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Petites et grandes nouvelles du monde de la finance : sociétés cotées, sicav, fonds, produits financiers,...

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Changement de pilote chez Peugeot et GM

Incompréhensible ! C'est ainsi que Christian Streiff a jugé la décision du Conseil de surveillance de Peugeot de l'évincer de la présidence du Directoire, qu'il occupait depuis un peu plus de deux ans.

Mais on peut ne pas partager avec lui ce jugement. En 2008, Peugeot a vu son chiffre d'affaires reculer de 7,4 %, à 54,4 milliards d'euros, et sa marge d'exploitation courante chuter de 3 à 1 %. Et le résultat net est tombé dans le rouge, à -343 millions d'euros. A côté de cela, Renault a presque fait bonne figure l'an dernier, avec un résultat net part du groupe maintenu dans le vert (571 millions d'euros).

C'est peut-être un signe des temps ! A l'heure où la crise pousse la planète finance à chercher comment réconcilier capitalisme et morale, les grands patrons doivent sans doute se souvenir que le mandat qui leur ouvre droit à de si larges émoluments (Christian Streiff a touché un salaire d'un peu plus d'un million d'euros en 2008) est révocable "ad nutum".  

En bon latin, cela signifie que l'instance qui leur a confié cette responsabilité (le Conseil de surveillance de Peugeot, en l'occurence) peut aussi leur retirer sans préavis, sans dédommagement et même sans avoir à justifier d'un motif (on ne touche pas 65 fois le SMIC sans encourir ces quelques désagréments !). Le communiqué annonçant la révocation de Christian Streiff est d'ailleurs assez peu disert sur la motivation de cette décision, notant sobrement que "les difficultés exceptionnelles qu’affronte l’industrie automobile imposaient un changement de management à la tête du groupe". Circulez, y'a rien à voir !

Exit, donc, Christian Streiff, qui sera remplacé au 1er juin prochain par Philippe Varin, ancien de Pechiney qui a conquis ses galons de noblesse en redressant l'aciériste Corus, ensuite revendu à Tata Steel.

On peut toujours s'interroger sur l'opportunité de changer de capitaine en pleine tempête, mais la pratique semble à la mode dans le secteur automobile. Rick Wagoner, président de General Motors, vient en effet de présenter sa démission, à la demande d'un certain... Obama ! Quand l'homme le plus puissant de la planète vous le demande gentiment, difficile de dire non ! 

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