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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 18:22

super-mario-draghi.jpgN'en déplaise à nos amis anglais, l'euro n'est pas mort. Le Président de la Banque centrale européenne Mario Draghi, alias Super Mario, l'a dit, notre monnaie commune est "irréversible". N'en doutons pas, ce mot restera dans l'histoire comme un des plus importants de l'année 2012, tout comme en son temps le terme d' "exubérance irrationnelle des marchés", trouvaille d'Alan Greenspan. Après le très controversé Jean-Claude Trichet, la BCE semble enfin avoir trouvé un chef digne de son rang.

Non seulement l'euro n'est pas mort, mais il se renouvelle. Mario Draghi a annoncé le 8 novembre le lancement d'une nouvelle série de billets. Ces nouveaux billets vont progressivement arriver dans nos poches à partir de mai 2013, à commencer par celui de 5 euros, dont le graphisme sera officiellement dévoilé le 10 janvier prochain, 11 ans après la première apparition de la première série de billets dans les douze Etats que comptait alors l'Union.

Superbe ironie ou message fort en direction d'un pays meurtri, toujours est-il que cette cette deuxième série de billets sera baptisée "Europe", histoire de rappeler que notre continent tire son nom de la fille d'un roi phénicien séduite par Zeus, une figure de la mythologie... grecque ! La sécurité a été améliorée sur ces nouveaux billets, avec un portrait d'Europe en filigrane et en hologramme, ainsi qu'un effet de variation de couleur sur le chiffre du billet. De quoi peut-être faire encore reculer le nombre de faux-billets régulièrement retirés de la circulation, qui s'établit à environ 250.000 par semestre actuellement, contre un pic à près de 450.000 au deuxième semestre 2009.

 

Plus d'info : http://www.nouveaux-billets-euro.eu/

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 12:33

Et même plus que d'habitants ! Au dernier pointage, fin septembre 2012, de l'autorité de régulation des télécommunications (ARCEP), il y avait près de 72 millions de cartes SIM en circulation en France, soit une augmentation de 7,4% en un an. Cela correspond à un taux de pénétration qui s'établit désormais à 110%, c'est-à-dire qu'il y a 1,1 carte par habitant.

Cette progression rapide dans un marché plutôt mûr est bien évidemment due en grande partie à l'arrivée tonitruante de Free dans la téléphonie mobile, début 2012, lequel a largemetn distribué des cartes SIM à ses abonnés fixes. Autre conséquence de cette nouvelle donne concurrentielle : la généralisation des abonnements sans engagement. Le parc d'utilisateurs sans engagement représente 32,6 millions de cartes.

Free a mis en difficulté les opérateurs traditionnels mais aussi les opérateurs mobiles virtuels, qui ne disposent pas d'un réseau en propre. La progression de leur part de marché qui e dessinait (enfin) a été stoppée net et plafonne aujourd'hui à 13,5%.

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 11:29

Les Français ne présument pas de leurs connaissances en économie ! Selon un récent sondage TNS Sofres / Banque de France, seuls 7% de la population estime que les Français, pris globalement, ont un niveau élevé ou très élevé en économie, une majorité (59) estimant que le Français ont un niveau "moyen". Une belle réponse de Normand !

Cette même enquête apporte des enseignements intéressants. Si une assez franche majorité s'estime bien informée sur des produits financiers comme les livrets d'épargne, les crédits à la consommation ou l'assuracne-vie, seuls 34% des Français s'estiment correctement informés  sur des produits plus fortement assimilés aux marchés financiers (actions, obligations, SICAV).

Voilà qui est assez paradoxal. En effet, les souscripteurs de contrats d'assurance-vie semblent bien mésestimer la complexité du produit, qui peut inclure un grand nombre de fonds parfois très spécifiques. Et lorsqu'ils sont titulaires d'un "simple" fonds en euros, ils n'ont visiblement aucune conscience des sous-jacents sur lesquels leur argent est investi, ne retenant que la garantie en capital qui leur est offerte ! Surtout, cette dichotomie montre à quel point la finance fait peur alors qu'elle est, bon gré, mal gré, au coeur de nos vies. On comprend bien ici en quoi le métier de banquier est confortable, le client le regardant trop souvent comme celui qui sait, dans une sorte de relation maître-esclave. Et le sondage montre d'ailleurs que, lorsqu'on leur parle du rendement du livret A, les Français ne comprennent pas toujours ce que cela signifie. Seuls 47% comprennent que placer 1.000 euros à un taux de 2% pendant deux ans donnera au bout du compte un peu plus de 1040 euros !

Plus inquiétant encore, peut-être, 60% des Français jugent l'information économique peu ou pas du tout compréhensible. Alors que nos hommes politiques brandissent en permanence les concepts économiques à des fins purement idéologiques, n'est-ce pas là une entrave au libre arbire des individus ?

