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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 09:42

Les chiffres de ventes de voitures dans l’Union européenne sont au beau fixe. En septembre, les immatriculations ont ainsi bondi de 9,8%, avec 1,36 million de nouveaux véhicules mis en circulation. Une progression supérieure à celle enregistrée sur les neuf premiers mois de l’année (8,8%). Les marques françaises sont un peu à la traîne de la tendance. Citroën progresse de 7,4% et Peugeot de 6,1% mais c’est surtout la marque Renault qui peine (+3,4% seulement), même si le groupe peut se targuer d’une belle percée de sa marque à bas coûts Dacia (+9,4%).

Côté boursier, le mois de septembre a été moins florissant pour les constructeurs. Touché par le méga-scandale dit du « dieselgate », Volkswagen a vu son cours plonger de 37% au cours du mois dernier, quant ceux de Peugeot et Renault perdait respectivement 12,6% et 13,5%. Il est intéressant de noter que, depuis lors, Peugeot a depuis reconquis le terrain perdu : le titre cote ce matin un peu plus de 15 euros (à comparer aux 15,4 euros de fin août, avant que le scandale VW n’éclate). Si l'action Volkswagen a repris quelques couleurs aussi, il reste en retrait de 26% sur le cours de fin août : la confirmation du statut de leader européen du groupe (23,3% de parts de marché en septembre) ne compense que partiellement les conséquences financières très importantes à venir en raison de la triche massive de l’allemand.

Le plus surprenant reste le comportement de Renault : malgré une progression poussive des ventes, le titre caracole au-dessus de son cours de fin août.

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 16:59

Le différentiel a tendance à diminuer entre les pays émergents qui continuent certes à un rythme plus élevé mais dont la croissance ralentit, et les pays développés, à la croissance plus modeste, mais en accélération. Nombre de spécialistes de la finance s’intéressent notamment au marché des actions européennes pour leur potentiel de hausse, alors que le Vieux continent commence tout juste son retour à la croissance. Et fort logiquement, les secteurs les plus domestiques, ceux qui vont le plus profiter du retour de la croissance en Europe, reviennent souvent dans ceux privilégiés par les gérants : les télécoms ou les banques par exemple (lire à ce sujet mon récent article dans les Echos).

Mais Tim Stevenson, une des pointures de la gestion actions de Henderson Global Investors (il y travaille depuis 1986 et y gère 6,2 milliards d’euros d’actifs) affiche une voix discordante. Au sein de son fonds phare (Henderson Horizon Pan European Equity Fund), si les valeurs télécoms sont en effet fort bien représentées, Deutsche Telekom en tête, les financières sont au contraire globalement sous-pondérées, en particulier en raison d’une méfiance envers les valeurs bancaires. « A chaque fois que les banques vont mieux, les régulateurs revoient en hausse leurs exigences », explique-t-il. Autrement dit, la réglementation qui pèse sur le secteur obéit à une logique de petit pas depuis la crise : on a commencé doucement pour ne pas planter un couteau dans le dos de sociétés déjà chahutées, mais dès que la capacité bénéficiaire des banques s’améliore, on peut craindre que les Etats ne se débrouillent pour s’octroyer une part du gâteau via de nouvelles règles.

Pour l’heure, le consensus FactSet table sur une hausse du dividende 2015 de 70% pour BNP Paribas et 79% pour Société Générale. Il faut donc peut-être regarder ces estimations avec circonspection. Mais Tim Stevenson ne jette pas le bébé avec l’eau du bain. Sa banque française préférée : Crédit Agricole.

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 08:20

Le communiqué des résultats semestriels de Guillemot publié hier soir vient rappeler que la société a renoué avec la croissance. Et surtout, le management ajoute à ses perspectives un mot qu'on n'avait pas vu depuis longtemps... "bénéficiaire" !

Guillemot ! Le nom est familier des amateurs d'oiseaux de mer... et de jeux vidéo. La famille morbihannaise Guillemot est en effet à l'origine de trois sociétés cotées, dont celle qui porte son nom est sans doute la moins connue. L'essentiel de la gloire revient à UbiSoft (près de 1,5 milliard d'euros de CA), ce survivant du jeu vidéo français qui a su se hisser parmi les leaders mondiaux du secteur là où tant d'autres se sont perdus en route (Infogrames, Cryo, ...). Le succès de Gameloft, spécialisé dans les jeux sur mobiles, reste plus modeste et les 227 millions d'euros de facturations de 2014 trahissent une panne de croissance. Quant à Guillemot Corporation, qui conçoit des accessoires pour jeux vidéos, elle n'a enregistré que 40 millions de CA en 2014, cet exercice marquant une troisième année consécutive de pertes.

