Petites et grandes nouvelles du monde de la finance : sociétés cotées, sicav, fonds, produits financiers,...
Pour l'instant, c'est un marché qui se construit dans l'ombre, sous le manteau. Le marché des paris en ligne n'est pas encore ouvert officiellement à la concurrence et reste l'apanage de la Française des Jeux (paris sportifs) et du PMU (paris hippiques). Il n'empêche qu'une floppée de sites (environ 5.000 en langue française, estime-t-on) flirtant avec les limites légales ont déjà commencé à fleurir sur la toile, comme les services proposés par le casinotier Partouche... ou plutôt sa filiale maltaise !
Mais le changement est pour bientôt, la libéralisation étant prévue au 1er janvier prochain. Selon le projet de loi qui va être discuté à l'Assemblée nationale dès ce mercredi, seuls les paris hippiques et sportifs et le poker en ligne seront autorisés, à l'exclusion de jeux tels que les machines à sous.
L'accès à ce marché sera conditionné par la délivrance d'une licence accordée par l'Autorité de régulation du jeu en ligne (Arjel), qui reste à créer. Mais le syndicat professionnel de ce secteur en devenir existe déjà : l'Association française des opérateurs de jeu en ligne (Afojel) a été lancée à l'initiative du fondateur de Chilipoker.com, Alexandre Dreyfus, et du président de Zeturf.com, Emmanuel de Rohan-Chabot.
Si ces jeunes pousses piaffent d'impatience à l'idée de la libéralisation imminente, c'est qu'ils s'attaquent à un marché fort juteux. Les sommes misées par les Français dans les jeux d'argent ont représenté 36,7 milliards d'euros en 2008 : ce pactole est allé pour moitié dans les casinos, l'autre moitié se répartissant à parts à peu près égales entre le PMU et la Française des Jeux, qui seront les grands perdants de la libéralisation.
D'autres acteurs économiques peuvent en revanche s'en réjouir, à commencer par les groupes internet proposant des solutions de micropaiement en ligne : Adverline, Rentabiliweb et, bien sûr, Hi-Media.