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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 10:01

Le communiqué du groupe sur les chiffres du troisième trimestre a beau indiquer une "activité mieux orientée", on a du mal à la percevoir clairement, le chiffre d'affaires étant en recul de 11,4% sur la période, à 23,4 millions d'euros !

Un point positif est la stabilité confirmée de l'activité "confortique", qui inclut les équipements tels que portiers vidéo ou automatismes de portail. Au T3, elle progresse de 1,2% à 8,5 millions d'euros et bénéficie de bonnes perspectives de long terme, avec l'essor des produits domotiques. Mais attention, la concurrence est rude (lire à ce sujet mon article pour Yahoo finance). Cette branche confortique est aujourd'hui la première pour HF Company, mais ne représente que 36% du chiffre d'affaires total.

Pour le reste, l'activité reste soumise à de fortes variations. Le pôle digital domestique (équipements de télévision numérique notamment) affiche une baisse des ventes de 15,4%. Quant au CPL (équiments de transmission du signal internet par les fils électriques), métier où le PDG de l'entreprise affichait il y a trois ans de très fortes ambitions (lire l'interview d'Yves Bouget de février 2010 sur Newsfinance), il est tout simplement en voie de disparition, avec un chiffre d'affaires en recul de 78,6%.

Reste l'activité "haut débit", en hausse de 21,3% sur le trimestre, à 7,4 millions d'euros, qui devient le deuxième pôle le plus important, faute de concurrence. Si le rebond est net dans ce secteur, sera-t-il durable ? Rappelons que cette activité est orientée "b-to-b" et non grand public, donc que le groupe HF Company est dépendant des commandes de quelques clients importants. La société peut sans doute espérer un essor du VDSL, cette technologie intermédiaire entre l'ADSL et la fibre, plus performante que la première, moins coûteuse à mettre en place que la seconde.

 

HF Company indique privilégier la rentabilité, mais celle-ci est faible (1,2% au premier semestre). Au moins la société a-t-elle une situation financière saine, avec une trésorerie nette positive.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 14:44

Voici quelques mois que le cours de la SSII commençait à chatouiller de plus en plus près son plus haut historique. Cette fois-ci, c'est fait. En franchissant pour la première fois le cap des 10 euros en séance, Neurones vient marquer un nouveau record boursier. Ce qui est intéressant de noter (nous l'avons fait ici plusieurs fois déjà), c'est que le précédent record datait du 19 juin 2000, un moment où toutes les sociétés informatiques étaient encore au firmament, portée par la fameuse bulle internet sur le point d'éclater. Rappelons par exemple, ce 19 juin 2000, le titre Cap Gemini avait clôturé la séance à 204,80 euros, soit environ 4,6 fois sa valeur actuelle !

Habituellement, Neurones réagit peu aux publications financières, ce qui s'explique par sa notoriété boursière assez modeste et par des "guidances" qui laissent peu de place aux surprises, bonnes ou mauvaises. Mais il est vrai que les résultats semestriels publiés hier, dans un contexte où tout le monde parle de crise, sont plutôt flatteurs. Porté par la seule croissance organique de la société, le chiffre d'affaires des six premiers mois de 2013 est en hausse de 8,4%. Surtout, le bénéfice opérationnel progresse près de deux fois plus vite. A 14,8 millions d'euros, il matérialise une marge de 8,8%, contre 8,2% au S1 2012. Quant à la remontée récente des taux, si elle peut être un handicap pour des entreprises "normales", c'est presque une bénédiction pour Neurones, société riche à millions ! A dizaines de millions pour être exact. Grâce à sa trésorerie nette largement positive (de 84,7 millions d'euros au 30 juin 2013), Neurones dégage un résultat financier toujours positif en plaçant cette manne (1 million d'euros de bénéfices de ce côté au premier semestre).