En 2015, grâce notamment au cycle des nouvelles consoles de jeux, Guillemot est cependant en train de retrouver des couleurs, financièrement et boursièrement. Comme le rappelle le communiqué d'hier soir, le chiffre d'affaires a ainsi bondi de 78% au premier semestre, à 21,4 millions d'euros. Cela, on le savait déjà depuis le communiqué du 23 juillet, qui dévoilait une forte hausse de la croissance entre un premier trimestre très dynamique (+38%) et un deuxième trimestre carrément explosif (+120%). Restait à savoir si cette belle accélération allait permettre à Guillemot de revenir aux bénéfices dès le premier semestre, malgré un marché où la saisonnalité est marquée, avec la saison de Noël pour point d'orgue.

La réponse à cette question est... non ! Mais les chiffres dévoilés hier soir montrent une très nette réduction de la perte au premier semestre 2015 par rapport à la période comparable de 2014. Cette perte a été de 1,4 M€ seulement, contre 3,6 M€ un an plus tôt (on parle ici du résultat opérationnel courant). Cette forte diminution est encore plus spectaculaire si on calcul le taux de marge opérationnelle (résultat opérationnel rapporté au chiffre d'affaires), puisqu'on passe d'une marge de -30% à -6,5%. L'élément principal ayant empêché un retour au vert est la forte augmentation des charges liées aux achats (14,7 M€ au S1 2015 contre 6,6 M€ au S1 2014). Cet élément indique que l'entreprise se prépare à une augmentation d'activité sur la deuxième moitié de l'année, ce qui est plutôt rassurant. Mais surtout, l'optimisme qu'on sent dans la communication depuis le début d'année se confirme et s'amplifie. En témoigne la fin du communiqué d'hier, où Guillemot confirme son ambition d'une croissance à deux chiffres au deuxième semestre tout en ajoutant pour la première fois qu'elle se sent "bien armée pour dégager un exercice bénéficiaire" en 2015. C'est bien là l'élément le plus important de la communication.

Il faut dire que l'entreprise a quelques raisons de se réjouir, elle qui se targue d'une position de leader sur les volants pour jeux vidéos, avec sa marque Thrustmaster qui revendique sur ce segment 50% de parts de marché aux US. Premier élément encourageant, les accessoires sont actuellement le segment le plus porteur du marché du jeu vidéo, comme en témoignent encore les chiffres américains du mois d'août 2015, compilés par NPD Group : alors que les ventes de jeux sont en baisse de 10% et les consoles en baisse de 2%, les accessoires grimpent de 12% avec des ventes de 149,6 M$ sur le mois. Logique ! On achète la nouvelle console, puis des jeux pour aller avec, puis des accessoires pour améliorer l'expérience, d'où un certain décalage de cycle. Voilà qui est intéressant dans la perspective de la prochaine saison de Noël : faute de lancement côté consoles (la Xbox One et la PlayStation 4 sont sorties en 2014 et donc encore en début de vie), les généreux parents devront se rabattre sur d'autres cadeaux !

Autre élément favorable pour Guillemot, les jeux de voitures sont plutôt dans l'air du temps. On peut admirer dans le rapport annuel 2014 de Guillemot une photo prise sur le stand Microsoft au salon Gamescom 2014 de Cologne, où l'on voit un produit de l'entreprise, le volant TX Racing Wheel) utilisé pour jouer au jeu Forza Motorsport 5, un jeu Microsoft. Or, la version 6 vient tout juste d'être lancée (le 18 septembre dernier). Et devinez quel jeu a reçu le prix du meilleur jeu de simulation à l'édition d'août 2015 du Gamescom ? Celui-ci même ! En octobre suivra le jeu World Rally Championship 5 de Sony, pour ne pas faire de jaloux. Enfin, le deuxième semestre 2015 pourrait voir une confirmation du redémarrage, à peine amorcé au deuxième trimestre, de l'autre activité de Guillemot, Hercules (consoles pour DJ et produits audio divers), grâce à un flux de nouveautés, comme un contrôleur ultra-portable ou un produit destiné aux "apprentis DJs" !

