Petites et grandes nouvelles du monde de la finance : sociétés cotées, sicav, fonds, produits financiers,...
Le groupe d'édition de sites internet consacrés à la famille a enregistré un bénéfice net en hausse de 33,8% au premier semestre 2009, à 0,38 million d'euros. Une belle performance en apparence, mais qui mérite d'être nuancée.
Si les bénéfices ont progressé beaucoup plus vite que le chiffre d'affaires (+5,8%, à 5,52 millions d'euros), c'est en raison d'éléments exceptionnels (une reprise de provision) à hauteur de 0,19 million. En réalité, le bénéfice d'exploitation a reculé de 27,2%, à 0,23 million.
Cela traduit une hausse de 8% des charges d'exploitation, Notrefamille.com ayant développé de nouvelles rubriques sur ses sites (beauté, horoscope, couple) afin de développer son audience féminine.
Cet enrichissement a eu un impact sur la fréquentation des sites de Notrefamille.com. Le nombre mensuel moyen de visiteurs uniques a atteint 4,4 millions au premier semestre 2009, contre 2,8 millions un an avant. Mais cette progression illustre a contrario une nette baisse des revenus par utilisateur : 21 cents par mois et par visiteur, contre 31 cents au premier semestre 2008.
L'activité de commerce en ligne (64,7% du chiffre d'affaires) a légèrement reculé au premier semestre (-1,2%), ce qui a été compensé par la progression des services de généalogie (+12,3%, à 1,42 million) et surtout de la publicité (+56,1%, à 0,53 million), malgré un marché plutôt déprimé. Pour accélérer le développement de cette dernière activité, Notrefamille.com a recruté un directeur de publicité bénéficiant d'une longue expérience chez Aufeminin.com.
Une stratégie qui semble pertinente, même si la concurrence est très rude dans le secteur. Avec 4,2% de marge d'exploitation, la rentabilité de Notrefamille.com reste fragile, et la société est trop dépendante de son activité de commerce en ligne, structurellement peu rentable. La diversification des sources de revnus est en marche. A suivre...
En attendant, le titre rebondit aujourd'hui de 7,8%, à 10,25 euros. Il a presque doublé depuis janvier.