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C'est étonnant, mais c'est comme ça ! Le secteur automobile fait la course en tête à la Bourse de Paris depuis le début de l'année. Peugeot a mis le turbo est progresse de 59 % depuis le 1er janvier et Renault suit à quelques longueurs, avec un gain de 30 %. Pas si mal pour un secteur en crise !
Certes, les constructeurs français ont connu un exercice 2008 difficile, mais leurs chiffres, après tout, ne sont pas si catastrophiques. Renault est resté bénéficiaire, avec un résultat net de 571 millions d'euros, et la perte de 343 millions enregistrée par Peugeot ne représente que 0,6 % de son chiffre d'affaires. Rien à voir avec la bérézina vécue par General Motors (30,8 milliards de dollars de déficit, soit une marge nette de -20,7 % !) ou Ford (14,7 milliards de dollars de pertes).
Il est vrai que l'automobile n'a pas été oubliée par les plans de relance : au plan mondial, le secteur va bénéficier de l'injection d'environ 50 milliards de dollars, selon les estimations du cabinet d'audit et de conseil Deloitte. "Ces dispositifs de relance de la demande doivent s’accompagner de mesures permettant un renforcement de la confiance des consommateurs et une plus grande disponibilité des crédits destinés à financer leurs achats et la planification des stocks des concessionnaires », estime Dominique Evrard, responsable de l'activité corporate finance et du secteur automobile chez Deloitte France.
Justement, les constructeurs français bénéficie sur leur marché domestique non seulement d'aides directes du gouvernement mais de la fameuse prime à la casse, qui a tendance à favoriser les ventes de petits véhicules et contribue à expliquer le rebond de 30 % des ventes entre février et mars.
Sur l'année 2009, les ventes de véhicules neufs en France devraient atteindre 1,9 millions d'unités, soit un recul de 9,8 % seulement par rapport à 2008, selon les prévisions de l'Economist Intelligence Unit. C'est moins bien que des pays comme le Brésil (marché attendu en hausse de 4,8 %) ou l'Inde (-1,6 %), mais beaucoup mieux que les Etats-Unis (-25 %) ou l'Espagne (-30 %).