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Alors que s'approche la date d'échéance prévue pour l'une des clauses du pacte conclu entre Nestlé et la famille Bettencourt sur le co-contrôle de L'Oréal, les deux actionnaires du groupe de cosmétique rappellent dans un communiqué que leur action de concert se poursuit.
Ce protocole a été signé le 3 février 2004 lors de la fusion-absorption de Gesparal et de L'Oréal (Gesparal était le holding de contrôle de l'Oréal, co-détenu par la famille Bettencourt et Nestlé). Il prévoit notamment l'incessibilité des titres L'Oréal détenus par les deux parties jusqu'au 29 avril 2009.
Comme le rappelle le communiqué, un droit de préemption mutuel se substituera à cette disposition après cette date. Les co-actionnaires de L'Oréal semblent vouloir faire taire les rumeurs qui fleurissent régulièrement sur l'après "29 avril", comme, par exemple, celle d'un recentrage de Nestlé sur son métier de base (le groupe agroalimentaire a ainsi engagé un processus de vente de sa filiale de produits ophtalmologiques Alcon, dont Novartis devrait devenir l'actionnaire majoritaire d'ici à 2011 après exercice de toutes ses options d'achat).
Certes, rien n'interdira désormais à Nestlé de se désengager de L'Oréal, mais il est rappelé que le protocole se poursuit. L'interdiction faite aux deux parties de faire entrer un tiers dans leur concert durera encore 5 ans. Quant à la plupart des autres dispositions, dont le droit de préemption et le plafonnement (interdiction à la famille Bettencourt et à Nestlé de se renforcer au capital de L'Oréal), elles se poursuivront "jusqu'à l'échéance prévue".
Le communiqué commun des co-actionnaires tait avec pudeur ladite échéance, matérialisée par une date flottante : au moins 6 mois après le décès de Liliane Bettencourt, aujourd'hui âgée de 86 ans.