Petites et grandes nouvelles du monde de la finance : sociétés cotées, sicav, fonds, produits financiers,...
Les résultats 2008 de HighCo sont assez décevants au premier abord, avec un bénéfice net en recul de 57,4 %, à 4,5 millions d'euros. Mais cette baisse est essentiellement attribuable à des dépréciations de survaleurs, c'est-à-dire des charges sans incidence sur la trésorerie de la société. Or, par ces temps de crise financière, chacun sait que l'argent est roi ("cash is king").
Justement, de ce point de vue-là, le spécialiste du marketing pour la grande distribution et la grande consommation est un bon élève. Malgré des acquisitions pour 6 millions d'euros en 2008, HighCo disposait en fin d'exercice d'une trésorerie nette de 13,2 millions d'euros, un niveau a peu près équivalent à celui constaté un an plus tôt. Malgré un contexte difficile, le groupe a enregistré une croissance de 10,4 % de son activité l'an dernier, avec une marge brute de 68,6 millions d'euros, et son bénéfice d'exploitation courant s'est accru dans des proportions similaires (+9,9 %, à 13,1 millions). La deuxième moitié de l'année n'a d'ailleurs pa vu de ralentissement du rythme de croissance interne, maintenu au-dessus de 6 %.
Une bonne rentabilité et un bilan solide : voilà deux atouts notables pour aborder une année 2009 qui s'annonce difficile. Le management se révèle d'ailleurs prudent, sans être catastrophiste, tablant sur un taux de croissance de son activité voisin de zéro et une baisse "légère" de sa marge d'exploitation par rapport aux 17,9 % correspondant à l'exercice 2008 "pro forma" (c'est-à-dire intégrant les acquisitions sur 12 mois).
Surtout, HighCo estime disposer d'une offre adéquate pour ses clients, alliant la communication sur le point de vente et le numérique (il participe à la définition d'un standard en matière de "m-couponing" : il s'agit de l'envoi de "coupons de réduction vers des téléphones mobiles).
HighCo a décidé au titre de 2008 de maintenir son dividende à 0,10 euro par action. Cela reste assez peu généreux, malgré la solidité financière. Il est vrai que HighCo compte sur la crise et sa situation financière saine pour poursuivre sa politique de croissance externe. Cela peut passer par le rachat des 51 % de l'agnece Bleuroy.com qu'il ne détient pas encore. Les analystes évoquent aussi la possibilité d'une consolidation sur le marché français du coupon, via le rachat du concurrent Sogec, actuellement détenu par un fonds d'investissement (ING Private Equity).