 

Avec tous ses clignotants au vert, la société ne pouvait que confirmer ses objectifs annuels : un chiffre d'affaire de 335 millions et un résultat opérationnel de 28,5 à 30 millions d'euros. A 5 fois ce chiffre environ, la valorisation reste modeste et laisse la place à une nouvelle hausse. A 12 euros, le titre nous semblerait correctement valorisé.

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 17:03

Dans le secteur des services informatiques, il y a les sociétés qui font preuve d'une prudence de Sioux en matière d'acquisitions, au point de n'en faire quasiment jamais (au hasard... Neurones !) et celles qui font de ce moteur de croissance un élément essentiel de leur stratégie. Sword Group est clairement à classer dans cette deuxième catégorie, la société étant d'ailleurs coutumière des variations de périmètre, quel que soit leur sens (rachats ou cessions).

Cet été, elle a lancé une OPA sur le britannique Active Risk, éditeur d'un logiciel de gestion des risques à destination des entreprises : une opération de rachat qui vient d'être finalisée. Sword Group a d'ores et déjà chiffré les synergies de coûts générées par cette acquisition. Le retrait de la cote va occasionner des économies et surtout, Active Risk sera "allégée" des salaires des deux dirigeants ainsi que de deux directeurs de zones géographiques qui font doublon avec des salariés de Sword Group. L'impact n'est pas négligeable, puisqu'il se monte à 2 millions de livres sterling et permet de passer d'un résultat d'exploitation de -0,5 million à 1,5 million. Il est intéressant de comparer se dernier chiffre à la valorisation de l'entreprise retenue dans le cadre de l'OPA : 11,75 millions de livres.

 

 

Selon Invest Securities, l'impact de l'opération sur le résultat opérationnel de Sword devrait ainsi être de 0,6 million d'euros en 2013, puis 1,7 million en 2014. Le broker note aussi que "le management [jusqu'ici] très réservé sur l'avenir, (...) semble retrouver un optimisme soutenu", tablant désormais sur "une croissance organique bien supérieure à 5% en 2014." Ces éléments l'incite à relever son objectif de cours de 15,2 euros à 16,5 euros par titre. Cela laisse encore à l'action, qui a rebondi hier dans la foulée de la réunion semestrielle, un potentiel d'appréciation de plus de 23%.

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 10:51

Nouveau coup de mou boursier pour NRJ Group. Le titre plonge de 5% aujourd'hui, à 6,45 euros (10h50) après la publication de résultats semestriels révélant un chiffre d'affaires en hausse de 12,8%, à 213,8 millions d'euros, mais un bénéfice net en neet repli (-28,6%, à 19 millions d'euros).

Du côté des bonnes nouvelles, la comédie musicale "1789 les amants de la Bastille" contribue à la bonne santé du pôle spectacles dont les bénéfices d'exploitation ont été multiplié par quatre en un an. La radio se porte bien également et génère à elle seule un résultat d'exploitation de 22,7 millions d'euros. Enfin, la rentabilité des activités internationales est en net redressement.

Reste le pôle télévision, qui a généré un chiffre d'affaires de 41,9 millions d'euros, ce qui se trouve être le même chiffre que la division TV de NextRadioTV. Mais là où le propriétaire de BFMTV est déjà rentable, NRJ Group continue de perdre de l'argent dans la télévision : la perte s'est même creusée à 17,7 millions d'euros au premier semestre 2013, contre 2,1 millions à la même période en 2012. Cela s'explique notamment par le lancement d'une nouvelle chaîne baptisée Chérie 25, qui vient s'ajouter à NRJ 12, NRJ Hits et NRJ Paris. Des investissements tous azimuts dans le petit écran, pas encore rentables globalement ! A suivre.

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 10:11

Le marché salue ce matin les résultats semestriels d'Aufeminin.com. Peu après 10 h, le titre bondit de 5,5%, à 21,10 euros, dans un volume étoffé de plus de 28.000 titres.

Sur la première moitié de l'année 2013, le spécialiste de l'audience féminine sur le web a, il est vrai, poursuivi tranquillement sa croissance, avec un chiffre d'affaires de 29 millions d'euros (+12% par rapport à la même période de 2012). Mieux encore, le résultat opérationnel bondit de 41%, à 9,46 millions d'euros, soit une marge de 32% !

