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Hi-Media au dessus de la barre des 4 euros, ce n'était plus arrivé depuis le 28 août dernier. Le lendemain, le titre plongeait de 8,3% après la publication de résultats semestriels faisant état d'une chute de 83% du résultat net en un an.
Après un bond de plus de 140% depuis le début de l'année, l'action du groupe internet est revenue toucher ce seuil, avant de clôturer la séance sur un gain de 2,6%, à 3,95 euros. Ce parcours euphorique peut paraître quelque peu suspect à la lumière des derniers chiffres en provenance des Etats-Unis concernant la publicité en ligne. Le marché a en effet reculé de 5% au premier trimestre, à 5,5 milliards de dollars.
Mais ce tassement à court terme est un moindre mal par rapport à la chute d'activité que doivent encaisser les médias traditionnels. Et lorsque le patron d'un groupe de communication très réputé prédit que l'avenir de son métier passe par "beaucoup plus d'internet" (lire notre article de ce matin), sans doute peut-on encore croire à une tendance de long terme favorable à la publicité en ligne !
Mais surtout, n'oublions pas que la publicité n'est pas le seul métier de Hi-Media et qu'elle est même désormais minoritaire dans le chiffre d'affaires du groupe présidé par Cyril Zimmermann (en photo). C'est l'activité de micro-paiement qui est prépondérante (64% du chiffre d'affaires au premier trimestre).
Bonne nouvelle pour Hi-Media, d'après une récente étude PricewaterhouseCoopers, 71% des moins de 29 ans seraient prêts à payer pour une information en ligne de qualité. De quoi crédibiliser un nouveau modèle pour les médias en ligne mêlant gratuit et payant. Du pain béni pour Allopass, la filiale micro-paiement de Hi-Media.
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