Un bémol qu'on peut voir aux résultats du premier semestre est l'augmentation de l'endettement net, qui atteignait 8,3 M€ fin juin 2015, contre 7,2 M€ un an plus tôt. En fait, cela n'est guère surprenant dans un contexte de reprise violente de la croissance, qui se traduit souvent par un effet négatif initial sur la trésorerie (on l'a vu plus haut avec les achats) avant que l'entreprise ne tire les marrons du feu. Qui plus est, même si cet endettement est facialement assez élevé (près de la moitié des fonds propres), Guillemot a un actif caché : ses participations dans Gameloft et surtout UbiSoft. Ce coquet portefeuille valait 7,4 millions d'euros au 30/06/2015, date d'arrêté des comptes semestriels. En réalité, il vaut aujourd'hui plus de 8,3 M€, UbiSoft étant proche de ses plus hauts annuels, ce chiffre étant à comparer à une capitalisation boursière de 21,7 M€ pour Guillemot (ce qui revient à dire que la valorisation réelle de l'activité de Guillemot est de 13,4 M€ seulement).

Assez volatil ces derniers jours, le titre Guillemot réagissait positivement ce matin à la publication d'hier, avant de se replier. On constate cependant ces trois dernières semaines une remontée des volumes et la tendance haussière enclenchée après le brutal réveil de juillet ne semble pas remise en cause, d'autant que la valorisation semble encore bien modeste. Qui plus est, le newsflow des semaines à venir pourrait venir en soutien (chiffres de vente de Forza Motorsport 6, par exemple), en attendant le 29 octobre, date prévue pour la publication du T3 de Guillemot. Il faudra alors bien suivre l'évolution du discours sur le retour à la rentabilité et ce sera à n'en pas douter une des dates clés de l'année pour les actionnaires de Guillemot.

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 13:44

Le démantèlement des activités du groupe internet n’a pas profité aux actionnaires... bien au contraire.

Il fut un temps où HiMedia était une valeur emblématique du web à la française. Introduite en bourse en 2000, la régie publicitaire figurera parmi les survivants du cataclysmique éclatement de la bulle internet. Au milieu de la décennie 2000, forte d’une situation financière très saine et à nue rentabilité retrouvée, la société se lance dans une série d’acquisitions, d’abord sur son métier de base (Numeriland en 2005), puis sur des métiers connexes. Les choses commencent plutôt bien avec deux bonnes pioches dans en 2006 : HiMedia met alors la main sur la plateforme de micropaiement Allopass et l’emblématique site internet jeuxvideo.com. La stratégie semble claire, le groupe ayant alors des solutions de monétisation de l’audience internet (publicité et paiement en ligne) tout en cherchant à développer des activités d’édition, afin de mieux « marger » tout en continuant à mettre ses outils au service d’éditeurs tiers.

Mais la société va commettre un faux-pas majeur l’année suivante en rachetant Fotolog. A une époque où le succès des réseaux sociaux ne fait que commencer, ce site américain de partage de photos est racheté pour 65,8 millions d’euros par HiMedia. Problème : son audience est peut-être importante mais essentiellement concentrée en Amérique Latine et la « contagion » à l’Europe n’aura pas lieu, sauf en Espagne. La fin de l’histoire est triste : faute d’avoir pu monétiser cet actif, HiMedia est contraint de déprécier Fotolog dans ses comptes 2010 pour la quasi-intégralité du montant payé. Finalement, le groupe cède en 2014 51% du capital de Fotolog au fondateur de Brandalley, Sven Lung, sur la base d’une valorisation de 3,2 millions d’euros, après avoir préalablement réinjecté 2,9 millions d’euros dans sa filiale. Un vrai gouffre !

Cette année 2014 marque un virage stratégique pour HiMedia : le début de ce que le groupe appelle alors un recentrage : en réalité, une vente à la découpe du groupe. Cela commence plutôt bien en juin 2014 avec la cession de jeuxvideo.com (acheté pour 26 millions d’euros en 2006) à Webedia pour 90 millions d’euros. Le marché applaudit alors, semblant ne pas voir que ce sont là les bijoux de famille qu’on vend. Les autres cessions (Fotolog ou Toutleciné, vendu à Challenges pour 270.000 euros) seront anecdotiques.