Cette meilleure rentabilité s'explique en grande partie par une progression de charges de personnels deux fois inférieure à celle du chiffre d'affaires. Elles ont même un peu diminué sur la partie "édition de sites web" de l'activité. En revanche, le groupe a réalisé des investissements humains important sur son activité de logiciel Smart AdServer, avec des coûts de personnels en hausse de près de 35% sur cette division, dont le chiffre d'affaires a progressé de 8% seulement dans le même temps. Du coup, Smart AdServer affiche au premier semestre une rentabilité opérationnelle très inférieure à l'édition de sites (12% contre 38%). Il faudra vérifier dans les semestres à venir si cet écart inhabituel se corrige, autrement dit, si la stratégie de développement porte ses fruits.

Reste que cette publication nous montre un Aufeminin.com en pleine forme, financièrement parlant, avec un bénéfice net après impôt en hausse de 39%, à 6,6 millions d'euros. La France ne représente déjà plus que 44% du chiffre d'affaires et le groupe compte accélérer sa stratégie d'internationalisation. Prochain objectif : l'Amérique. Hé oui, rien que ça !

 

Good luck.

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 11:26

cac40.pngIl y a quelques semaines, le plus célèbre indice boursier parisien a fêté son quart de siècle d'existence. Précisément, c'est le 15 juin 1988 qu'il a commencé à être calculé par la Société des Bourses Françaises (aujourd'hui fondue dans l'opérateur de marché NYSE Euronext), la base de calcul étant une valeur de 1.000 points au 31 décembre 1987. La fonction du CAC 40 ? Indiquer en continu (il est recalculé toutes les 15 secondes tout au long de la journée boursière) les variations du marché boursier parisien. Son principe ? Agréger les variations des 40 valeurs boursières les plus représentatives du marché - et non pas forcément les plus importantes par la valorisation ou le chiffre d'affaires. La sélection des quarante sociétés cotées qui intègrent l'indice est revu tous les trimestres et se fait sur la base de la capitalisation boursière des sociétés (le prix qu'il faudrait débourser pour acheter 100% du capital au cours de bourse actuel de l'entreprise), mais aussi du flottant (la part du capital effectivement susceptible d'être échangée entre investisseurs) et la liquidité (le montant des échange boursiers constatés).

Né en pleine modernisation de la Bourse

Si le CAC 40 est apparu en même temps que son homologue allemand, le DAX, ce n'est pas tout à fait par hasard. La fin des années 1980 a été marquée par une importante modernisation des marchés financiers. En France, c'est une loi de janvier 1988 qui a mis fin aux 72 charges d'agents de change qui avaient jusqu'alors le monopole des transactions boursières pour les remplacer par des sociétés de Bourse. Surtout, à partir de 1986 a été testé un système de cotation par ordinateur qui est devenu la règle et qui permet de coter les titres en continu (l'acronyme CAC signifie d'ailleurs "Cotation assistée en continu" tout en rappelant qu'il fut l'ancé par la "Compagnie des agents de change"). Auparavant, le principal système de cotation était la criée, qui voyait se réunir les opérateurs de marché hurlant leurs ordres d'achat ou de vente. Les actions s'échangeaient à peu près à la manière des poissons dans un port breton !

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 17:58

Après un premier trimestre en hausse de 6,9%, la société de services informatiques fait encore mieux au deuxième ! Sur le T2, le chiffre d'affaires a atteint 85,1 millions d'euros, soit une progression interne de 10% par rapport à la même période de 2012.

Au premier semestre, le chiffre d'affaires atteint déjà 168,5 millions d'euros, ce qui incite la société à relever les objectifs annuels annoncés en mai, lors de la publication des chiffres du T1.