 

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 17:21

Fin 2012, un certain nombre d'incitations fiscales américaines doivent s'arrêter. Une échéance qui fait craindre le spectre de la récession.
fiscal-cliff.JPG
Autant la nature a horreur du vide, autant les marchés financiers ont horreur de l'incertitude. Et en cette année 2012, on peut dire qu'ils auront été gâtés. Jusqu'à l'été, la crainte majeure a été celle d'un possible délitement de la zone euro. Rétrospectivement, on peut saluer la belle opération de communication de crise réussie par Mario Draghi, alias "Super Mario" qui vient de fêter sa première  année à la tête de la Banque centrale européenne. En qualifiant l'euro d' "irréversible", puis en se déclarant prêt à ouvrir à bloc les vannes du crédit si un état membre était en difficultés, il n'a certes pas résolu la crise, mais écarté, à partir de septembre, le spectre de l'éclatement de l'Europe. Et le regard des investisseurs s'est reporté ailleurs, notamment sur l'échéance de la présidentielle américaine.

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 13:16

robot-casse.jpgFaute de rentabilité suffisante, l'industrie française n'investit pas assez. Un sérieux handicap pour l'innovation.


Les chiffres d'octobre du marché automobile français sont édifiants ! Alors que les ventes ont chuté de 5,7% pour PSA et de 25,6% pour Renault, celles de BMW ont progressé de 4,5%, et celles de Mercedes ont bondi de 26,3%. Voilà une parfaite illustration d'un constat que fait le désormais fameux rapport Gallois sur l'industrie française, "plutôt positionnée, à la différence de son concurrent d'Outre-Rhin, sur le milieu de gamme en matière de qualité et d'innovation" et disposant de "peu de facteurs différenciants et [...] de ce fait très exposée à la concurrence par les prix, alors même que ses coûts sont relativement élevés". 

Autrement dit, nous sommes pris en étau entre la fameuse "deutsches Qualität", qui permet à nos amis allemands de se battre sur d'autres arguments que le prix, et les pays à faibles coût de main d'oeuvre. Le rapport juge ce positionnement bancal responsable de la dégradation de la capacité des entreprises à autofinancer leurs investissements (ou taux d'autofinancement), passée de 85% à 64% entre 2000 et 2012.

La suite de mon article sur Yahoo Finance

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 20:19

smartphones-T3-2012.png

(cliquer sur l'image pour agrandir)

 

Au pays des smartphones, Google est roi. Le célèbre moteur de recherche est le papa du système d'exploitation Android, qui fait tourner non seulement ses propre téléphones Nexus, mais aussi ceux de Samsung, le premier fabricant mondial de mobiles, ou de HTC.

Au troisième trimestre 2012, 75% des smartphones vendus étaient équipés du système Android, selon le cabinet IDC. Un belle progression de plus de 17 points en un an ! Cette domination outrageuse traduit notamment le marasme qui a plombé Blackberry, qu'on peut considérer comme l'inventeur du smartphone, mais qui a terriblement souffert de l'arrivée de smartphones de nouvelles génération comme l'iPhone et des pannes à répétition qui ont touché son système.

Mais le plus grand perdant depuis un an s'appelle Nokia. L'ex-leader mondial de la téléphonie mobile, récemment détrôné  par Samsung, n'a pas réussi à prendre le virage du smartphone. Sa part de marché s'effondre de 14,6% il y a un an à... 2,3% aujourd'hui. Une chute qui ressemble à une mise à mort.


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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 13:02

Sur les dix premiers moisde l'année 2012, les deux constructeurs automobiles français PSA et Renault continuent de truster une majorité des immatriculations hexagonales. Mais pour combien de temps encore ?

auto octobre 2012

(cliquer pour agrandir)

 

Entre janvier et octobre, PSA Peugeot Citroën reste de loin le premier constructeur français, avec 30,7% de part de marché et plus de 488.000 immatriculations de véhicules particuliers. Mais se ventes sont en recul de 17,2% par rapport à la même période de 2011, même si octobre marque pour le groupe une certaine amélioration de tendance, avec un recul des ventes de 5% seulement, soit un niveau inférieur à la baisse du marché total (-7,8%).

Pour Renault, au contraire, c'est l'hécatombe. Au mois d'octobre, le groupe au losange voit ses immatriculations s'effondrer de 26,4% et il affiche une tendance de -20,5% depuis le début de l'année. En cumul, les deux groupes français représentent 53,4% des véhicules vendus en France, soit 3,5 points de moins qu'en 2011.

Les groupes étrangers ne profitent pas également de cet effritement. Le grand vainqueur est le leader européen Volkswagen, dont les ventes en France se sont érodées de 3,5% seulement depuis le début de l'année, versus -13,3% pour la tendance du marché sur la période. Le constructeur allemand pointe à 13,7% de parts de marché.

