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Les résultats en forte hausse de la société de conseil en technologie Akka démontrent la réussite de l'intégration de Coframi. Cette acquisition, réalisée fin 2007, aurait pu se révéler périlleuse : c'est la plus importante jamais réalisée par Akka, qui avait alors intégré un périmètre d'activité de 144 millions d'euros supplémentaires, soit un doublement de taille.
Du moins Akka n'avait-elle pas surpayé cette société, rachetée à la barre du tribunal de Commerce. Mais le repreneur avait hérité d'une dette de l'ordre de 50 millions d'euros, ce qui rendait nécessaire un retour à l'équilibre rapide de Coframi.
A en juger par les résultats 2008 du nouvel ensemble, c'est chose faite ! Le résultat d'exploitation courant de Akka a en effet bondi de 80 % l'an dernier, à 27 millions d'euros. Il représente près de 7,1 % du chiffre d'affaires : une marge plus que correcte dans le secteur. Il faut dire que la croissance a été forte : le chiffre d'affaires, à 381,6 millions d'euros, est en hausse de 62 %, ce qui inclut des effets de périmètre mais représente tout de même un taux de croissance interne de 17 %.
La très bonne nouvelle vient du bilan. La forte capacité de l'entreprise a dégager du cash (le flux de trésorerie a représenté près de 35 millions d'euros l'an dernier) lui permet de réduire son endettement net à 10,3 millions d'euros, ce qui laisse entrevoir une trésorerie nette positive dès cette année. A moins que l'entreprise ne procède à de nouvelles acquisitions, profitant de valorisations attrayantes dans le secteur des services informatiques et d'un cash disponible de plus de 70 millions d'euros.
Elle fait toutefois preuve de prudence à un moment où la conjoncture reste tendue dans des domaines comme l'automobile, malgré des chiffres encourageants récemment (voir notre article).
Après ces bons chiffres, le titre revient flirter avec les 10 euros. La valorisation reste modeste. En valeur d'entreprise, la société vaut 105 millions d'euros, soit moins de 4 fois le bénéfice d'exploitation.