Neurones table ainsi sur un chiffre d'affaires d'au moins 335 millions d'euros cette année, contre 330 millions d'euros. La société maintient son objectif d'un résultat opérationnel compris entre 8,5% et 9% du chiffre d'affaires, soit un minimum de 28,5 millions d'euros. En 2012, ce chiffre avait atteint 28,1 millions (8,9% du chiffre d'affaires).

Après cette belle annonce, le titre a refranchi à la hausse la barre des 9 euros, après avoir grimé de 4% entre mercredi et jeudi. Plus de 93.000 titres ont été échangés sur le marché au cours de ces deux séances, à comparer à une moyenne journalière de 6.800 environ. Le record historique de valorisation de 9,90 euros par action, vieux de plus de 13 ans, va-t-il enfin être dépassé ? Quoi qu'il en soit, la valorisation reste très modérée, à 4,5 fois le bénéfice d'exploitation attendu cette année (en valeur d'entreprise).

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 15:57

Qui de NextRadioTV ou de NRJ a le mieux réussi sa diversification dans la télévision ? A vrai dire, au premier semestre 2013, les deux groupes ont réalisé le même chiffre d'affaires dans la télévision, soit 41,9 millions d'euros chacun ! Mais pour NRJ, il s'agit d'une légère décroissance (-0,5%) par rapport au premier semestre 2012, alors que NextRadioTV continue d'enregistrer une nette progression de l'activité télévisuelle (+14% en un an). Surtout, la télévision est clairement devenue le premier métier de la maison-mère de BFM et BFMTV : il représente désormais près de 49% du chiffre d'affaires total, devant la radio (41%) et le digital (9%). A l'inverse, le pôle radio et événementiel reste de loin la première activité de NRJ Group (47%), la télévision ne pesant que pour 20% sans être encore rentable, alors qu'elle l'est pour NextRadioTV.

 

Au global, NRJ Group a réalisé une croissance de 12,6% de son chiffre d'affaires au premier semestre 2013 (213,8 millions d'euros), ce qui s'explique essentiellement par les 22,3 millions d'euros de facturations du pôle spectacle, qui a produit la comédie musicale "1789, les amants de la Bastille". L'activité de diffusion enregistre également une progression d'activité (+11,3%), les autres pôles étant assez stables. NextRadioTV enregistre pour sa part une croissance semestrielle de 5%, les belles performances de la télévision étant compensées par un recul de 6% du CA radio. Retraité de la cession des activités presse, le résultat net de NextRadioTV s'établit à 9,4 millions d'euros, en recul de 10%.

Invest Securities conseille l'achat du titre avec un objectif de cours de 15,8 euros. Surpris positivement par le chiffre d'affaires de NRJ, le cabinet d'analyse en recommande aussi l'achat, pour viser 7,9 euros. Un potentiel d'appréciation de 30% !

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 12:53

"Comment Bompard compte séduire les investisseurs", titrait début juin le quotidien Les Echos. Plus avec de belles paroles que des chiffres, sans doute ! Car le patron de la FNAC a fort à faire pour convaincre le marché que sa société se retrouve en Bourse pour d'autres raisons que le simple fait que son propriétaire - l'ex-PPR, devenu Kering pour faire plus "luxe" - n'en voulait plus.

 

A la rubrique "chiffres clés" du site investisseurs de l'enseigne, certes emblématique mais en perte de vitesse, on ne trouve en fait que ceux qui sont présentables. Une manière de masquer que le chiffre d'affaires a reculé de 5,6% entre 2010 et 2012, pendant que le résultat net basculait d'un bénéfice de 108 millions d'euros à une perte de 116 millions. Cruelle réalité, pourtant "clé" pour le groupe !

