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Le titre Peugeot salue dignement l'arrivée de son nouveau dirigeant. C'est en effet aujourd'hui que prend effet la nomination de Philippe Varin au poste de président du Directoire, en remplacement de Christian Streiff, remercié fin mars.
Avec une hausse de 7%, à 22,80 euros (vers 13h10), Peugeot mène la hausse du CAC40 aujourd'hui. Son nouveau dirigeant a fait ses preuves en redressant le sidérurgiste Corus et arrive dans une entreprise confrontée à des enjeux stratégiques majeurs et au risque de se retrouver marginalisé dans un paysage automobile mondial en pleine recomposition.
Si les investisseurs sont aussi euphoriques sur le titre aujourd'hui, c'est sans doute en raison de l'appétit d'ogre démontré par Fiat ces dernières semaines : le groupe italien va devenir l'actionnaire de référence de l'américain Chrysler et a également tenté, sans succès, de racheter Opel/Vauxhall.
Ces derniers jours, les rumeurs d'un rachat de Peugeot par Fiat, qui est déjà son partenaire industriel, refont donc surface. Elles avaient déjà couru en début d'année : le 22 janvier dernier, le titre avait ainsi gagné jusqu'à 11,3% en séance, avant d'inscrire en clôture un repli de 7,2% consécutif à un démenti de l'Italien.
On les considérera donc, cette fois encore, avec prudence. La situation dramatique des constructeurs américains a en effet créé des opportunités dont Fiat s'est logiquement saisi. Le fait qu'un constructeur comme Peugeot soit en meilleure forme laisse aussi entendre que le prix à payer pour mettre la main dessus soit aussi plus cher.