Le dernier acte du démantèlement de HiMedia est intervenu en juin dernier avec la séparation des activités publicitaires (HiMedia) et des activités de paiement en ligne (HiPay) en deux société cotées séparément : un spin off pas tout à fait complet car HiMedia conserve une participation dans HiPay. Consécutivement, les deux titres ont fait l’objet de regroupements d’actions pour éviter qu’ils demeurent des penny stocks, sujets à une forte volatilité. Pour l’heure, cette stratégie ne profite pas aux actionnaires, tout au contraire. Au terme de cette triple opération financière, le porteur d’une action HiMedia ancienne (elle valait 2,50 euros à fin 2014) se retrouve en possession de 1/11e d’action HiPay (cours actuel 9,88 euros) et de 1/15e d’action HiMedia nouvelle (cours actuel 9,36 euros), soit une valeur totale de 1,52 euro. Je vous laisse calculer la moins-value latente !

Pourquoi une telle désaffection ? On peut identifier plusieurs raisons. Tout d’abord, il faut bien reconnaître que les déceptions s’accumulent pour la société ces dernières années, avec une décroissance continue de l’activité depuis 2010. HiMedia ne fait plus figure de valeur de croissance et le résultat opérationnel courant a viré au rouge sombre en 2014 (-9,7 millions d’euros). Cette bérézina est imputable à l’activité publicité car d’après les publications de HiPay, l’activité paiement affichait de son côté un bénéfice opérationnel courant l’an dernier. Avec une activité en berne au premier trimestre et une marge brute en chute libre, les résultats semestriels du périmètre HiMedia nouveau s’annoncent bien sombres. Et pour ajouter aux craintes des investisseurs, HiMedia vient de repousser la date prévue pour ladite publication, démarche d’autant plus étonnante que les comptes semestriels de la partie HiPay sont connus depuis fin juillet ! Ce type de report est toujours inquiétant car il peut parfois masquer une tentative un peu désespérée de faire passer une pilule trop amère. Certains se souviennent peut-être du cas de Kalisto, qui avait entamé une telle démarche dans l’espoir de compenser de catastrophiques résultats 2000 par une annonce de partenariat qui n’eut jamais lieu.

Côté HiPay, la situation semble plus heureuse mais les indicateurs d’activité restent en ordre dispersé. Si la marge brute et en hausse de 12% au premier semestre 2015, le résultat d’exploitation courant a plongé (0,3 million d’euros, contre 0,8 million un an avant). En pleine transition entre son activité historique de micropaiement et la monétique, HiPay n’offre pas une grande visibilité et évolue sur un marché très concurrentiel. Certes, la société dispose au moins d’une certaine solidité financière avec une trésorerie nette de 14,5 millions d’euros, mais doit encore faire la preuve qu’elle peut redresser ses résultats.

Tous ces éléments font que, même séparés, les deux groupes partagent un sort boursier peu enviable : un sévère plongeon depuis l’opération de séparation/regroupement évoquée plus haut. Il faut dire qu’un autre facteur joue en défaveur des deux titres. Depuis qu’ils vivent leur vie séparément, les investisseurs sont privés de la faculté d’acheter à découvert, ce qu’ils pouvaient faire auparavant (HiMedia était éligible au SRD « long only »). Cette particularité venait évidemment soutenir la liquidité du marché du titre, qui fait défaut aujourd’hui, mais on peut penser qu’elle a contribué à un soutien un peu artificiel du cours puisqu’à l’inverse, la vente à découvert était impossible. L’heure de vérité a sonné et il reste à connaître l’état financier exact de l’activité publicitaire, récemment renforcée par des activités espagnoles et américaines acquises auprès d’Orange. Rendez-vous le 10 septembre.

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 09:51

La crise grecque est-elle finie ? Pas sûr ! La Chine tiendra-t-elle ses prévisions de croissance ? La récente série de dévaluations du yuan semble montrer que la sérénité ne règne pas dans l’empire du milieu. Où va le pétrole ? Mystère ! Bref, on voit ces derniers mois ressurgir nombre d’incertitudes, avec sur les marchés financiers le retour d’une volatilité qu’on avait un peu oubliée.

