam, a ainsi reculé de 23 à 2 dollars en 2 ans.

La panique qui saisit actuellement les investisseurs concerne à peu près toute la cote, mais elle semble particulièrement prégnante dans les fameux secteurs TMT (technologie, médias télécoms), si adulés au début de la décennie. Malgré son net rebond aujourd'hui, l'éditeur de logiciels de gestion Cegid en témoigne, avec un cours en baisse de 67 % en un an. De quoi susciter quelque effroi chez les investisseurs "collés" avec le titre. Mais ceux qui auront l'audace d'acheter au cours actuel auront, là aussi, une récompense à la hauteur des nuits sans sommeil qu'ils peuvent craindre. Le 19 mai prochain, le dividende, maintenu à 1 euro, leur servira une rémunération d'environ 12,5 % (sur la base d'un cours qui flirte avec les 8 euros). L'avenir s'annonce plus flou, la société consacrant une moitié de son communiqué de presse à détailler ses perspectives sans en tirer de conclusions très nettes, si ce n'est qu'elle estime à 120 millions d'euros la partie "récurrente" de son chiffre d'affaires, soit la moitié de son activité. Ce qui devrait permettre à Cegid de supporter son taux d'endettement un peu élevé (53,6 % des fonds propres à fin 2008). 

Le rendement érigé au rang de trouillomètre ? Pourquoi pas ? On pourrait multiplier les exemples. Avec un cash flow organique de 8 milliards d'euros en 2008 et une prévision similaire en 2009, France Télécom reste une belle machine à créer de la richesse. Et allons-nous arrêter de téléphoner ou de surfer sur Internet sous prétexte que c'est la crise ? L'opérateur historique continue tranquillement de diminuer son endettement, jadis problématique, et sert à ses actionnaires un rendement de 8 %.

Dans la famille des "7 %", on trouve d'autres grands noms de l'industrie française. Bouygues ne connaît certainement pas une conjoncture florissante dans tous ses métiers, mais ce holding diversifié (construction, médias, téléphonie, énergie) reste une valeur sûre. Et que dire de Vivendi, qui tire 70 % de son chiffre d'affaires de businesses fondés sur l'abonnement, augmente cette année son dividende de 1,30 à 1,40 euro, et promet une "forte progression" de son bénéfice d'exploitation cette année, notamment grâce à l'intégration de Neuf Cegetel à SFR.

Dans les années fastes, il avait été ringardisé par des notions beaucoup plus floues, comme la "création de valeur pour l'actionnaire". Cette année, le très tangible dividende refait surface et, en le rapportant au niveau de cours observé sur des grands noms de la cote, on prend la mesure de la peur que nourrit la finance d'aujourd'hui à propos de demain.

Mais la palme du dividende le plus symbolique de l'année revient sans conteste à.... Eurotunnel ! Et pour cause : c'est la première fois, dans son histoire fort tourmentée, que l'exploitant du fameux tunnel trans-Manche en verse un. Ce dividende-là n'est pas le salaire de la peur. Ce serait plutôt la médaille du courage.





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