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Pas brillant, mais pas catastrophique ! Les facturations du groupe d'ingénierie ont reculé de 12,5% au premier trimestre, à 84,7 millions d'euros. Et il reste difficile d'en tirer des conclusions définitives sur la rentabilité à attendre.
En effet, la baisse d'activité au premier trimestre résulte de la conjonction d'actions volontaires et d'événements parfaitement inattendus ! D'un côté, on y voit les effets de la réduction d'effectifs de 200 personnes pratiquée chez Coframi, entreprise acquise fin 2007, afin de concentrer la société, alors en grande difficulté, sur ses activités les rentables. De l'autre, Akka porte les stigmates du coup d'arrêt extrêmement brutal - et imprévu, à l'époque - subi dans le secteur automobile.
La bonne nouvelle, c'est que, hors ces deux effets (dont l'un est plutôt positif pour la rentabilité et l'autre franchement négatif, on l'aura compris), le chiffre d'affaires d'Akka est resté stable au premier trimestre. Signe d'une relative confiance en l'avenir, le groupe a d'ailleurs jusqu'ici privilégié le chômage partiel et la reconversion à des coupes sombres dans les effectifs.
Par ailleurs, il laisse entendre qu'il gagne des parts de marché grâce à une intensification des efforts commerciaux.
La visibilité reste forcément limitée dans ce type d'activité, mais la société peut se féliciter d'une chose : avoir réussi l'intégration de Coframi avant que n'éclatent les difficultés ! Elle a ainsi fini l'exercice 2008 avec une rentabilité satisfaisante (7,1% de marge d'exploitation courante) et un bilan sain (un endettement net de 10 millions d'euros, contre 46 millions un an auparavant).
Sa valorisation boursière reste modeste, et le titre, après un net recul aujourd'hui dans l'attente des chiffres, ne devrait pas réagir négativement demain.