Un tel contexte est a priori très favorable à ce qui est souvent considéré comme la valeur refuge ultime... l’or. Au moment du sauve-qui-peut général consécutif à l’effondrement de la banque Lehman, le métal précieux avait parfaitement joué ce rôle, avec un doublement sa valeur entre les niveaux de fin 2008, inférieurs à 800 dollars l’once, et septembre 2011, où il toucha brièvement les 1.900 dollars. Mais cette fois-ci, l’or réagit bien différemment. Depuis le dernier trimestre 2012, il est engagé dans une spirale baissière, même si un mince rebond a été enregistré depuis un mois, et cote à peine plus de 1.100 dollars.

Pourquoi l’or ne « fonctionne » t-il plus ? On peut identifier plusieurs raisons. Tout d’abord, il faut rappeler que l’or est coté en dollars. Plus le dollar monte, plus les acheteurs étrangers payent leur lingot cher, ce qui fait que l’évolution du prix de l’or a classiquement une corrélation négative avec le dollar. Or (sic !), depuis un an, le dollar s’est considérablement apprécié par rapport aux autres devises.

L’autre élément important à connaître concernant l’or est qu’il très lié à la conjoncture dans les pays émergents. En effet, Chine, Inde et Moyen-Orient représentent à eux seuls la moitié de la demande mondiale. Justement, une série d’événements est venue bouleverser le marché. En Inde, les chutes de pluie au premier trimestre ont fortement impacté les récoltes, pénalisant les revenus des individus dans ce pays à la population encore très rurale. Conséquence : au deuxième trimestre, la demande indienne d’or a chuté de 25% en volume (et de 30% en valeur). Du côté de la Chine, le krach boursier qui a commencé en juin, après une période de forte spéculation boursière, a peut-être contraint certains investisseurs à revendre de l’or pour assurer leurs échéances. Dans ce pays, la demande a chuté de 3% en volume et 10% en valeur au deuxième trimestre : un impact similaire à celui constaté au Moyen-Orient, une zone où la demande globale est moins importante mais où la chute de la demande a été plus sensible (-29% en valeur). Là, c’est bien évidemment la chute du pétrole qui est en cause, avec des rentrées de devises étrangères bien moindres qu’auparavant.

Pour l’heure, la demande financière ne vient pas compenser la demande physique, puisque les ETF et autres produits de type « or-papier » continuent de décollecter. Au total, sur le deuxième trimestre, on constate donc que la demande mondiale d’or (915 tonnes) est inférieure de 17% environ à la production sur la même période. On ne vous fait pas de dessin ! Peut-on espérer une inversion ? Pas si sûr ! Car l’or est traditionnellement un placement réputé pour ses vertus anti inflationnistes. Et l’inflation galopante n’est certes pas la première préoccupation du moment.

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 13:16

Annoncé le 15 avril, le projet de rapprochement entre le franco-américain Alcatel-Lucent et le finlandais Nokia se précise. L’opération, qui doit déboucher sur la création d’un leader des réseaux télécoms, avec un chiffre d’affaires combiné de 25,9 milliards d’euros sur la base des comptes 2014, avait été fraîchement accueillie par le marché, la spéculation pré-annonce se transformant rapidement en mouvement baissier sur le titre Alcatel-Lucent.

Reste que les obstacles potentiels à la fusion semblent tomber rapidement. En juin, c’est le Département américain de la Justice qui donnait son feu vert et on vient d’apprendre que la Commission européenne a donné dès le premier round son approbation sans condition. Du coup, les deux titres grimpent de concert aujourd’hui : Alcatel gagne 2,19% à 6,30 euros à la Bourse d’Helsinki, tandis qu’Alcatel-Lucent monte de 2,8% à 3,406 euros. Le titre se rapproche ainsi de sa valeur théorique selon les modalités de la fusion : 3,465 euros, soit une action Alcatel pour 0,55 Nokia. Ce faible différentiel montre que la probabilité de réalisation de l'opération apparaît très forte aux yeux du marché. Reste à savoir si ce sera une réussite financière.