 

Ajoutez à cela un contexte assez délétère pour la consommation et les concurrents Virgin Megastore déjà au tapis... on comprend la réaction du marché. Jugeant les 22 euros du prix d'introduction cher payé (on parlait pourtant de 25 euros avant l'introduction), il a fait chuter le cours à 19 euros dès le premier jour de cotation, le 20 juin, la hausse du lendemain ressemblant à ce que quelques vilains financiers appelle le rebond du chat mort : une remontée avant une rechute inéluctable, pour simplifier. Effectivement, cette semaine est meurtrière pour le titre, qui vient chaque jour tester de nouveaux plus bas. Déjà 23% de perte pour les soucripteurs de l'opération d'introduction en Bourse. Et le beau graphique prévu par le service communication financière de la FNAC comparant l'évolution du cours avec celle du CAC 40, auquel la société n'aura appartenu que deux jours, pour de simples raisons techniques, est pour l'instant peu flatteuse.

 

Pouvait-il en être autrement ? Si Alexandre Bompard clame que "la FNAC se doit d'avoir toujours une longueur d'avance dans l'innovation", les faits restent têtus. La liseuse électronique du groupe, le Fnacbook, a été lancée fin 2010 et connut un tel échec qu'elle dut être remplacée en 2011 par le Kobo. La liseuse Kindle d'Amazon a été lancée en 2007 et le géant américain de la distribution en ligne est maintenant un acteur sur le marché des tablettes numériques avec le Kindle Fire. Or, c'est bien avec Amazon, Apple et Google que le petite société française est aujourd'hui en concurrence.

 

Si Alexandre Bompard considère que les magasins sont la force du groupe, la question est de savoir s'ils ne sont pas surdimensionnés. Réduire le rayon disques au profit de l'électroménager design ou des loisirs créatifs pour enfants, pourquoi pas ? Mais le groupe reste sur une corde raide, entre un passé glorieux et un avenir incertain. Quant à l'image high tech et branchée sur laquelle la FNAC et son président semblent miser, ne lui a-t-elle pas déjà échappé ? Oui, décidément, cette intro a un arrière-goût un peu triste.

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 11:00

Lorsqu'un membre du conseil d'administration d'une entreprise démissionne après moins d'un an de présence, cela peut être source d'inquiétude pour le marché, dans la mesure où cela donne parfois l'indice d'une divergence au sein des instances de direction, donc d'un possible flottement stratégique. Mais cela ne semble pas être le cas chez Sopra !

 

Vendredi soir, un communiqué de la SSII indiquait que le conseil d'administration avait pris acte de la démission d'Hélène Martel-Massignac de son poste d'administratrice, poste qu'elle occupait depuis sa nomination par l'assemblée générale de juin 2012, pour une durée de six ans. Or, ce lundi matin, le titre Sopra salue la nouvelle par une hausse de 2%, quand le CAC40 est plutôt mal orienté (-1% environ).

 

Pourquoi le marché semble-t-il se réjouir de ce départ anticipé ? Revenons tout d'abord sur ce qui avait amené Madame Martel-Massignac au conseil d'administration de Sopra... sa qualité de directeur général de la société holding Caravelle. Ladite société est depuis 2004 un actionnaire important de Sopra (17,3% du capital) et a aussi des participations dans d'autres sociétés (Naturex et Axway, notamment).

 

Hélène Martel-Massignac est arrivée à la tête de Caravelle suite au décès, en 2011, du fondateur, qui était aussi son mari, dans le crash de son avion biplace. Aujourd'hui, l'objectif de son départ prématuré du conseil d'administration de Sopra est clairement affiché : "pouvoir librement étudier les options relatives à l'évolution de la participation [de Caravelle dans Sopra]". En langage moins politiquement correct, c'est un panneau "à vendre" qui vient d'être posé sur la participation de Caravelle. De quoi sans doute réveiller l'intérêt d'un prédateur éventuel pour Sopra, société de services informatiques de taille conséquente (1,2 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2012) et à la rentabilité plutôt attrayante (7,5% de marge d'exploitation). Mais pour prendre le contrôle de Sopra, un acquéreur devra aussi convaincre les managers et fondateurs de la société, au premier rang desquels Pierre Pasquier. C'est lui qui, en tant que PDG de Sopra GMT, le holding de contrôle (28% du capital), a les clés du groupe. Est-il prêt à vendre ? Telle est la question !


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