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Comment faire pour renforcer son capital quand les conditions de marché sont mauvaises ? Facile ! Proposer aux actionnaires le paiement de dividendes en actions !
Donner l'option aux actionnaires de recevoir tout ou partie de leur dividende annuel en actions est une procédure particulièrement en vogue. La liste des sociétés y ayant eu recours est longue et inclut notamment Accor, BNP Paribas, Crédit agricole, Danone, EDF, GDF Suez, Vinci et Vivendi.
On ne sera évidemment pas étonné de voir des sociétés des secteurs bancaire ou automobile figurer dans la liste. Le double intérêt de la manoeuvre, si l'actionnaire suit, est de renforcer les fonds propres sans décaisser d'argent supplémentaire par rapport à la somme due au titre du dividende. Voilà qui correspond assez bien aux besoins des banques en ce moment !
Problème : les actionnaires suivent-il ? Après avoir vécu la faillite des produits financiers un peu trop créatifs, le monde de la finance, actionnaires particuliers en tête, serait plutôt à un retour aux sources. Ne dit-on pas que... cash is king ?
Pourtant, pour peu que la société offrant son dividende en actions donne une image de relative solidité, les actionnaires suivent : Dans le cas de Vivendi, ils l'ont fait à 55,5% ! Il est vrai que, pour qui n'avait pas besoin immédiat de la trésorerie issue du dividende, la proposition pouvait paraître séduisante : il s'agissait d'acheter avec une décote de près de 8% des titres d'un groupe à l'activité très récurrente et à la valorisation modeste (environ 7 fois les bénéfices attendus en 2009).
Vivendi augmente ainsi le nombre de ses actions en circulation de 53 millions (soit 4,5% des titres existants) et l'opération équivaut à une augmentation de capital de 904 millions d'euros. Et réduit d'autant l'endettement net du groupe, qui atteignait 8,3 milliards d'euros fin 2008.