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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 21:57

Au début de ce mois, ce n'était encore qu'un penny stock. Le 1er juillet, Guillemot clôturait péniblement à 87 cents. Depuis, l'action s'était affranchie du seuil de 1 euro mais les échanges restaient rachitiques, avec seulement 3.516 titres échangés le 17 juillet. Mais depuis, le spécialiste des accessoires pour jeux vidéos excite la passion du marché.En quatre séances, les échanges cumulés ont représenté plus de 2,8 millions de titres, soit environ 70% du flottant de la société contrôlé par la famille Guillemot, et le titre s'est envolé de 42,6% dans le même temps, malgré la baisse d'aujourd'hui : un brutal regain d'intérêt juste avant la publication du chiffre d'affaires semestriel ce soir.

Fuites ou pas, les investisseurs attendaient un bon chiffre et il ne peuvent pas se montrer déçus ce soir. Alors que la société communique depuis le début de l'année sur une prévision de croissance à deux chiffres en 2015 et a brillamment rempli cet objectif au premier trimestre (+38%), c'est même une progression à trois chiffres qu'elle a réussi au deuxième trimestre (+120%). Cette performance est à attribuer à la gamme d'accessoires de jeux Thrustmaster (volants, joysticks, etc), qui a généré des facturations en hausse de 164% sur le trimestre, à 11,1 millions d'euros. Le formidable rebond de cette activité s'explique à la fois par un contexte favorable (avec le lancement récent du jeux de voiture Project Cars, financé par une opération de crowdfunding de grande ampleur) et aussi par une offensive commerciale sur de nouveaux marchés (renforcement de la présence en Chine, Royaume-Uni, pays nordiques).

L'autre activité de Guillemot (Hercules : consoles pour DJ et autres périphériques audio) apparaît beaucoup moins dynamique et ne représente que 18% de l'activité au cours du semestre. La bonne nouvelle, c'est qu'elle n'est plus un boulet au pied de Guillemot puisqu'elle a retrouvé la croissance au deuxième trimestre (+11,8%) après un premier trimestre où la tendance restait très négative (-17%). L'innovation produit et la stratégie OEM (vente d'accessoires destinés à être intégrés à des offres d'autres sociétés) viennent soutenir cette inflexion.

Le communiqué de Guillemot prévoit une croissance à deux chiffres au deuxième semestre, ce qui augure d'un chiffre d'affaires annuel d'au moins 52,5 millions d'euros. En extrapolant la croissance du premier semestre (78%) sur le second, on obtiendrait plutôt 71 millions, mais la réalité se situera sans doute quelque part entre les deux. On regrettera en revanche l'absence d'indications sur la rentabilité, après quatre années consécutives de pertes. Mais avec une telle dynamique, comment ne pas espérer un retour des bénéfices ?

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 18:19

Avec un problème grec relégué au second plan pour un moment (pour ne pas dire repoussé aux calendes du même nom), les investisseurs semblent reprendre goût au risque. Pour quelques micro-capitalisations, cela se traduit par des rebonds parfois spectaculaires. C'est ainsi Intrasense qui remporte la palme de la "pépite du jour", avec une grimpette digne des plus fameux cols du Tour de France : le titre du spécialiste de l'imagerie médicale gagne ce soir 45% dans un volume phénoménal pour une société non éligible au SRD puisque près de 88% du capital a tourné aujourd'hui. Cette hausse franche et massive suit un bond de 131,5% vendredi, après l'annonce d'un financement de 1,6 millions d'euros acquis dans le cadre d'un projet de recherche. En d'autres termes, le titre a plus que triplé en deux séances. Qu'on ne se demande plus pourquoi les investisseurs particuliers sont si friands de biotechs et autres medtechs !

Dans un secteur un peu plus conventionnel, celui de l'électronique grand public, un autre titre a brillamment et bruyamment refait surface aujourd'hui. Guillemot, société fondée par la famille du même nom, également à l'origine de Gameloft et surtout UbiSoft, finit la séance à 1,35 euro (+25%), soit un plus haut depuis mars 2014. Là encore, le volume est élevé, les quelque 722.000 actions échangées aujourd'hui représentant le deuxième plus fort volume historiquement. Après la belle croissance d'activité au premier trimestre 2015 (+38%), le marché semble tabler sur une poursuite de ce retour à meilleure fortune de la société, qui doit publier jeudi son T2.

Autre sursaut, plus modeste, enregistré aujourd'hui, celui de la SSII quelque peu oubliée Union Technologies Informatique (UTI). Après avoir gagné jusqu'à 12,7% en séance, le titre n'en gagne que 4,8% en clôture dans un volume également inhabituel. Small is beautiful !