Plus petit, Hyundai nage carrément à contre-courant : avec 49.220 véhicules immatriculés depuis janvier, il voit ses ventes bondir de 28,4%. Les seuls autres groupes à enregistrer une hausse de leurs ventes sur le marché français en 2012 sont les constructeurs de prestige Mercedes (+4,9%) et BMW (+0,3%), ainsi que Nissan (+1,5%). A l'inverse, c'est le bain de sang pour Fiat, avec des ventes en recul de 24,9% 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 16:04

luxe.JPG

Le luxe a le vent en poupe. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder les chiffres financiers de LVMH, dont le chiffre d'affaires est en hausse de 22% sur les neuf premiers mois de 2012, et dont le cours de Bourse flirte avec ses plus hauts historiques au moment où toute l'économie broie du noir.

Avec l'émergence au XXe siècle de la société de consommation, le luxe a cessé d'être isolé du reste de l'économie et il est, de fait, accessible à une base de clientèle beaucoup plus large et désormais mondiale. Pour autant, il conserve ses codes bien à lui. Un produit de luxe doit donner un sentiment de privilège social à celui qui l'acquiert, être porteur d'un rêve en même temps que d'un héritage, d'une histoire. 

Le luxe, c'est de durer toujours

Il est lié à une notion de qualité mais aussi de pérennité, presque d'éternité. Historiquement, les objets les plus raffinés techniquement ou artistiquement ont souvent été dédiés aux morts, comme dans l'ancienne Egypte, où on leur construisait de somptueuses pyramides avant de les y enterrer avec des trésors inestimables. Si l'on n'enterre plus les morts avec autant de fastueux objets, la notion d'invulnérabilité au temps de l'objet de luxe perdure dans la communication de certaines marques. Patek Philippe clame ainsi à l'attention des futurs acheteurs de ses montres qu'ils n'en seront pas vraiment les propriétaires, mais seulement "les gardiens pour la génération future".

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 21:40

Obama-vs-Romney.JPG

À première vue, Mitt Romney et Barack Obama ont peu de choses en commun. Pourtant, ont-ils un programme bien différent au plan économique ?

Et de trois ! Le dernier débat entre Barack Obama et Mitt Romney, en prélude à l'élection présidentielle américaine du 6 novembre, a plutôt tourné à l'avantage du premier. Le candidat sortant, détendu mais incisif face à un adversaire victime d'une légère indisposition avant la confrontation, lui a reproché d'avoir  "la politique étrangère des années 1980, la politique sociale des années 1950 et la politique économique des années 1920." 

Vraie divergence ou bataille de mots ?

Mais quelle différence au juste y a-t-il entre les deux hommes sur le plan économique ? La critique d'Obama vis-à-vis de son rival semble viser l'isolationnisme américain de l'entre deux guerres. Dans les années 1920, celui-ci se manifeste notamment dans la ligne politique nationaliste ("America first") défendue par l'éphémère président Warren Harding, élu en 1920 et mort en cours de mandat, mais reste relatif. C'est après la crise financière de 1929 qu'il s'accentuera, amplifiant ses effets dévastateurs. "C'est essentiellement sur la politique extérieure que les deux candidats semblent s'opposer", estime Alexandre Hezez, directeur de la gestion de Convictions AM. Lors du troisième débat, on a ainsi vu un Romney arc-bouté sur la conviction que l'Amérique doit être le leader du monde, et un Obama un peu plus conciliant avec la Chine, qualifiée d'adversaire, mais aussi de "partenaire potentiel".

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 11:13

 

telephonie mobile t3 2012Avec près de 445 millions de terminaux vendus au troisième trimestre 2012, la téléphonie mobile est bel et bien un marché de masse. Et les derniers chiffres de l'institut IDC confirme le changement de leadership mondial.

Depuis quelques trimestres, le nouveau champion du secteur s'appelle Samsung. Entre le troisième trimestre 2011 et le troisième trimestre 2012, le coréen a vu ses ventes de téléphones progresser de 21%, à 105 millions d'unités vendues. Sa part de marché mondiale passe ainsi de 20,1% à 23,7%, ce qui en fait le principal bénéficiaire de la chute vertigineuse de Nokia, qui perd près de 6 points de parts de marché en un an, à 18,7%.

Si l'on regarde les chiffres sommairement, cela fait du suédois un numéro deux mondial encore solide, très loin devant Apple, en rapide progression, mais ne détenant encore que 6,1% du marché mondial. Mais la hiérarchie est différente lorsqu'on examine le marché des seuls smartphones, en passe de devenir la norme (ils représentent déjà 40% du marché total en unités vendues). Là aussi, Samsung est un leader affirmé, avec 31,3% de parts de marché et un doublement des volumes écoulés en un an. Apple, malgré la notoriété de son iPhone, arrive en deuxième position, avec 15% du marché, mais une croissance inférieure à celle de Samsung (+57% "seulement"). Viennent ensuite RIM (Blackberry), ZTE et HTC. Après une décennie de leadership sans partage, Nokia est en quelque sortedéjà exclu du futur top 5 du marché.


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