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Nous assistons à la première récession de de l'ère de la mondialisation économique ! C'est l'un des constats qui amènent aujourd'hui ING Investment Management à réviser en baisse ses prévisions économiques pour 2009.
Plongeon simultané des économies mondiales
D'après ING, la croissance économique mondiale sera négative (-0,5 %) cette année, du fait de l'entrée en récession simultanée des économies développées et des pays émergents. Une première, qui vient contredire la fameuse théorie du découplage ! L'impact de la crise financière sur l'économie réelle devrait se prolonger au cours du premier semestre 2009 avant le modeste rebond attendu au cours de la deuxième partie de l'année.
Ce sursaut est espéré grâce notamment aux mesures budgétaires prises de chaque côté de l'Atlantique. ING les estime à environ 1,5 % du produit intérieur brut au sein de l'Union Européenne.
Désinflation n'est pas déflation
La société de gestion anticipe une très faible inflation dans la zone euro cette année (0,8 %) et même un chiffre négatif aux Etats-Unis (-0,6 %) et au Japon (-0,6 %). Pour autant, elle n'agite pas le spectre de la déflation, définie comme une période prolongée de baisse des prix qui incite les consommateurs à reporter leurs achats dans l'attente de nouvelles baisses. Au contraire, ING prévoit que les prix pétroliers, après la forte baisse enregistrée depuis l'été dernier, pourraient repartir à la hausse dès que l'économie redémarrera. De même, la baisse de l'euro serait derrière nous pour l'essentiel, un rebond étant attendu d'ici quelques mois.
Les obligations privées en première ligne
Dans ce contexte difficile, ING privilégie les obligations d'entreprises, qu'elles proviennent d'émetteurs ayant une notation financière solide (investment grade) ou pas (high yield). Les valorisations très basses de ces titres témoignent de craintes sans doute exagérées de la part des investisseurs. Parmi les actions, la banque recommande prioritairement les valeurs santé, mais aussi les secteurs de l'énergie, des télécommunications et des technologies de l'information. Un cocktail de valeurs défensives et d'une pincée de cycliques.
Et en matière de zones géographiques, ING privilégie les Etats-Unis, marché plus défensif par nature et qui bénéficie des mesures de son gouvernement, le plus réactif face à la crise actuelle.