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 11:53

Le site américain Marketwatch voit cinq raisons à la rechute du pétrole. Qui dit mieux ? Le Financial Times, qui en ajoute une sixième. La raison la plus visible, celle qui fait la une, c'est bien sûr la tragi-comédie grecque qui, si son impact direct sur l'économie européenne est mince, véhicule son lot d'incertitudes et fait remonter l'aversion au risque, ce qui a tendance à favoriser le dollar, valeur refuge négativement corrélée au pétrole.

Autre facteur jouant indéniablement sur l'or noir, le ralentissement chinois : tout contrôlé qu'il soit, il se traduit par une tendance plus faible de la demande de pétrole dans un pays qui est un des principaux importateurs mondiaux. Cela est d'autant plus vrai que la brutale chute de 2014 avait donné lieu à du sur stockage opportuniste.

Troisième élément pesant sur le prix du baril : la perspective d'un accord sur le nucléaire iranien. Cela laisse entrevoir une fin de l'embargo sur le pétrole iranien avec à la clé une possible hausse de quelque 800.000 barils/jour de la production mondiale.

Il faut ajouter à cela deux autres facteurs : une production qui repart à la hausse aux Etats-Unis, alors qu'on attendait plutôt une baisse du fait des coûts d'extraction élevés du pétrole de schiste, et une OPEP qui ne joue plus le rôle de régulateur du marché, puisque sa production est au plus haut depuis août 2012 et dépasse même les objectifs fixés.

Et c'est là qu'intervient le sixième élément, cité par le FT et qu'on peut considérer comme une conséquence des cinq autres. Si le pétrole a remonté ponctuellement de plus de 50% depuis le creux de début d'année, c'est avec le soutien de hedge funds qui jouaient un retour à la moyenne. Dans le contexte actuel, ceux-ci sont sans doute en train de déboucler leurs positions, ce qu'ils ont déjà commencé à faire et ce qui pèse violemment sur les cours.

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 18:00

Le cours du groupe internet a grimpé de 8,1% aujourd'hui, à 2,27 euros, dans un volume important, notamment en fin de journée (au total plus de 300.000 titres échangés aujourd'hui). Ce retour d'intérêt sur une action quelque peu en berne ces derniers mois, après des chiffres financiers toujours décevants, n'intervient pas par hasard en cette fin de mois de juin.

Tout d'abord, le groupe va scinder en deux de manière imminente ses activités au moyen d'un spin off. A compter du 29 juin, l'activité paiement (HiPay Group) sera cotée séparément de l'activité publicitaire, c'est-à-dire que les actionnaires ayant acheté un titre HiMedia le 26 juin au plus tard se retrouveront alors titulaires de deux actions distinctes.


Cette séparation d'actifs est le dernier épisode en date de ce qu'on peut appeler une "vente par appartements" du groupe. Il y a un an, la société avait ainsi cédé son fleuron, le site jeuxvideo.com, au groupe Webedia. En effet, un pure player est plus susceptible d'attirer un prédateur qu'un groupe hybride.


Et sans doute la partie paiement suscite-t-elle quelques intérêts. On peut ainsi rapprocher la hausse du titre aujourd'hui d'une opération financière annoncée hier. Le spécialiste des terminaux de paiement Ingenico a en effet placé sur le marché une obligation de type OCEANE à échéance 2022 pour 500 millions d'euros. Certes, cette opération permet d'abaisser le coût moyen de la dette d'Ingenico et d'allonger sa maturité. Cependant, il n'y avait pas urgence : le groupe a un endettement plus que supportable et devrait afficher une trésorerie brute de 1,2 milliard d'euros à fin 2015. Largement de quoi rembourser ses prochaines échéances !


D'aucuns voient donc dans cette opération le prélude à une ou des acquisitions dans les services de paiement. C'est par exemple l'avis des analystes d'Invest Securities, qui penchent pour une acquisition en dehors d'Europe, afin d'étendre son périmètre géographique. Cependant, HiPay apparaît à certains comme une cible potentielle : même si l'activité reste centrée sur la France, la société est présente aux Etats-Unis et au Brésil et sa plateforme de paiement est capable de traiter 140 devises. On suivra donc de près le parcours d'HiPay dès le 29 juin.

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